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Pseudopolyarthrite rhizomélique

Par Carmen E. Gota, MD, Assistant Professor of Internal Medicine;Senior Staff, Department of Rheumatology, Cleveland Clinic Lerner College of Medicine at Case Western Reserve University;Orthopedic and Rheumatologic Institute, Center for Vasculitis Care and Research

La pseudopolyarthrite rhizomélique implique une inflammation de la membrane qui tapisse les articulations, ce qui entraîne d’importantes douleurs et une raideur des muscles du cou, du dos, des épaules et des hanches.

  • Sa cause est inconnue.

  • Le cou, le dos, les épaules et les hanches sont raides et douloureux.

  • Des analyses de sang et, parfois, une biopsie d’un muscle permettent aux médecins de poser le diagnostic.

  • L’état de santé de la plupart des personnes s’améliore considérablement lors de la prise de prédnisone, un corticostéroïde.

La pseudopolyarthrite rhizomélique survient chez des personnes de plus de 55 ans. Elle touche surtout les femmes. Sa cause est inconnue. La pseudopolyarthrite rhizomélique peut survenir avant, après ou en même temps que l’artérite à cellules géantes (artérite temporale) ( Artérite à cellules géantes). Certains experts pensent que les deux maladies sont des variantes d’un même processus anormal. La fréquence de la pseudopolyarthrite rhizomélique semble plus importante.

Symptômes

Ces symptômes peuvent se développer brutalement ou progressivement. Une douleur grave et une raideur apparaissent dans le cou, les épaules, le haut et le bas du dos et les hanches. La raideur et la gêne s’aggravent le matin et après des périodes d’inactivité. Elles sont parfois suffisamment graves pour empêcher les personnes de se lever de leur lit et d’effectuer des activités simples. Les personnes se sentent faibles, mais les muscles ne sont pas lésés ni affaiblis. Les personnes peuvent également présenter de la fièvre, un sentiment de malaise général ou une dépression, ainsi qu’un amaigrissement involontaire.

Certaines personnes atteintes de pseudopolyarthrite rhizomélique présentent également des signes d’artérite à cellules géantes avec risque de cécité. Une arthrite modérée peut survenir mais, si elle est grave ou s’il s’agit du symptôme principal, il y a des chances que le diagnostic soit une polyarthrite rhumatoïde ( Polyarthrite rhumatoïde (PR)).

Diagnostic

Les médecins posent le diagnostic d’après les symptômes et les résultats d’un examen clinique et d’analyses de sang, ainsi que d’après la réponse aux corticostéroïdes (la plupart des personnes atteintes de pseudopolyarthrite rhizomélique se sentent rapidement mieux après un traitement par corticostéroïdes). En général, les analyses de sang incluent les éléments suivants :

  • Vitesse de sédimentation des érythrocytes (VS), taux de protéine C réactive, ou les deux Chez les personnes atteintes de pseudopolyarthrite rhizomélique, les résultats des deux analyses sont généralement très élevés, signant une inflammation en phase active.

  • Numération hématologique : Cette analyse est effectuée pour rechercher une anémie.

  • Thyréostimuline : Cette analyse est effectuée pour écarter une hypothyroïdie, qui peut entraîner une faiblesse et parfois des douleurs au niveau des muscles des épaules et des hanches.

  • Créatine kinase : Cette analyse est effectuée pour rechercher des atteintes des tissus musculaires (myopathie), qui peuvent causer une faiblesse et des douleurs au niveau des muscles des épaules et des hanches. Si le taux de créatine kinase dans le sang est élevé, l’atteinte musculaire est probable. Chez les personnes atteintes de pseudopolyarthrite rhizomélique, il n’y a pas d’atteinte musculaire, donc le taux de créatine kinase est normal.

  • Analyses du facteur rhumatoïde et des anticorps anti-peptide cyclique citrulliné : Ces anticorps sont présents dans 80 % des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, mais pas chez les personnes atteintes de pseudopolyarthrite rhizomélique. Cette analyse permet aux médecins de faire la distinction entre les deux maladies.

Traitement

La prise d’une faible dose de prédnisone, un corticostéroïde, permet généralement une nette amélioration. Si les personnes sont également atteintes d’artérite à cellules géantes, une dose supérieure est prescrite afin de réduire le risque de cécité. Lorsque les symptômes régressent, la dose de corticoïdes est réduite progressivement jusqu’à la dose minimale efficace. Un grand nombre de personnes peut cesser de prendre de la prédnisone en moins de 1 an. Cependant, certaines personnes doivent prendre une faible dose pendant plusieurs années.

Les corticostéroïdes causent fréquemment des effets indésirables chez les personnes âgées. Voir Projection sur le vieillissement.

L’aspirine ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) permettent de soulager la douleur, mais leur efficacité est généralement moindre que celle de la prédnisone. Les personnes prennent généralement une faible dose d’aspirine tous les jours pour contribuer à prévenir les complications de l’artérite à cellules géantes, à savoir les accidents vasculaires cérébraux, les crises cardiaques ou la perte de vision.

L’artérite à cellules géantes peut se manifester au début de la pseudopolyarthrite rhizomélique ou bien plus tard, parfois même après que les personnes sont soignées pour la maladie. Par conséquent, toutes les personnes doivent informer immédiatement leur médecin en cas de céphalées, de douleurs musculaires à la mastication, de crampes ou de fatigue inhabituelles au niveau des bras ou des jambes lors d’exercices physiques ou de problèmes de vision.