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Néphrosclérose artériolaire hypertensive bénigne

Par Zhiwei Zhang, MD, Associate Professor of Medicine;Attending Nephrologist, Loma Linda University;VA Loma Linda Healthcare System

La néphrosclérose artériolaire hypertensive bénigne est une maladie rénale évolutive causée par une tension artérielle élevée (hypertension) de longue date mal maîtrisée.

  • Les personnes peuvent développer des symptômes de maladie rénale chronique tels qu’une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, des démangeaisons et de la confusion.

  • Les personnes peuvent également présenter des symptômes provenant de lésions à d’autres organes causées par l’hypertension artérielle.

  • Les médecins posent le diagnostic sur les antécédents d’hypertension artérielle des personnes ainsi que sur les résultats d’échographie et les analyses de sang.

  • Le traitement consiste à contrôler strictement la tension artérielle.

La néphrosclérose artériolaire hypertensive bénigne résulte des dommages tissulaires infligés par une hypertension de longue date (chronique) aux reins, notamment aux petits vaisseaux sanguins, aux glomérules, aux tubules rénaux et aux tissus interstitiels. En conséquence, une maladie rénale chronique évolutive se développe. L’hypertension chronique ( Hypertension artérielle) peut aussi léser le cœur, entraînant une insuffisance cardiaque. L’hypertension fait aussi augmenter le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.

La néphroangiosclérose bénigne évolue vers une maladie rénale terminale (maladie rénale chronique sévère) seulement chez une faible proportion de personnes. Toutefois, comme l’hypertension chronique et la néphrosclérose bénigne sont courantes, la néphrosclérose bénigne est l’une des causes les plus courantes de maladie rénale terminale. Elle est dénommée bénigne pour la distinguer de certains troubles plus sévères affectant les vaisseaux sanguins des reins.

Les facteurs de risque comprennent l’âge avancé, une hypertension artérielle modérée à sévère mal maîtrisée et d’autres troubles rénaux (par exemple, la néphropathie diabétique). Le risque est plus élevé chez les Noirs, mais on ne sait pas si le risque est augmenté parce que l’hypertension artérielle mal maîtrisée est plus courante chez les Noirs ou parce que ceux-ci sont plus sensibles du point de vue génétique aux lésions rénales causées par l’hypertension artérielle.

Symptômes

Des symptômes de maladie rénale chronique tels que perte d’appétit, nausées, vomissements, démangeaisons, somnolence ou confusion, perte de poids et un goût désagréable dans la bouche, peuvent se développer.

Diagnostic

Le diagnostic peut être suspecté quand des tests sanguins de routine indiquent une détérioration de la fonction rénale chez les personnes hypertendues. Les médecins posent le diagnostic lorsque l’examen clinique ou les résultats des analyses révèlent des lésions aux organes causées par l’hypertension artérielle. Ces lésions peuvent être des changements dans la rétine observée avec un ophtalmoscope ou des signes d’anomalies cardiaques détectées par électrocardiographie (ECG) ou échocardiographie.

Il convient de pratiquer des analyses d’urine pour dépister d’autres troubles susceptibles de causer une maladie rénale.

Il convient de réaliser une échographie pour exclure d’autres causes de lésions rénales. Cet examen peut révéler une réduction de la taille du rein. On pratique une biopsie rénale seulement si le diagnostic reste douteux.

Pronostic

Le pronostic dépend généralement de la maîtrise de la tension artérielle et du degré de lésions rénales. Habituellement, les lésions rénales progressent lentement. Après 5 à 10 ans, seulement 1 % à 2 % des personnes développent une dysfonction rénale significative.

Traitement

Le traitement consiste à contrôler strictement la tension artérielle. La plupart des personnes doivent prendre une combinaison de médicaments, comprenant un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II ou un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA), et éventuellement des inhibiteurs calciques, des diurétiques thiazidiques ou des bêtabloquants. La perte de poids, l’exercice physique et la restriction de sel et d’eau aident aussi à contrôler la tension artérielle. La maladie rénale chronique doit être prise en charge par une restriction de l’apport en liquide et en sel, et parfois par une dialyse.