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Neuronite vestibulaire

Par Lawrence R. Lustig, MD, Howard W. Smith Professor and Chair, Department of Otolaryngology–Head and Neck Surgery , Columbia University Medical Center and New York Presbyterian Hospital

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l’éducation des patients

La neuronite vestibulaire entraîne une crise autolimitée de vertiges, probablement due à l’inflammation de la branche vestibulaire du 8e nerf crânien; une certaine dysfonction vestibulaire peut persister.

Bien que l'étiologie ne soit pas évidente, une cause virale est suspectée.

Symptomatologie

Les symptômes de la neuronite vestibulaire comprennent une seule crise sévère de vertiges, des nausées et des vomissements et un nystagmus persistant, battant vers le côté sain, qui dure 7 à 10 jours. Le nystagmus est unidirectionnel, horizontal et spontané, avec des secousses rapides dans la direction de l'oreille saine. L'absence d'acouphènes ou de surdité concomitants est un signe distinctif de la neuronite vestibulaire et permet de la distinguer de la maladie de Ménière ou de la labyrinthite. La pathologie régresse lentement en quelques jours à quelques semaines après l'épisode initial. Certains patients gardent un déséquilibre résiduel, en particulier avec des mouvements de la tête, probablement dû à une lésion vestibulaire permanente.

Diagnostic

  • Audiologie, électronystagmographie et IRM

En cas de suspicion de neuronite vestibulaire, les patients subissent un bilan audiologique, une électronystagmographie avec épreuve calorique et une IRM de la tête rehaussée au gadolinium centrée sur les conduits auditifs internes afin d'éliminer d'autres diagnostics tels que les tumeurs de l'angle pontocérébelleux, les hémorragies ou ischémies du tronc cérébral. L'IRM peut montrer un hypersignal des nerfs vestibulaires, compatible avec une névrite inflammatoire.

Traitement

  • Soulagement des symptômes par des antiémétiques, des antihistaminiques, ou des benzodiazépines

Les symptômes de la neuronite vestibulaire sont traités symptomatiquement de la même façon que dans la maladie de Ménière, c'est-à-dire, par des anticholinergiques, des antiémétiques (p. ex., prochlorpérazine ou prométhazine 25 mg par voie rectale ou 10 mg po q 6 à 8 h) des antihistaminiques ou des benzodiazépines et un corticostéroïde en bolus IV suivi d'une diminution rapide. En cas de vomissements prolongés, un apport hydro-électrolytique IV peut être nécessaire. L'utilisation à long terme (c'est-à-dire, pendant plus de quelques semaines) de suppresseurs vestibulaires est fortement déconseillée, car ces médicaments retardent la compensation vestibulaire, en particulier chez les personnes âgées. Une rééducation vestibulaire (habituellement effectuée par un kinésithérapeute) contribue à compenser le déficit vestibulaire résiduel.

Points clés

  • Les patients présentent des vertiges sévères, des nausées et des vomissements et un nystagmus persistants vers le côté atteint, qui durent de quelques jours à quelques semaines.

  • Il n'y a pas de perte d'audition ou d'acouphènes.

  • Des examens sont effectués pour exclure d'autres troubles.

  • Le traitement vise les symptômes et comprend des anti-émétiques et des antihistaminiques ou des benzodiazépines; les corticostéroïdes peuvent également être utiles.