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Morsures d'alligator, de crocodile, d'iguane et de lézard venimeux

Par Robert A. Barish, MD, MBA, Louisiana State University Health Sciences Center at Shreveport ; Thomas Arnold, MD, Department of Emergency Medicine, LSU Health Sciences Center Shreveport

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Les lézards venimeux, les alligators et les crocodiles, et les iguanes sont d'autres reptiles pouvant causer des morsures cliniquement importantes.

Lézards venimeux

Ces lézards comprennent les suivants:

  • Monstre de Gila (Heloderma suspectum), présent dans le Sud-Ouest des USA et au Mexique

  • Lézard perlé (H. horridum) du Mexique

Leur venin complexe contient de la sérotonine, de l'arginine estérase, de l'hyaluronidase, de la phospholipase A2, et au moins ≥ 1 kallikréine salivaire, mais pas de composés neurotoxiques ni d'enzymes responsables de coagulopathie. Ces morsures sont rarement mortelles. Lorsqu'ils mordent, les lézards venimeux s'accrochent fermement et introduisent le venin dans la victime par mastication.

La symptomatologie comprend une douleur aiguë avec tuméfaction et œdème, ecchymose, lymphangite et adénopathie. Lors des envenimations légères ou graves, on note parfois des manifestations systémiques incluant asthénie, sudation, soif, céphalées et acouphènes. On observe rarement un collapsus cardiovasculaire. L'évolution clinique est semblable à celle d'une envenimation minime ou modérée par une espèce plus grande de serpents à sonnette.

Le traitement sur place consiste à libérer la victime des mâchoires du lézard en approchant une flamme du menton du lézard ou en immergeant complètement l'animal. En milieu hospitalier, le traitement est un traitement de support et comparable à celui de l’envenimation par un crotalidé; il n’existe pas de sérum antivenimeux. Avant d'être nettoyée, la plaie doit être explorée avec une petite aiguille, à la recherche de crochets entiers ou cassés. Si la plaie est profonde, une rx peut être prise pour éliminer un corps étranger une fracture osseuse. Les antibiotiques à visée prophylactique ne sont habituellement pas recommandés.

Alligators et crocodiles

Les morsures d’alligator et de crocodile sont habituellement liées à une mauvaise manipulation; rarement, des rencontres accidentelles se produisent. Les morsures ne sont pas venimeuses, entraînent souvent une infection des tissus mous à Aeromonas sp (habituellement Aeromonas hydrophila), et sont généralement traitées comme un traumatisme grave.

Les plaies doivent être irriguées et débridées; puis une fermeture primaire retardée peut être réalisée ou les blessures laissées cicatriser spontanément en 2e intention. Une couverture antibiotique optimale peut comprendre le triméthoprime/sulfaméthoxazole, une fluoroquinolone, une céphalosporine de 3e génération, un aminoside, ou leur association. De plus, le patient peut être traité préventivement par de la clindamycine et du triméthoprime/sulfaméthoxazole (de préférence) ou de la tétracycline.

Iguanes

Les morsures d'iguane et les blessures dues à leurs griffes sont de plus en plus fréquentes, car ces animaux sont de plus en plus utilisés comme animaux de compagnie. Les plaies sont superficielles et le traitement est local. L'infection des parties molles est peu fréquente, mais, si elle se produit, Salmonella est souvent en cause; l'infection peut être traitée par une fluoroquinolone. Une préoccupation secondaire mais de plus en plus importante est l'infection par Serratia marcescens, qui est généralement sensible à l'association triméthoprime/sulfaméthoxazole.