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Raies pastenagues

Par Robert A. Barish, MD, MBA, Professor of Emergency Medicine and Vice Chancellor for Health Affairs, University of Illinois at Chicago ; Thomas Arnold, MD, Professor and Chairman, Department of Emergency Medicine, LSU Health Sciences Center Shreveport

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Les raies pastenagues étaient autrefois responsables de près de 750 piqûres/an le long des côtes Nord-américaines; l’incidence actuelle est inconnue et la plupart des cas ne sont pas signalés. Le venin est contenu dans une ou plusieurs épines situées sur le dos de la queue de l'animal. Les lésions se produisent habituellement lorsqu'un baigneur imprudent, se promenant au bord de l'océan, dans une baie ou dans des eaux dormantes, marche sur une pastenague enfouie dans le sable, ce qui la pousse à bouger la queue vers le haut et vers l'avant et à envoyer ainsi son appendice caudal (ou ses épines) dorsal dans le pied ou la jambe de la victime. La protection tégumentaire entourant l'épine se rompt et le venin se répand dans les tissus de la victime.

Symptomatologie

Le symptôme principal est une douleur intense. Bien que souvent limitée au pourtour de la plaie, la douleur peut s'étendre rapidement, atteignant son intensité maximale en < 90 min; dans la plupart des cas, la douleur diminue progressivement en 6 à 48 h mais persiste parfois plusieurs jours ou semaines. Syncope, faiblesse, nausées et anxiété sont fréquentes et peuvent être dues, en partie, à la vasodilatation périphérique. Une lymphangite, des vomissements, une diarrhée, une sudation, des crampes généralisées, une douleur inguinale ou axillaire et une détresse respiratoire ont été décrits.

La plaie est habituellement anfractueuse, saigne librement et est souvent contaminée par des débris tégumentaires de l'animal. Les berges de la lésion sont souvent de coloration pâle et quelques foyers de destruction tissulaire peuvent survenir. Généralement, un peu d'œdème est présent. Les plaies ouvertes peuvent s'infecter.

Traitement

  • Irrigation et débridement

Les piqûres des membres seront lavées délicatement à l'eau de mer afin d'évacuer les débris d'appendice caudal, de tissu glandulaire ou de téguments. L'épine ne doit être retirée de suite que si elle est superficiellement enfoncée et ne pénétrant pas dans le cou, le thorax ou l'abdomen ou réalisant une blessure transfixiante d'un membre. Une hémorragie importante doit être jugulée avec une compression locale. L'immersion dans l'eau chaude, bien que recommandée par certains experts, n'a pas prouvé son efficacité pour le traitement précoce des blessures dues à une raies pastenagues.

La blessure sera réexaminée aux urgences à la recherche de restes de résidus tégumentaires, puis débridée; un anesthésique local peut être administré si besoin. Les épines intégrées sont traitées comme les autres corps étrangers. Le patient piqué au tronc doit avoir un bilan plus précis, notamment à la recherche d'une éventuelle perforation des viscères. Le traitement des manifestations systémiques est de support. La prophylaxie du tétanos sera réalisée et le membre blessé maintenu surélevé pendant plusieurs jours. Le recours aux antibiotiques et la fermeture chirurgicale des plaies sont parfois nécessaires.

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