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Contusion pulmonaire

Par Thomas G. Weiser, MD, MPH, Assistant Professor, Department of Surgery, Section of Trauma & Critical Care, Stanford University School of Medicine

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Une contusion pulmonaire est une hémorragie pulmonaire induite par un traumatisme et un œdème sans lacération.

La contusion pulmonaire est une blessure fréquente et potentiellement mortelle qui résulte d'un traumatisme thoracique fermé significatif ou pénétrant. Les patients peuvent avoir des fractures des côtes associées, un pneumothorax, ou d'autres lésions thoraciques. Les contusions plus importantes peuvent altérer l'oxygénation. Les complications tardives comprennent la pneumonie et parfois le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA).

Les symptômes comprennent une douleur (principalement en raison d'une blessure de la paroi thoracique sus-jacente) et parfois une dyspnée. La paroi thoracique est douloureuse; les autres signes cliniques sont ceux de toute autre lésion associée.

Diagnostic

  • Imagerie, typiquement rx thorax

Le diagnostic doit être suspecté lorsqu'une détresse respiratoire se développe après un traumatisme thoracique, en particulier lorsque les symptômes s'aggravent progressivement. La rx thorax est généralement effectuée, avec l'oxymétrie pulsée. Les contusions provoquent une opacification du tissu pulmonaire sur l'imagerie, mais l'opacification peut ne pas être apparente pendant 24 à 48 h parce qu'elle augmente avec le temps. La TDM est très sensible, mais n'est généralement effectuée que lorsque d'autres blessures sont également suspectées.

Les patients doivent être surveillés pour repérer une insuffisance respiratoire par des évaluations cliniques et des oxymétries pulsées en série. En cas d'hypoxémie ou de dyspnée, une capnométrie ou un dosage des gaz du sang artériel sont indiqués.

Traitement

  • Soins de support par des antalgiques et de l'O2

  • Parfois ventilation mécanique

Les analgésiques sont administrés comme nécessaire pour faciliter la respiration profonde. Une supplémentation en O2 est administrée en cas d'hypoxémie légère (Sao2 91 à 94%). Les indications habituelles de la ventilation mécanique sont une hypoxémie modérée ou sévère (habituellement Pao2 < 65 ou Sao2 < 90% en cas de respiration en air ambiant) et l'hypercapnie. Les patients qui ont une BPCO ou une maladie rénale chronique sont à risque accru de devoir subir une ventilation mécanique.