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Avortement septique

Par Antonette T. Dulay, MD, The Ohio State University College of Medicine

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L'avortement septique est une grave infection utérine pendant ou peu avant ou après, l'avortement.

Les avortements septiques résultent habituellement d’avortements provoqués sous l’effet de manœuvres intra-utérines utilisant des techniques non stériles; ils sont beaucoup plus fréquents lorsque l'avortement est illégal. L'infection est moins fréquente après un avortement spontané ( Avortement spontané).

Les micro-organismes impliqués sont Escherichia coli, Enterobacter aerogenes, Proteus vulgaris, les streptocoques hémolytiques, les staphylocoques et quelques micro-organismes anaérobies (p. ex., Clostridium perfringens). Un ou plusieurs micro-organismes peuvent être impliqués.

Symptomatologie

La symptomatologie apparaît typiquement entre 24 et 48 h après l'avortement et est semblable à celle d'une maladie pelvienne inflammatoire aiguë (p. ex., frissons, fièvre, écoulement vaginal, souvent péritonite) et souvent à celle d'un avortement imminent ou incomplet (p. ex., métrorragie, dilatation cervicale, élimination de produits de conception). Une perforation de l'utérus pendant la procédure provoque typiquement des douleurs abdominales sévères.

Un choc septique peut survenir, causant une hypothermie, de l'hypotension, une oligurie et une détresse respiratoire. Le sepsis dû à C. perfringens peut entraîner une thrombopénie, des ecchymoses et, sur le bilan d'hémostase, une hémolyse intravasculaire (p. ex., anurie, anémie, ictère, hémoglobinurie, hémosidérinurie).

Diagnostic

  • Bilan clinique

  • Cultures pour guider le choix du traitement antibiotique

  • Échographie

L'avortement septique est généralement évident cliniquement en se basant sur la découverte d'une infection aiguë chez la femme enceinte. Une échographie doit être effectuée pour éliminer la présence de produits de conception retenus comme cause possible. La perforation de l'utérus est très évidente au cours de la procédure; elle doit être suspectée lorsque les femmes ont de graves douleurs abdominales inexpliquées et une péritonite. L'échographie n'est pas informative en cas de perforation.

En cas de suspicion d'avortement septique, des hémocultures aérobies et anaérobies sont effectuées pour déterminer l'antibiothérapie. Les examens de laboratoire doivent comprendre une NFS, un bilan hépatique, des concentrations électrolytiques, la glycémie, l'urée et la créatinine. Le TQ et le TCA sont mesurés si les résultats du bilan hépatique sont anormaux ou si la femme a des saignements excessifs.

Traitement

  • Traitement antibiotique intensif (p. ex., clindamycine et gentamicine, avec ou sans ampicilline)

  • Evacuation utérine

Le traitement est un traitement antibiotique intensif, associé à une évacuation utérine dès que possible. Un protocole d’antibiothérapie typique comprend la clindamycine 900 mg IV q 8 h plus gentamicine 5 mg/kg IV 1 fois/j, avec ou sans ampicilline 2 g IV q 4 h. Sinon, une association d'ampicilline, de gentamicine et de métronidazole 500 mg IV q 8 h peut être prescrite.