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Troubles de l'excitation sexuelle

Par Rosemary Basson, MD, University of British Columbia and Vancouver Hospital

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Les troubles de l'excitation sexuelle correspondent à un manque d'excitation subjective ou de réponse génitale physique à une stimulation sexuelle, non génitale et/ou génitale.

Les troubles de l'excitation sexuelle peuvent être classés comme subjectifs, combinés ou génitaux. Toutes les définitions sont établies cliniquement, se distinguant en partie par la perception de la femme et de sa réponse génitale face à une stimulation:

  • Subjectives: dans les troubles de l’excitation sexuelle de type subjectif, l’excitation subjective en réponse à toutes sortes de stimulations sexuelles (p. ex., danse, visionnage d'une vidéo érotique, baiser, stimulation génitale) est absente ou légère, mais la femme ressent une excitation génitale normale (p. ex., congestion génitale).

  • Génitales: l’excitation subjective survient en réponse à une stimulation non génitale (p. ex., une vidéo érotique) mais non en réponse à la stimulation génitale. Les troubles de l’excitation génitale touchent généralement la femme ménopausée et sont souvent décrits comme " une mort génitale ". La lubrification vaginale et/ou la sensibilité sexuelle génitale sont réduites.

  • Associées: dans les troubles de l’excitation sexuelle combinés, l’excitation subjective en réponse à toutes sortes de stimulations sexuelles est absente ou légère et la femme signale une absence ou un trouble de l’excitation physique génitale (c.-à-d., elle ne la ressent pas).

Étiologie

Les causes peuvent être psychologiques (p. ex., la dépression, une faible estime de soi, l'anxiété, le stress, une distractibilité) et/ou physiques ( Revue générale de la fonction et des dysfonctionnements sexuels féminins : Étiologie). Une stimulation sexuelle inadéquate ou le mauvais timing de l'activité sexuelle peut également contribuer.

Un trouble de l'excitation génitale peut résulter d'un taux d'œstrogènes bas après la ménopause ou le postpartum. La réduction de la testostérone ou la dystrophie vulvaire (p. ex., sclérose lichen) liées à l'âge peuvent être contributeurs. Certaines maladies chroniques (p. ex., le diabète, la sclérose en plaques) peuvent endommager les nerfs végétatifs ou somatiques, et diminuent la congestion ou les sensations génitales.

Diagnostic

Traitement

Troubles de l'excitation subjective

Le traitement est similaire à celui du trouble du désir/intérêt sexuels (v. Désir sexuel/Trouble de l'intérêt).

Troubles de l'excitation génitale

En cas de déficit en œstrogènes, le traitement initial est la substitution œstrogénique vaginale (ou systémique si elle est indiquée pour d'autres symptômes ménopausiques). Un autre traitement expérimental est la déhydroépiandrostérone vaginale (DHEA) 13 mg le soir. Ce médicament peut augmenter la lubrification et réduire l'atrophie vulvo-vaginale en 2 semaines et améliorer la sensibilité génitale et l'orgasme en 12 semaines. Ce médicament ne semble pas augmenter la testostérone ou les œstrogènes sériques. Il augmente légèrement la DHEA sérique, mais les taux sont encore considérablement inférieurs à ceux des femmes plus jeunes.