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Injections de progestatifs contraceptifs

Par Laura Sech, , University of Southern California Keck School of Medicine ; Penina Segall-Gutierrez, MD, MSc, Keck School of Medicine, University of Southern California ; Emily Silverstein, , University of Southern California Keck School of Medicine ; Daniel R. Mishell, Jr., MD, Keck School of Medicine, University of Southern California;Women's and Children's Hospital, Los Angeles County and University of Southern California Medical Center

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L'acétate de médroxyprogestérone retard est une présentation injectable à longue durée d'action de l'acétate de médroxyprogestérone dans une suspension cristalline. Le taux de grossesse pendant la première année est de 0,2% en cas d'utilisation avec compliance parfaite et d'environ 6% en pratique (c.-à-d., retards entre les injections).

L'acétate de médroxyprogestérone retard peut être administré IM (150 mg) ou sc (104 mg) q 3 mois. Le point d'injection ne doit pas être massé car cela pourrait augmenter la vitesse d'absorption. Des taux efficaces sériques hormonaux contraceptifs sont généralement atteints avant les 24 h suivant l'injection et sont conservés pendant au moins 14 semaines, bien que les taux puissent rester efficaces jusqu'à 16 semaines. Si l'intervalle entre les injections est > 16 semaines, un test de grossesse doit être effectué pour exclure une grossesse avant d'effectuer l'injection suivante. L'acétate de médroxyprogestérone retard peut être démarré immédiatement (un protocole de démarrage rapide) si l'acétate de médroxyprogestérone retard est administré pendant les 5 à 7 premiers jours du cycle menstruel. Si elle ne démarre pas pendant ce laps de temps, une méthode contraceptive d'appoint doit être utilisée simultanément pendant 7 j. L'acétate de médroxyprogestérone retard peut également être administré immédiatement après un avortement spontané ou provoqué ou immédiatement après un accouchement, indépendamment du statut de l'allaitement maternel.

L'effet indésirable le plus fréquent de l’acétate de médroxyprogestérone retard est un cycle menstruel irrégulier. Dans les 3 mois suivant la première injection d’acétate de médroxyprogestérone retard, une aménorrhée est constatée chez près de 30% des femmes. Un autre groupe de 30% de femmes ont des pertes vaginales légères ou des hémorragies irrégulières (habituellement légères) > 11 j/mois. Malgré ces anomalies de la coagulation, une anémie ne se manifeste habituellement pas. En utilisation continue, le saignement tend à diminuer. Au bout de 2 ans, environ 70% des utilisatrices d'acétate de médroxyprogestérone retard ont une aménorrhée. L’acétate de médroxyprogestérone retard ayant une longue durée d’action, l’ovulation peut donc être retardée jusqu’à 18 mois après la dernière injection. Après le retour de l'ovulation, la fécondité est généralement rapidement rétablie.

Habituellement, la femme prend de 1,5 à 4 kg pendant la 1ère année de traitement par l'acétate de médroxyprogestérone retard et continue également à prendre du poids par la suite. On pense que les modifications de l'appétit et non du métabolisme sont en cause, on préconise donc généralement à la femme qui prend de l'acétate de médroxyprogestérone retard de limiter son apport calorique et d'augmenter ses dépenses énergétiques.

Les céphalées sont une raison fréquente d'arrêt du traitement par acétate de médroxyprogestérone retard mais leur sévérité tend à décroître avec le temps. La plupart des femmes utilisant l'acétate de médroxyprogestérone retard n'ont pas de céphalées, et les céphalées de tension et les migraines préexistantes ne sont habituellement pas aggravées.

Une détérioration modérée, réversible de la tolérance au glucose et du profil lipidique peut survenir. Bien que la densité minérale osseuse puisse diminuer lorsque les taux d'œstrogènes sont bas, il n'y a aucune preuve d'augmentation du risque de fractures, et la scintigraphie osseuse n'est pas recommandée chez les femmes qui prennent de l'acétate de médroxyprogestérone retard. L’adolescente et la jeune femme qui utilisent l’acétate de médroxyprogestérone retard, comme celles qui ne l'utilisent pas, doivent ingérer 1500 mg de Ca et 400 unités de vitamine D par jour; des suppléments doivent être pris si nécessaire.

Contrairement aux contraceptifs oraux combinés, l'acétate de médroxyprogestérone retard n'augmente pas le risque d'hypertension. Les progestatifs ne sont pas suspectés augmenter le risque de thromboembolie; cependant, certaines données suggèrent que l'utilisation de l'acétate de médroxyprogestérone retard peut doubler le risque de thromboembolie. Cependant, cette association n'est pas bien établie, et l'acétate de médroxyprogestérone retard est actuellement considéré comme sûr chez la femme qui a des contre-indications à la prise d'œstrogènes.

L'acétate de médroxyprogestérone retard ne semble pas augmenter le risque de cancer du sein, de l'ovaire ou du col de l'utérus. L'acétate de médroxyprogestérone retard réduit le risque de cancer de l'endomètre, de maladie pelvienne inflammatoire et d'anémie ferriprive. Certaines données suggèrent que l'acétate de médroxyprogestérone retard peut réduire l'incidence des crises douloureuses chez les femmes atteintes de drépanocytose.

L'acétate de médroxyprogestérone retard peut représenter une option contraceptive appropriée chez les femmes atteintes d'un trouble épileptique.

D'autres injections contraceptives sont disponibles ailleurs dans le monde.