Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Prolapsus utérin et vaginal

Par S. Gene McNeeley, MD, Clinical Professor; Chief of Gynecology, Center for Advanced Gynecology and Pelvic Health, Michigan State University, College of Osteopathic Medicine; Trinity Health

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

1 iOS Android

Le prolapsus utérin est une descente de l'utérus vers la vulve, voire son extériorisation. Le prolapsus vaginal est une descente du vagin ou du dôme vaginal après une hystérectomie. Les symptômes sont une sensation de pesanteur pelvienne ou vaginale. Le diagnostic est clinique. Le traitement comprend, la pose d'un pessaire et la cure chirurgicale.

Le prolapsus utérin est gradé en fonction de l'importance de sa descente:

  • 1er degré: jusqu'au niveau de la partie haute du vagin

  • 2e degré: jusqu'à l'orifice vaginal

  • 3e degré: le col de l'utérus est en dehors de l'orifice vaginal

  • 4e degré (parfois appelée procidence): utérus et col complètement à l'extérieur de l'orifice vaginal

Le prolapsus vaginal peut être du 2e ou du 3e degré.

Symptomatologie

Les symptômes sont généralement minimes avec un prolapsus utérin du 1er degré. Les prolapsus utérins de 2e ou de 3e degré sont souvent accompagnés d’une sensation de plénitude, de pesanteur et de chute d’organes et d’une dyspareunie. Une douleur lombaire peut se développer. Un vidage incomplet de la vessie et de la constipation sont possibles.

Le prolapsus utérin du 3e degré se présente comme une tuméfaction ou une protrusion du col ou du dôme vaginal, bien qu’une réduction spontanée puisse survenir avant la consultation. La muqueuse vaginale peut s'assécher, s'épaissir, s'associer à une inflammation chronique, secondairement s'infecter et s'ulcérer. L'ulcère peut être douloureux ou saigner et peut se présenter cliniquement comme un cancer vaginal. La protrusion du col peut également entraîner une ulcération.

Les symptômes du prolapsus vaginal sont identiques. Une cystocèle ou une rectocèle est habituellement associée.

L'incontinence urinaire est fréquente. Les organes pelviens prolabés peuvent par intermittence gêner l'écoulement de l'urine, causer une rétention urinaire, une incontinence par regorgement et masquer une incontinence d'effort. Une pollakiurie et une incontinence par impériosité peuvent accompagner un prolapsus vaginal ou utérin.

Diagnostic

  • Examen pelvien

Le diagnostic est confirmé par un examen au spéculum ou par un toucher pelvien bimanuel. Les ulcères vaginaux sont biopsiés afin d'exclure tout cancer. Une évaluation de l'incontinence urinaire associée est réalisée.

Traitement

  • Pour le prolapsus symptomatique léger, pessaires

  • Réparation chirurgicale des structures de soutien si nécessaire, habituellement elle s'accompagne d'une hystérectomie

Prolapsus utérin

Les prolapsus utérins du 1er ou du 2e degré asymptomatiques peut ne pas nécessiter de traitement. Le prolapsus symptomatique du 1er ou du 2e degré peut être traité au moyen d'un pessaire si le périnée peut structurellement en accueillir un.

Les symptômes graves ou persistants et un prolapsus des 3e et 4e degrés nécessitent une intervention chirurgicale, habituellement une hystérectomie avec chirurgie réparatrice des structures de support pelvien (colporraphie) et une suspension de la partie supérieure du vagin (suture de la partie supérieure du vagin à une structure environnante stable). Les options chirurgicales comprennent la voie vaginale (réparation vaginale) et la voie abdominale. La laparotomie ou la laparoscopie peuvent être utilisées lors d'une approche abdominale.

Dans le cas des prolapsus du 3e et du 4e degré, une approche abdominale (par laparotomie ou laparoscopie) permet d'obtenir un plus grand soutien structurel qu'une réparation vaginale et un risque plus faible de complications que la maille placée par voie vaginale. La réparation laparoscopique des prolapsus comporte moins de risques de morbidité périopératoire que la laparotomie. L'utilisation d'un filet peut réduire le risque de récidive du prolapsus après une réparation vaginale, mais les complications sont plus fréquentes. Les patientes doivent être informées du fait que tous les filets peuvent ne pas être complètement éliminés, de sorte qu'elles puissent prendre une décision éclairée.

La chirurgie est reportée jusqu'à ce que tous les ulcères soient guéris.

Prolapsus vaginal

Le prolapsus vaginal est traité de la même façon qu'un prolapsus utérin. Le vagin peut être oblitéré si les femmes ne sont pas de bonnes candidates à la chirurgie prolongée (p. ex., en cas de comorbidités graves). Les avantages de l'oblitération vaginale comprennent une courte durée de la chirurgie, avec un faible risque de morbidité péri-opératoire, et un très faible risque de récidive du prolapsus. L'incontinence urinaire nécessite un traitement simultané.

Points clés

  • Les organes pelviens prolabés peuvent par intermittence gêner l'écoulement de l'urine, causer une rétention urinaire, une incontinence par regorgement et masquer une incontinence d'effort.

  • Le prolapsus utérin du 3e degré (col hors de la vulve) peut se réduire spontanément avant que la patiente consulte.

  • Confirmer le diagnostic par un examen, mais effectuer une biopsie des ulcères vaginaux ou cervicaux pour exclure un cancer.

  • Traiter par un pessaire en cas de prolapsus du 1er ou du 2e degré et s'il est symptomatique et si le périnée peut supporter un pessaire.

  • Traiter chirurgicalement en cas de prolapsus du 3e ou du 4e degré ou si les symptômes sont sévères ou persistants.

Ressources dans cet article