Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Violence conjugale

Par Erin G. Clifton, MA, Department of Psychological Sciences, Case Western Reserve University ; Norah C. Feeny, PhD, Case Western Reserve University

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

1 iOS Android
  • La violence domestique comprend la violence physique, sexuelle, et psychologique entre partenaires intimes.

  • La victime est généralement une femme.

  • Des blessures physiques, des problèmes psychologiques, un isolement social, la perte d'un emploi, des difficultés financières, et même la mort peuvent en résulter.

  • Assurer la sécurité, p. ex., avoir un plan d'évasion, est le facteur le plus important.

La violence domestique comprend la violence physique, sexuelle, psychologique entre les sujets qui vivent ensemble, y compris les partenaires intimes, les parents et les enfants, les enfants et les grands-parents, les frères et les sœurs. Elle se produit quels que soient la culture, la race, la profession, les revenus, et l'âge. Aux États-Unis, jusqu'à 30% des mariages sont considérés comme physiquement agressifs.

Les femmes sont plus souvent victimes de violence conjugale que les hommes. Environ 95% des sujets qui consultent un médecin à la suite de violences conjugales sont des femmes et 400 à 500 000 visites de femmes aux services d'urgence chaque année sont dues à des blessures liées à des violences conjugales. Les femmes sont plus susceptibles d'être gravement agressées ou de se faire tuer par un partenaire masculin que par qui que ce soit d'autre. Chaque année aux États-Unis, environ 2 millions de femmes sont violemment battues par leur partenaire.

La violence physique est la forme la plus évidente de violence domestique. Elle peut comprendre des coups, des gifles, des coups de pied, des coups de poing, briser des os ou tirer les cheveux, pousser et tordre les bras. La victime peut être privée de nourriture ou de sommeil. Des armes, comme un pistolet ou un couteau, peuvent être utilisées pour menacer ou causer des blessures.

L'agression sexuelle est également fréquente: 33 à 50% des femmes qui sont agressées physiquement par leur partenaire le sont également sexuellement par leur partenaire. L'abus sexuel implique l'utilisation de menaces ou de la force pour contraindre au contact sexuel et il comprend les attouchements, les empoignades ou les baisers non désirés.

L'abus psychologique pourrait être encore plus fréquent que la violence physique et la précéder. L'abus psychologique implique tout comportement non physique qui mine ou rabaisse la victime ou qui permet à l'auteur de contrôler la victime. L'abus psychologique peut comprendre un langage abuseur, l'isolement social et le contrôle financier. Habituellement, l'auteur utilise un langage pour rabaisser, dégrader, humilier, intimider ou menacer la victime en privé ou en public. L'auteur peut faire en sorte que la victime pense qu'elle est folle ou la faire se sentir coupable ou responsable, lui reprochant une relation abusive. L'auteur peut également humilier la victime quant à sa performance sexuelle et/ou à son apparence physique.

L'auteur peut essayer d'isoler partiellement ou complètement la victime en contrôlant son accès à ses amis, parents et autres sujets. Le contrôle peut inclure l'interdiction de contacts directs, écrits, par téléphone ou par courriel avec d'autres personnes. L'auteur peut utiliser la jalousie pour justifier ses actions.

Souvent, l'auteur retient l'argent pour contrôler la victime. La victime peut dépendre de l'auteur pour la plupart ou la totalité de son argent. L'auteur peut maintenir le contrôle en empêchant la victime d'obtenir un emploi, en gardant des informations sur leurs finances d'elle, et en lui prenant l'argent.

Après un abus, l'auteur peut demander pardon et promettre de changer et de ne plus avoir de comportement abusif. Cependant, généralement, l'abus continue et souvent dégénère.

Effets

Une victime de violence conjugale peut être blessée physiquement. Les blessures physiques peuvent comprendre des ecchymoses, des yeux au beurre noir, des coupures, des égratignures, des fractures, des dents perdues, et des brûlures. Les blessures peuvent empêcher la victime de se rendre régulièrement au travail et lui faire perdre son emploi. Les lésions, ainsi que la violence, peuvent inhiber la victime, l'isolant de sa famille et de ses amis. La victime peut également devoir déménager souvent, ce qui représente un fardeau financier, afin d'échapper à l'agresseur. Parfois, l'auteur tue la victime.

Suite à la violence domestique, de nombreuses victimes présentent des problèmes psychologiques. Ces problèmes comprennent le trouble de stress post-traumatique, la toxicomanie, l'anxiété et la dépression. Environ 60% des femmes battues sont déprimées. Les femmes qui sont plus sévèrement battues sont plus susceptibles de développer des problèmes psychologiques. Même lorsque la maltraitance diminue, l'abus psychologique se poursuit souvent, rappelant à la femme qu'elle peut être abusée physiquement à tout moment. Pour les femmes maltraitées, la violence psychologique peut être plus néfaste que la violence physique. L'abus psychologique augmente le risque de dépression et de toxicomanie.

Prise en charge

Dans les cas de violence domestique, le facteur le plus important à envisager est la sécurité. Lors d'un incident violent, la victime doit essayer de quitter les zones où elle peut être piégée ou dans lesquelles l'auteur peut se procurer des armes, comme la cuisine. Si elle le peut, la victime doit appeler sans retard la police et quitter la maison. Les blessures de la victime doivent être traitées et documentées par des photographies. Elle doit enseigner à ses enfants à ne pas intervenir dans un combat et quand et comment demander de l'aide.

L'élaboration d'un plan de sécurité est important. Il doit comprendre de savoir où demander de l'aide, comment s'enfuir et comment trouver de l'argent. La victime doit également faire et cacher des copies de documents officiels (tels que les certificats de naissance des enfants, cartes de sécurité sociale, cartes d'assurance, et les numéros de compte bancaire). Elle doit avoir un sac de voyage prêt au cas où elle devrait s'éloigner rapidement.

Parfois, la seule solution est de quitter la relation abusive de façon permanente, parce que la violence domestique a tendance à continuer, surtout chez les hommes très agressifs. En outre, même lorsque la violence physique diminue, l'abus psychologique peut persister. La décision de partir n'est pas simple. Une fois que l'auteur sait que la victime a décidé de partir, le risque de préjudice grave et de mort pour la victime peut être à son maximum. À ce moment, la victime doit prendre des mesures supplémentaires (telle que l'obtention d'une ordonnance d'interdiction ou de protection) pour se protéger et protéger ses enfants. L'aide est disponible par le biais de refuges pour femmes battues, de groupes de soutien, des tribunaux, et d'une permanence téléphonique nationale (1-800-799-SAFE ou, par TTY, 1-800-787-3224).

Ressources dans cet article