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Chorioméningite lymphocytaire

Par Craig R. Pringle, BSc, PhD, Professor Emeritus, School of Life Sciences, University of Warwick

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La chorioméningite lymphocytaire est due à un arénavirus. Elle entraîne généralement des symptômes grippaux ou de méningite aseptique, avec parfois une éruption, une arthrite, une orchite, une parotidite ou une encéphalite. Le diagnostic repose sur l'isolement du virus, la PCR ou par immunofluorescence indirecte. Le traitement est un traitement de support.

La chorioméningite lymphocytaire est endémique chez les rongeurs. L'infection humaine résulte le plus souvent du contact avec de la poussière ou des aliments contaminés par la souris grise domestique ou le hamster, qui héberge le virus et l'excrète dans l'urine, les fèces, le sperme et les sécrétions nasales. Lorsqu'elle est transmise par la souris, la maladie est principalement observée chez l'adulte en automne et en hiver.

Symptomatologie

La période d'incubation de la chorioméningite lymphocytaire est de 1 à 2 semaines.

La plupart des patients présentent peu de symptômes, voire aucun. Certains développent une maladie semblable à la grippe. La fièvre, habituellement entre 38,5 et 40° C, est accompagnée de frissons, d'une sensation de malaise, d'une asthénie, de myalgies (en particulier lombaires), de céphalées rétro-orbitaires, de photophobie, d'anorexie, de nausées et lipothymies. Des maux de gorge et des dysesthésies sont moins fréquents.

Après 5 jours à 3 semaines, l'état des patients peut s'améliorer pendant 1 ou 2 jours. Dans de nombreux cas se produit une rechute avec fièvre, céphalées, éruptions cutanées, œdème des articulations métacarpophalangiennes et interphalangiennes proximales, signes méningés, orchite, parotidite ou alopécie.

Une méningite aseptique apparaît chez une minorité de patients. Exceptionnellement, une encéphalite franche, une paralysie ascendante, une paralysie bulbaire, une myélite transverse ou une maladie de Parkinson aiguë, peuvent se voir. Les séquelles neurologiques sont rares dans la méningite, mais se produisent chez jusqu’à 33% des patients présentant une encéphalite.

Une infection pendant la grossesse peut être responsable d'anomalies fœtales, dont l'hydrocéphalie, la choriorétinite et le handicap intellectuel. Les infections qui se produisent au cours du 1er trimestre peuvent entraîner la mort du fœtus.

Diagnostic

  • PCR, analyse du LCR, détection d'Ac et culture du virus

La chorioméningite lymphocytaire est suspectée en cas d'exposition aux rongeurs et de maladie aiguë, en particulier de méningite ou d'encéphalite aseptiques. La méningite aseptique peut entraîner une baisse modérée du taux de glucose dans le LCR, parfois à jusqu'à 15 mg/dL. Le nombre de globules blancs dans le LCR va de quelques centaines à quelques milliers de cellules, avec habituellement > 80% de lymphocytes. Habituellement pendant la première semaine de la maladie, la numération des globules blancs est entre 2000 et 3000/μL et celle des plaquettes entre 50 000 et 100 000/μL.

Le diagnostic peut être établi par

  • PCR ou par isolement du virus à partir du sang ou du LCR au cours de la phase aiguë de la maladie

  • Tests d'immunofluorescence indirecte sur des cultures cellulaires infectées par le virus, bien que ces tests soient le plus susceptibles d'être utilisés dans les laboratoires de recherche

  • Tests détectant la séroconversion par formation d'anticorps contre le virus

Traitement

  • Soins de support

Le traitement de la chorioméningite lymphocytaire est symptomatique. Les mesures nécessaires dépendent de la gravité de la maladie. En cas de développement d'une méningite aseptique, d'une encéphalite ou d'une méningo-encéphalite, les patients doivent être hospitalisés et le traitement par la ribavirine peut être envisagé.

Les médicaments anti-inflammatoires (p. ex., les corticostéroïdes) peuvent être envisagés dans certaines circonstances.

Points clés

  • Chez l'homme, la chorioméningite lymphocytaire est généralement contractée par exposition à la poussière ou par la consommation d'aliments contaminés par des excrétions de souris ou de hamster.

  • La plupart des patients présentent peu ou pas de symptômes, mais certains développent une maladie ressemblant à la grippe et quelques-uns développent une méningite aseptique.

  • Une infection pendant la grossesse peut être responsable d'anomalies fœtales; si l'infection se produit au cours du premier trimestre, le fœtus peut mourir.