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Listériose

Par Larry M. Bush, MD, Affiliate Professor of Clinical Biomedical Sciences;Affiliate Associate Professor of Medicine, Charles E. Schmidt College of Medicine, Florida Atlantic University;University of Miami-Miller School of Medicine ; Maria T. Perez, MD, Associate Pathologist, Department of Pathology and Laboratory Medicine, Wellington Regional Medical Center, West Palm Beach

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La listériose est une bactériémie, une méningite, des cérébrites, une dermatite, un syndrome oculoglandulaire, des infections intra-utérines et néonatales ou, rarement, une endocardite est due à Listeria sp. Les symptômes varient selon le système d'organes atteint. L'infection intra-utérine peut provoquer la mort du fœtus. Le diagnostic repose sur l'isolement de la bactérie en laboratoire. Le traitement comprend la pénicilline, l'ampicilline (souvent associées aux aminosides) et le triméthoprime/sulfaméthoxazole.

Listeria est un bacille Gram positif de petite taille, non acido-résistant, non encapsulé, sporulant, β-hémolytique, aérobie et anaérobie facultatif qui possède une motilité caractéristique qui ressemble à celle d'une pierre qui roule. Elles se trouvent partout dans le monde, dans l'environnement et dans l'intestin des humains, des mammifères autres que l'homme, des oiseaux, des arachnides et des crustacés. Il existe plusieurs espèces de Listeria, mais L. monocytogenes est le seul pathogène pour l'homme.

L'incidence annuelle moyenne de la listériose aux États-Unis était en 2013 de 2,6/million, et culmine en été; taux de contamination sont les plus élevés chez le nouveau-né et chez l'adulte de 60 ans.

Transmission

L. monocytogenes étant omniprésent dans l'environnement, les possibilités de contamination sont nombreuses au cours de processus de production alimentaire. Presque tous les types d'aliments peuvent héberger et transmettre L. monocytogenes, mais l'infection est habituellement contractée par ingestion de produits lactés et de légumes crus ou de viande contaminée et est favorisée par la capacité de L. monocytogenes à survivre et se développer à la température du réfrigérateur.

L'infection peut également survenir par contact direct et pendant l'abattage des animaux infectés.

Pièges à éviter

  • Listeria monocytogenes peut se reproduire à la température du réfrigérateur, les aliments réfrigérés si légèrement contaminés peuvent devenir fortement contaminés.

Facteurs de risque

L. monocytogenes se multiplie en intracellulaire, le contrôle de la listériose fait donc appel à l’immunité à médiation cellulaire; ainsi, les sujets suivants son à risque élevé:

  • Patients immunodéprimés

  • Nouveau-nés

  • Agé

Les femmes enceintes ont également un risque plus élevé de développer une listériose qui peut se disséminer ante-partum et intrapartum de la mère à l'enfant et être responsables d'un avortement ou d'une mort prématurée du nourrisson.

Listeria est une cause fréquente de méningite bactérienne néonatale.

Symptomatologie

La bactériémie listérienne primitive est rare et produit une forte fièvre sans symptomatologie de localisation. Une endocardite, une péritonite, l'ostéomyélite, une arthrite septique, une cholécystite et une péripneumonie peuvent survenir. Une gastro-entérite fébrile peut se produire après l'ingestion d'aliments contaminés. La bactériémie à Listeria pendant la grossesse peut entraîner une infection utérine, une chorioamniotite, un accouchement prématuré, une mort fœtale ou des infections néonatales.

La méningite est due à Listeria dans environ 20% des cas, chez le nouveau-né et chez les patients > 60 ans. Environ 20% des cas évoluent vers une cérébrite, soit une encéphalite diffuse, soit, rarement, une rhombencéphalite et un abcès; la rhombencéphalite se manifeste par un trouble de la conscience, des paralysies des nerfs crâniens, des signes cérébelleux, et des pertes motrices ou sensorielles.

La listériose oculoganglionnaire peut entraîner une ophtalmie et une hypertrophie ganglionnaire régionale (syndrome de Parinaud). Cela peut être dû à une contamination de la conjonctive qui, si elle n'est pas traitée, peut se compliquer de bactériémie et de méningite.

Diagnostic

  • Culture

Les infections listérioses sont diagnostiquées par la culture du sang ou du LCR. Le laboratoire doit être averti en cas de suspicion de L. monocytogenes, car ce microrganisme est facilement confondu avec les germes diphtéroïdes.

Dans toutes les listérioses, le pic d'agglutinines IgG se produit 2 à 4 semaines après le début de l'infection.

Traitement

  • Ampicilline ou pénicilline G, habituellement avec un aminoside

Le meilleur traitement de la méningite listérienne est l’ampicilline 2 g IV q 4 h. La plupart des experts recommandent d'ajouter de la gentamicine (1 mg/kg IV q 8 h) en se basant sur une synergie observée in vitro. Les céphalosporines ne sont pas efficaces. Pour le traitement de la méningite néonatale, Méningite bactérienne néonatale : Traitement antibiotique spécifique du microrganisme.

L’endocardite et la bactériémie primitive listérienne sont traitées par l’ampicilline 2 g IV q 4 h plus la gentamicine (pour la synergie) administrée pendant 6 semaines (dans l’endocardite) ou 2 semaines (dans la bactériémie) après la défervescence. La listériose oculoglandulaire et la dermatite listérienne répondent à l'érythromycine 10 mg/kg po q 6 h, à poursuivre pendant 1 semaine après la défervescence thermique. Les céphalosporines n'ont pas d'activité in vitro et ne doivent pas être employées; des échecs avec la vancomycine ont été rapportés. Triméthoprime/sulfaméthoxazole 5/25 mg/kg IV q 8 h est une autre possibilité. Le linézolide est actif in vitro, mais on manque d'expérience clinique.

Prévention

La contamination des aliments étant fréquente et L. monocytogenes pouvant se reproduire à la température du réfrigérateur, de la nourriture légèrement contaminée peut se retrouver fortement contaminée pendant la réfrigération. Ce problème est particulièrement préoccupant lorsque les aliments (p. ex., des aliments réfrigérés prêt-à-consommer) sont consommés sans cuisson supplémentaire. Ainsi, une hygiène alimentaire appropriée est importante, en particulier chez les sujets à risque (p. ex., les patients immunodéprimés, les femmes enceintes, les sujets âgés). Les personnes à risque doivent éviter de manger ce qui suit:

  • Fromages à pâte molle (p. ex., féta, brie, camembert)

  • Aliments réfrigérés prêt-à-consommer (p. ex., hot-dogs, charcuteries, pȃtés, tartinades à base de viande), sauf si elles sont chauffées à une température interne de 73,9° C ou chaudes fumantes juste avant de servir

  • Fruits/produits de la mer fumés réfrigérés (p. ex., fumés à froid, saurs, saumurés, fumés, séchés), sauf s'ils ont été cuits

  • Lait cru (non pasteurisé)

Points clés

  • L. monocytogenes est très fréquent dans l'environnement, mais ne provoque une infection que chez environ 2,6 millions de sujets/an, généralement par des produits alimentaires contaminés.

  • Les taux d'attaque sont les plus élevés chez le nouveau-né, l'adulte de 60 ans et le patient immunodéprimé.

  • Différents systèmes d'organes peuvent être affectés; une infection maternelle pendant la grossesse peut entraîner la mort du fœtus.

  • Administrer de l'ampicilline, plus généralement de la gentamicine.

  • Conseiller aux patients de prévenir la maladie en mangeant les aliments à risque de contamination rapidement et/ou de les cuisiner de manière appropriée (ou, chez les patients à haut risque, d'éviter de tels aliments).

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