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Infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) et le métapneumovirus humain

Par Mary T. Caserta, MD, University of Rochester School of Medicine and Dentistry;Golisano Children’s Hospital at Strong, University of Rochester Medical Center

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Les infections par le virus respiratoire syncytial et par le métapneumovirus humain sont la cause des affections saisonnières des voies respiratoires inférieures, en particulier chez le nourrisson et l'enfant en bas âge. La maladie peut être asymptomatique, modérée ou sévère et se manifester sous forme de bronchiolite ou de pneumonie. Bien que le diagnostic soit habituellement clinique, un diagnostic biologique est disponible. Le traitement est un traitement de support.

Le virus respiratoire syncytial est un virus à ARN classé parmi les pneumovirus. Des sous-groupes A et B ont été identifiés. Le virus respiratoire syncytial est ubiquitaire; presque tous les enfants sont infectés avant l'âge de 4 ans. Les épidémies apparaissent chaque année en hiver ou au début du printemps dans les climats tempérés. Comme la réponse immunitaire au virus respiratoire syncytial ne protège pas contre une réinfection, le taux d’attaque est de près 40% de pour toute personne exposée. Cependant, l'existence d'Ac anti-virus respiratoire syncytial limite la gravité de la maladie. Le virus respiratoire syncytial est la cause la plus fréquente de maladies des voies respiratoires inférieures chez le nourrisson et est responsable de > 50 000 hospitalisations chaque année aux USA chez l'enfant de moins de 5 ans.

L'Human metapneumovirus (hMPV) est un virus analogue mais différent. L'épidémiologie saisonnière du MPVh est similaire à celle du virus respiratoire syncytial, mais l'incidence de l'infection et de la maladie semble considérablement moins élevée.

Symptomatologie

Les maladies dues au virus respiratoire syncytial et au MPVh se manifestent de la même façon. Les syndromes cliniques les plus reconnaissables sont la bronchiolite ( Bronchiolite) et la pneumonie Revue générale des pneumonies). Ces maladies débutent typiquement par des symptômes des voies respiratoires supérieures et de la fièvre, et évoluent ensuite sur plusieurs jours en dyspnée, toux, wheezing et/ou des râles crépitants à l'auscultation du thorax. L'apnée peut être le symptôme initial de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez le nourrisson de < 6 mois. Chez l'adulte en bonne santé et l'enfant plus âgé, la maladie est habituellement modérée et peut être latente ou se manifester par un rhume banal apyrétique. Cependant, une maladie grave peut se développer dans ce qui suit:

  • Les patients qui ont < 6 mois, les personnes âgées ou immunodéprimées

  • Les patients qui ont des troubles cardio-pulmonaires sous-jacents

Diagnostic

  • Bilan clinique

  • Parfois, tests antigéniques rapides par lavage ou écouvillonnage nasal, reverse-transcription–PCR (RT-PCR), ou culture virale

Une infection par le virus respiratoire syncytial (et parfois par le MPVh) est suspectée chez le nourrisson et le jeune enfant présentant une bronchiolite ou une pneumonie pendant la saison du VRS. Comme un traitement antiviral n'est habituellement pas recommandé, un diagnostic biologique spécifique n'est pas nécessaire pour la prise en charge du patient. Un diagnostic biologique peut cependant faciliter le contrôle de l'hygiène hospitalière en permettant d'isoler les enfants infectés par un même virus. Des tests antigéniques rapides avec une sensibilité élevée pour le virus respiratoire syncytial ou d'autres virus respiratoires sont disponibles chez l’enfant; des lavages ou des écouvillonnages nasaux sont pratiqués. Ces tests sont moins sensibles chez l'adulte. Les tests diagnostiques moléculaires, tels que les tests de reverse transcriptase-PCR, ont une sensibilité améliorée et sont généralement disponibles en tant que tests simples ou multiples.

Traitement

  • Soins de support

Le traitement des infections par le virus respiratoire syncytial et au MPVh est symptomatique et comprend un apport complémentaire en O2 et une hydratation, selon les besoins ( Bronchiolite).

Les corticostéroïdes et les bronchodilatateurs ne sont généralement d'aucune utilité et ne sont actuellement pas recommandés.

Les antibiotiques sont réservés au patient fébrile, en cas d'éléments en faveur d'une pneumonie sur la rx thorax et en cas de suspicion clinique de coinfection bactérienne.

Le palivizumab (Ac monoclonaux anti-virus respiratoire syncytial [VRS]) n'est pas efficace.

La ribavirine inhalée, un antiviral actif contre le virus respiratoire syncytial, a une efficacité marginale, est potentiellement toxique pour le personnel soignant et n'est plus recommandée, sauf dans les cas d'infection chez les patients gravement immunodéprimés.

Prévention

Les précautions de contact (p. ex., le lavage des mains, des gants, l'isolement) sont importantes, en particulier dans les hôpitaux.

Une prophylaxie passive par palivizumab diminue la fréquence d'hospitalisation pour infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) des nourrissons à haut risque. Elle n'est rentable que chez les nourrissons à haut risque d'hospitalisation, dont ceux qui

  • Ont < 1 an avec une cardiopathie congénitale hémodynamiquement significative

  • Ont < 1 an avec une maladie pulmonaire chronique de la prématurité (âge gestationnel < 32 semaines et 0 j avec la nécessité d'une O2thérapie pendant au moins 28 j après la naissance)

  • Sont nés à < 29 semaines de gestation et ont < 1 an au début de la saison du virus respiratoire syncytial (VRS)

  • Ont une maladie pulmonaire chronique de la prématurité au cours de la 2e année de vie et ont reçu un traitement (corticothérapie chronique ou traitement diurétique ou nécessité de continuer l'O2-thérapie) au cours des 6 mois de la saison du virus respiratoire syncytial (VRS)

La prophylaxie peut également être envisagée pour

  • Les enfants qui sont dans leur première année de vie et qui présentent des anomalies pulmonaires anatomiques qui nuisent à la capacité de clairance efficace des voies respiratoires supérieures

  • Nourrissons présentant des troubles neuromusculaires

  • Enfants < 24 mois qui ont une immunodépression profonde

La dose de palivizumab est de 15 mg/kg IM. La 1ère dose est administrée juste avant le début habituel de la saison du virus respiratoire syncytial (VRS) (début novembre en Amérique du Nord). Des doses ultérieures sont administrées à des intervalles d'1 mois pendant toute la durée de la saison du virus respiratoire syncytial (habituellement un total de 5 doses).

Points clés

  • Le virus respiratoire syncytial (VRS) et l'hMPV causent généralement un syndrome bronchiolitique, mais une pneumonie peut survenir.

  • Le diagnostic est habituellement clinique, mais les tests, dont des tests d'Ag rapides et des tests moléculaires (p. ex., PCR), sont disponibles.

  • Administrer un traitement symptomatique; les corticostéroïdes, les bronchodilatateurs, et le palivizumab ne sont pas recommandés.

  • La ribavirine en inhalation peut être utile en cas d'infection par le virus respiratoire syncytial, mais seulement chez le patient gravement immunodéprimé.

  • Une prophylaxie passive par palivizumab juste avant la saison du virus respiratoire syncytial diminue la fréquence d'hospitalisation chez le nourrisson à haut risque.