Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Non-observance chez l'enfant

Par Cheston M. Berlin, Jr., MD, Penn State University College of Medicine

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

1 iOS Android

La non-observance des recommandations pour un médicament ( Observance du schéma posologique) peut survenir à tout âge du fait du coût; d’une administration douloureuse ou inconfortable; ou du besoin de prises fréquentes et/ou complexes. Cependant, de nombreux facteurs spécifiques contribuent à la non-observance chez l'enfant. L'enfant de < 6 ans peut avoir des difficultés à avaler les comprimés et peut refuser de prendre des médicaments qui n'ont pas bon goût. L'enfant plus âgé refuse souvent de prendre des médicaments ou de suivre des prescriptions (p. ex., insuline, dispositifs inhalés) qui l'obligent à quitter sa classe ou interrompre ses activités ou qui le font paraître différent de ses camarades. L'adolescent peut exprimer sa rébellion et affirmer son autonomie en refusant de prendre ses médicaments. Les parents ou les personnes à charge de jeunes enfants peuvent se souvenir partiellement ou ne comprendre que partiellement l'intérêt et les instructions d'administration du médicament et leurs horaires de travail peuvent les rendre indisponibles afin d'administrer à l'enfant les doses prescrites. Certains parents peuvent d'abord souhaiter essayer des traitements naturels ou des phytothérapeutiques. Certains aidants ont des revenus limités et sont contraints de les consacrer à d’autres priorités, telles que la nourriture; d'autres ont des croyances et des attitudes qui les empêchent de donner aux enfants des médicaments.

Pour minimiser la non-observance, un médecin peut effectuer les actions suivantes:

  • Vérifier si le patient ou le soignant accepte le diagnostic, le perçoit comme grave et croit que le traitement sera efficace.

  • Dissiper les malentendus et guider les patients ou le soignant vers des sources d'informations fiables.

  • Donner des instructions écrites ainsi qu'orales dans une langue que le patient ou la personne qui procure les soins peut intégrer et comprendre.

  • Faire des appels téléphoniques de suivi précoce aux familles pour répondre aux questions résiduelles.

  • Évaluer les progrès et faire des rappels au patient ou au soignant lors des consultations de suivi.

  • Examiner les emballages de médicaments lors des consultations de suivi et compter les comprimés.

  • Éduquer le patient ou le soignant sur la façon de tenir un journal quotidien de ses symptômes ou de la prise de médicaments.

Les adolescents en particulier ont besoin de sentir qu'ils surveillent leur maladie et leur traitement et doivent être encouragés à communiquer librement et à prendre autant de responsabilités que possible dans leur propre traitement. Les protocoles doivent être simplifiés (p. ex., en synchronisant plusieurs médicaments et réduisant le nombre de prises quotidiennes tout en maintenant l'efficacité) et adaptés aux emplois du temps du patient et des personnes à charge. Il faut insister sur les aspects cruciaux du traitement (p. ex., effectuer un cycle entier d'antibiothérapie). Si des modifications du mode de vie (p. ex., alimentation ou sport) sont également nécessaires, elles doivent être introduites progressivement sur plusieurs consultations et les objectifs recherchés doivent être réalistes (p. ex., perdre 1 sur 14 kg jusqu’à la visite de suivi 2 semaines plus tard). La réalisation d'un objectif doit être renforcée par des félicitations et seulement alors l'objectif suivant pourra être abordé. En cas de traitements coûteux et à long terme, une liste de programmes d’aide pharmaceutique est disponible à l'adresse www.needymeds.org.