Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Sommeil chez le nourrisson et l'enfant

Par Deborah M. Consolini, MD, Jefferson Medical College;Alfred I. duPont Hospital for Children

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

1 iOS Android

Les comportements de sommeil sont déterminés culturellement et les problèmes peuvent être définis comme des comportements qui diffèrent des habitudes ou des normes acceptées. Dans les cultures où les enfants dorment séparés de leurs parents, dans la même maison, les troubles du sommeil sont parmi les plus fréquemment observés.

La position de sommeil en position couchée est recommandée pour chaque période de sommeil pour tous les nourrissons afin de réduire le risque de mort subite du nourrisson ( Syndrome de mort subite du nourrisson). Les positions de sommeil sur le ventre ou sur le côté placent les enfants à risque élevé de syndrome de mort subite du nourrisson, en particulier pour ceux qui sont placés sur le côté et qui se retrouvent sur le ventre.

Le sommeil en lieu partagé correspond au fait que l'enfant et le parent dorment à proximité (sur la même surface ou des surfaces différentes) de manière à être en mesure de se voir, s'entendre, et/ou de se toucher. Ces moyens peuvent comprendre le partage du lit (le nourrisson dort sur la même surface que le parent) ou le partage de la chambre (l'enfant dort dans la même chambre que le parent à proximité). Le partage du lit parent-enfant est fréquent, mais controversé. Il y a souvent des raisons culturelles et personnelles pour lesquelles les parents choisissent de partager leur lit, y compris la commodité pour l'alimentation, le lien, le fait de croire que leur propre surveillance est la seule façon de garder leur enfant en toute sécurité, et le fait de croire que le partage du lit leur permet de maintenir une surveillance même en dormant. Cependant, le partage du lit a été associée à un risque accru de syndrome de mort subite du nourrisson ainsi que de blessures ou de mort infantile par suffocation, strangulation, et compression. Dormir dans la même pièce sans partage du lit permet une proximité avec l'enfant et facilite son alimentation, son réconfort et sa surveillance et est plus sûr que le partage du lit ou que le sommeil solitaire (l'enfant dormant dans une pièce séparée); cela diminue le risque de syndrome de mort subite du nourrisson. Pour ces raisons, dormir dans la même pièce sans partage du lit est l'organisation du sommeil recommandée pour les parents et les nourrissons au cours des premiers mois de vie.

Le nourrisson s'adapte habituellement à un rythme de sommeil jour-nuit vers l'âge de 4 à 6 mois. Les troubles du sommeil au-delà de ces âges prennent plusieurs formes, dont des difficultés d'endormissement le soir, de fréquents réveils nocturnes, des siestes inhabituelles durant la journée et le besoin d'être nourri ou porté pour s'endormir. Ces problèmes sont liés aux attentes parentales, au caractère et aux rythmes biologiques de l'enfant et aux interactions enfants-parents.

Les facteurs qui influencent les habitudes de sommeil varient selon l'âge. Chez le nourrisson, les schémas biologiques innés sont centraux. À 9 mois et à nouveau autour de 18 mois, les troubles du sommeil deviennent fréquents car

  • Une angoisse de séparation se développe.

  • Les enfants peuvent se déplacer de manière indépendante et maîtriser leur environnement.

  • Ils peuvent faire de longues siestes en fin d'après-midi.

  • Ils peuvent êtres surstimulés en jouant avant le coucher.

  • Les cauchemars tendent à devenir plus fréquents.

Chez l'enfant en bas âge et l'enfant plus âgé, les facteurs psychologiques et les habitudes établies prendront de l'importance. Les événements stressants (p. ex., déménagements, maladies) peuvent entraîner des troubles du sommeil aigus chez l'enfant plus âgé.

Bilan

Anamnèse

L'anamnèse est centrée sur l'environnement du sommeil de l'enfant, la régularité de l'heure et des habitudes de coucher et les attentes des parents. Une description détaillée de la journée moyenne de l'enfant peut être utile. L'anamnèse doit rechercher des facteurs de stress dans la vie de l'enfant, comme des difficultés scolaires, ainsi que des programmes de télévision perturbants et des boissons caféinées (p. ex., sodas). Des heures de coucher irrégulières, un environnement bruyant ou chaotique ou des tentatives fréquentes de l'enfant de manipuler ses parents en utilisant les habitudes de sommeil, sont le signe de la nécessité de modifier le mode de vie. Un sentiment parental d'extrême frustration indique une tension intrafamiliale ou des parents qui ont des difficultés à être cohérents et fermes.

Tenir un journal du sommeil pendant plusieurs nuits permet d'identifier les habitudes et les troubles du sommeil inhabituels (p. ex., somnambulisme, terreurs nocturnes, Problèmes de sommeil : Terreurs nocturnes et somnambulisme). Chez l'enfant plus âgé et l'adolescent, un questionnement attentif à propos de l'école, de ses amis, de son anxiété, de symptômes dépressifs, de son état mental général révèle souvent une cause aux troubles du sommeil.

Examen clinique et tests

L'examen clinique et les tests diagnostiques n'apportent généralement que peu d'informations utiles.

Traitement

Le rôle du médecin dans le traitement est de proposer des explications et des options aux parents, qui doivent introduire des changements pour amener leur enfant à reprendre des modalités et un rythme de sommeil acceptables. Les approches varient avec l'âge et le contexte. Le nourrisson est souvent rassuré par le portage, le bruit environnant et le mouvement. Cependant, toujours bercer le nourrisson pour l'endormir ne lui permet pas d'apprendre à s'endormir seul, ce qui constitue une étape importante de son développement. Pour éviter de bercer l’enfant, le parent peut s’asseoir calmement à côté du berceau jusqu’à ce que le nourrisson s’endorme; l’enfant apprend finalement à être réconforté et à s'endormir sans être porté. Tous les enfants se réveillent pendant la nuit, mais les enfants qui ont appris à s'endormir tout seuls retrouvent habituellement d'eux-mêmes le sommeil. Lorsqu'un enfant a des difficultés à se rendormir, les parents peuvent vérifier que l'enfant va bien pour se rassurer et le rassurer, mais ils doivent permettre à l'enfant de se rendormir tout seul.

Chez l'enfant plus âgé, une période de détente avec des activités tranquilles, telles que la lecture au moment du coucher, favorise l'endormissement. L'heure du coucher est importante, et un rituel constant est utile pour les jeunes enfants. Demander à un enfant ayant acquis complètement le langage de récapituler les événements de la journée fait souvent disparaître cauchemars et réveils nocturnes. Encourager l'exercice physique durant la journée, éviter les programmes de télévision et les films effrayants, refuser que le coucher devienne un élément de manipulation, permet également d'éviter les troubles du sommeil.

Si des événements stressants sont en cause, rassurer et encourager l'enfant sont deux actions toujours efficaces en fin de compte. Permettre à l'enfant de dormir dans le lit de ses parents dans de telles situations ne fait presque toujours que prolonger le problème au lieu de le résoudre.