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Chrome

Par Ara DerMarderosian, PhD, Professor Emeritus of Biology and Pharmacognosy, University of the Sciences

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Le chrome, un oligo-élément, potentialise l'action de l'insuline. Les sources alimentaires qui en contiennent suffisamment sont les carottes, les pommes de terre, le brocoli, les céréales entières et la mélasse. Le picolinate, un métabolite du tryptophane, qui est associé au chrome dans les suppléments, est censé aider le corps à absorber le chrome de manière plus efficace. Le dinicocystéinate de chrome est un supplément plus récent contenant un complexe de chrome trivalent avec de la L-cystéïne et de la niacine.

Indications

On pense que le picolinate de chrome pourrait favoriser la perte de poids, augmenter la masse musculaire, réduire la masse grasse, faire baisser les taux de cholestérol et de triglycérides et stimuler la sécrétion d'insuline. Bien que la carence en chrome diminue la fonction insulinique il n'y a que peu de preuve que la supplémentation améliore le diabète, ni de preuve de bénéfices sur la composition corporelle ou les lipides.

Preuves

Le rôle des suppléments en chrome est controversé et les données cliniques sont contradictoires. Une méta-analyse de 2002 a évalué 20 essais cliniques randomisés et a conclu que les données n'indiquaient aucun effet du chrome sur les taux de glucose ou d'insuline chez les patients non diabétiques; les résultats ne se sont pas avérés concluants chez les diabétiques (1). Cependant, en 2013, une méta-analyse des données provenant d'un groupe distinct de 20 essais cliniques randomisés a indiqué que la supplémentation chez les personnes en surpoids ou obèses avait permis des pertes de poids statistiquement importantes (2). Les auteurs supposent que l'effet est faible et ils ne sont pas certains de la pertinence clinique, ce qui suggère que de nouvelles études à long terme sont justifiées.

Des essais cliniques randomisés contrôlés sont nécessaires pour déterminer si le chrome pourrait avoir une influence sur le diabète, le métabolisme des lipides ou la perte de poids. Ces études doivent contrôler ou être ajustées au statut de base du chrome et à la forme du chrome utilisé et être effectuées dans des populations à risque bien définies chez lesquelles l'apport alimentaire est surveillé.

Effets indésirables

Plusieurs études ont montré que des doses quotidiennes de chrome allant jusqu'à 1000 mcg étaient sans danger. D'après certaines preuves in vitro, le picolinate de chrome pourrait endommager les chromosomes et serait susceptible de provoquer des cancers. Cependant, aucune étude clinique n'a montré d'association. Certaines formes de chrome sont susceptibles de causer des irritations et des ulcérations gastro-intestinales. Des cas isolés d'altération de la fonction rénale et hépatique ont été rapportés; ainsi, les personnes atteintes de troubles rénaux ou hépatiques pré-existants doivent éviter la supplémentation. Les suppléments de chrome perturbent l'absorption du fer.

Interactions pharmacologiques

Aucune n'est bien documentée.

Références chrome