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Huile de poisson

Par Ara DerMarderosian, PhD, Professor Emeritus of Biology and Pharmacognosy, University of the Sciences

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L'huile de poisson peut être consommé en mangeant du poisson, extrait directement ou on peut le concentrer pour formuler des gélules. Les composants actifs sont les acides gras ω-3 (acide eicosapentaénoïque [EPA] et acide docosahexaénoique [DHA]). Récemment, des souches de levure modifiées génétiquement et capables de produire naturellement des quantités importantes de ces huiles ont été produites et fournissent une autre source (1). Les régimes alimentaires occidentaux sont habituellement faibles en acides gras ω-3. (D'autres sources alimentaires d'acides gras oméga-3 qui ne sont pas les poissons sont les noix et l'huile de graines de lin.)

Indications

On utilise l'huile de poisson pour prévenir et traiter l'artériosclérose cardiovasculaire, en particulier car elle diminue les taux de triglycérides. On ne connaît pas les mécanismes, qui sont probablement nombreux. On suspecte des effets bénéfiques, mais non encore prouvés, comme prévention primaire des maladies cardiovasculaires athéroscléreuses, abaissement du taux de cholestérol, traitement de la polyarthrite rhumatoïde, réduction de la pression artérielle, et prévention de la néphrotoxicité de la cyclosporine.

Preuves

Les études solides indiquent que l'administration d'EPA/DHA (EPA plus DHA en diverses associations) 800 à 1500 mg/jour réduirait le risque d'infarctus du myocarde et de mort par troubles du rythme cardiaque en cas de coronaropathie préexistante et de traitement par des médicaments conventionnels (2). L'EPA/DHA réduit également les triglycérides d'une manière dose-dépendante (p. ex., 25 à 40% avec l'EPA/DHA 4 g/jour) et abaisse légèrement la pression artérielle (2 à 4 mmHg avec l'EPA/DHA > 3 g/jour).

Effets indésirables

Des éructations qui ont une odeur de poisson, des nausées et une diarrhée peuvent être observées. Les risques d'hémorragie augmentent en cas de prise d'EPA/DHA > 3 g/jour. Les examens de laboratoire ne confirment pas les préoccupations quant à une contamination par le mercure. Malgré tout, les femmes enceintes ou qui allaitent ne doivent pas recevoir de suppléments d'acides gras ω-3 extraits de poissons et doivent limiter leur consommation de certains types et quantités de poissons du fait du risque potentiel de contamination mercurielle.

Interactions pharmacologiques

L'huile de poisson est contre-indiquée chez les patients sous antihypertenseurs car elle peut réduire la tension artérielle plus que souhaité physiologiquement. L'ingestion d'huile de poisson peut augmenter l'effet anticoagulant de la warfarine, les patients prenant de la warfarine doivent donc éviter l'huile de poisson (3).

Références huile de poisson

  • Xue Z, Sharpe PL, Hong SP, et al. Production of omega-3 eicosapentaenoic acid by metabolic engineering of Yarrowia lipolytica. Nat Biotechnol 31(8):734-740, 2013.

  • Agency for Healthcare Research and Quality. Report Effects of Omega-3 Fatty Acids on Lipids and Glycemic Control in Type II Diabetes and the Metabolic Syndrome and on Inflammatory Bowel Disease, Rheumatoid Arthritis, Renal Disease, Systemic Lupus Erythematosus, and Osteoporosis. AHRQ Publication No. 04-E012-1; 2004.

  • Buckley MS, Goff AD, Knapp WE. Interaction de l'huile de poisson avec la warfarine. Ann Pharmacother 38(1):50-52, 2004.