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Test de la table basculante

Par Michael J. Shea, MD, University of Michigan Health Systems

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l’éducation des patients

Le test de la table basculante est proposé en cas de syncope chez un patient jeune apparemment en bonne santé ou lorsque les examens cardiaques et autres n'ont pas permis de diagnostic, chez le patient âgé. Le test de la table basculante entraîne une stagnation veineuse maximale dans les membres inférieurs qui peut déclencher une syncope vasovagale (neurocardiogénique) et reproduire une symptomatologie accompagnatrice (nausées, lipothymies, pâleur, hypotension, bradycardie).

À jeun depuis la veille, le patient est placé sur la table motorisée avec un repose-pieds à une extrémité et maintenu dans cette position par une sangle; une perfusion IV est mise en place. Après une phase de position couchée de 15 min, la table est inclinée presque verticale à 60 à 80° pendant 45 min. Si les symptômes vasovagaux se déclenchent, la syncope vasovagale est confirmée. Dans le cas contraire, un médicament (p. ex., l'isoprotérénol) peut être administré pour les induire. La sensibilité varie de 30 à 80% selon le protocole utilisé. Le taux de faux positifs varie de 10 à 15%.

Souvent, dans la syncope vasovagale, la fréquence cardiaque et la PA diminuent. Certains patients ne présentent qu’une diminution de la fréquence cardiaque (cardioinhibition); d’autres n’ont qu’une diminution de la PA (vasodépression). D'autres réponses possibles sont une diminution progressive de la PA systolique et diastolique avec peu de modification de la fréquence cardiaque (mode dysautonomique), une augmentation importante de la fréquence cardiaque (> 30 bpm) avec peu de modification de la PA (syndrome de tachycardie orthostatique posturale) ou bien une syncope sans modifications hémodynamiques (syncope d'origine psychogène).

Les contre-indications relatives comprennent les sténoses aortiques ou mitrales sévères, la cardiomyopathie hypertrophique et les coronaropathies graves. L'isoprotérénol ne doit pas être prescrit en cas de cardiomyopathie hypertrophique ou de coronaropathie sévère.