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Ablation par radiofréquence pour arythmie cardiaque

Par L. Brent Mitchell, MD, Professor of Medicine, Department of Cardiac Services, Libin Cardiovascular Institute of Alberta, University of Calgary

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Le besoin de traiter des troubles du rythme dépend des symptômes et de la gravité de ces troubles du rythme. Le traitement cible les causes. Si nécessaire, un traitement antiarythmique, dont des médicaments antiarhythmiques, une cardioversion-défibrillation, un cardioverteur-défibrillateur implantable, un stimulateur cardiaque (et une forme particulière de stimulation cardiaque, le traitement de resynchronisation cardiaque) ou une association de ces différentes options est parfois nécessaire.

Si une tachyarythmie dépend d’une voie anormale spécifique ou d’un foyer ectopique automatique, le site en question peut être ablaté au moyen d’un cathéter d’électrophysiologie pourvu d’une électrode distale qui délivre une énergie électrique de bas voltage et de haute fréquence (300 à 750 MHz), appliquée par cathéter. Cette énergie brûle et nécrose une région de < 1 cm de diamètre jusqu'à 1 cm de profondeur. Avant que l'énergie soit appliquée, le ou les sites cibles doivent être étudiés ou cartographiés par un bilan électrophysiologique.

Le taux de succès de l'ablation est > 90% pour les tachycardies supraventriculaires par réentrée (via le nœud auriculoventriculaire ou une voie accessoire), les tachycardies auriculaires focales, le flutter et les tachycardies ventriculaires idiopathiques (chambre de chasse du ventricule droit, septale gauche ou par réentrée de branche à branche). La fibrillation auriculaire provenant souvent de ou entretenue par un foyer arythmogène situé au niveau des veines pulmonaires, cette source peut être isolée de façon électrique par des ablations directes au niveau de la jonction veine pulmonaire–oreillette gauche ou au niveau de l'oreillette gauche. En cas de fibrillation auriculaire réfractaire au traitement médical et avec des fréquences ventriculaires rapides, une autre option consiste, en l'ablation du nœud auriculoventriculaire après implantation d'un stimulateur cardiaque permanent. L'ablation par radiofréquence est parfois efficace en cas de tachycardie ventriculaire réfractaire aux médicaments, en particulier en cas de cardiopathie ischémique.

L’ablation par radiofréquence est sûre; la mortalité est < 1/2000. Les complications potentielles sont les lésions valvulaires, une sténose ou une occlusion veineuse pulmonaire (dans le cas du traitement de la fibrillation auriculaire), un accident vasculaire cérébral ou une autre embolie, une perforation cardiaque, une tamponnade (1%) et l’ablation accidentelle du nœud auriculoventriculaire.