Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Fibrillation auriculaire et syndrome de Wolff-Parkinson-White

Par L. Brent Mitchell, MD, Libin Cardiovascular Institute of Alberta

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

La fibrillation auriculaire est une urgence médicale en cas de conduction antérograde rapide par une voie accessoire dans le cadre d'un syndrome de Wolff-Parkinson-White.

Dans le cas de syndrome de Wolff-Parkinson-White avéré, la conduction antérograde se produit sur la voie accessoire. Si une fibrillation auriculaire se produit, l'effet limiteur de fréquence de la conduction nodale auriculoventriculaire est dépassée par la conduction dans la voie accessoire et des fréquences ventriculaires extrêmement rapides en résultent (parfois 200 à 240 bpm) peuvent déclencher une fibrillation-ventriculaire (v. Fibrillation auriculaire dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White) et une mort subite. Le patient présentant un syndrome de Wolff-Parkinson-White avec voie accessoire cachée est à l'abri de cette complication car dans son cas, la conduction antérograde par la voie accessoire n'est pas fonctionnelle.

Pièges à éviter

  • Ne pas administrer de digoxine ou d'inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques (p. ex., vérapamil, diltiazem) au patient présentant une fibrillation auriculaire et un syndrome de Wolff-Parkinson-White car ces médicaments peuvent déclencher une fibrillation ventriculaire.

Fibrillation auriculaire dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White

La réponse ventriculaire est très rapide (intervalles RR au minimum de 160 ms). Peu de temps après, la fibrillation ventriculaire se développe (bande de tracé ECG continu en DII).

Le traitement de choix est la cardioversion électrique externe. Les médicaments habituellement utilisés pour ralentir la fibrillation auriculaire sont peu efficaces, la digoxine et les inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques (p. ex., vérapamil, diltiazem) sont contre-indiqués car ils peuvent augmenter la fréquence ventriculaire et déclencher une fibrillation ventriculaire. Lorsqu'une cardioversion est impossible, les médicaments qui prolongent la période réfractaire de la voie accessoire doivent être utilisés. Le procaïnamide ou l'amiodarone IV sont préférés, mais tous les antiarythmiques de la classe Ia, Ic ou III peuvent être utilisés.

Ressources dans cet article