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Lichen simplex chronique

(Névrodermite)

Par Karen McKoy, MD, MPH, Lahey Clinic Medical Center

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l’éducation des patients

Le lichen simplex chronique (névrodermite) est un eczéma causé par le grattage répété; par plusieurs mécanismes, le grattage chronique entraîne un prurit, ce qui crée un cercle vicieux. Le diagnostic repose sur l'examen clinique. Le traitement passe par l'éducation et des techniques comportementales pour éviter le grattage, les corticostéroïdes et les antihistaminiques.

Étiologie

Le lichen simplex chronique est un épaississement de la peau avec desquamation variable secondaire au grattage ou aux frottements répétitifs. Le lichen simplex chronique (névrodermite) est un eczéma provoqué par un grattage répété. Un prurit perçu dans une zone spécifique de la peau (avec ou sans pathologie sous-jacente) provoque des frictions et des traumatismes mécaniques répétés, résultant en une lichénification secondaire et un prurit. Le lichen simplex chronique apparaît fréquemment chez les personnes souffrant de pathologies anxieuses et de stress émotionnel non spécifique ainsi que chez des patients qui ont d'autres dermatoses chroniques.

Physiopathologie

La physiopathologie est inconnue mais peut impliquer des modifications dans la façon dont le système nerveux perçoit et traite les sensations de prurit. La peau qui tend à l'eczéma (p. ex., dermatite atopique) est plus encline à lichénification.

Symptomatologie

Le lichen simplex chronique est caractérisé par des plaques prurigineuses, sèches, squameuses, hyperpigmentées et lichénifiées de forme irrégulière, ovale ou angulaire. Il affecte des sites facilement atteignables, le plus souvent les jambes, les bras, le cou et la partie supérieure du tronc et la région anale.

Diagnostic

  • Bilan clinique

Le diagnostic repose sur l'examen clinique. Une plaque pleinement développée comporte une zone périphérique de papules discrètes de teinte brunâtre et une zone centrale de papules confluentes recouvertes de squames. Les diagnostics différentiels comprennent la teigne du corps, le lichen plan, et le psoriasis; le lichen simplex chronique peut être distingué de ces affections par l’emploi d'hydroxyde de potassium sur support humide et par la biopsie.

Traitement

  • Déterminants psychologiques et comportementaux

  • Corticostéroïdes (le plus souvent topique mais parfois intralésionnelle)

  • Antihistaminiques

Le traitement initial consiste à informer le patient sur les effets du grattage et du frottement. Le traitement secondaire consiste en des corticostéroïdes topiques (p. ex., acétonide de triamcinolone, fluocinonide); un pansement chirurgical imprégné de flurandrénolide (appliqué le matin et renouvelé le soir) est parfois plus efficace, car l’occlusion évite le grattage. De petites surfaces cutanées peuvent être localement infiltrées (injections intralésionnelles) avec un corticostéroïde à longue durée d'action, tel que l'acétonide de triamcinolone à la concentration de 2,5 mg/mL (obtenue par dilution dans du sérum physiologique) 0,3 mL/cm2 de lésion; le traitement peut être répété q 3 à 4 semaines. Les antihistaminiques anti-H1 po peuvent être utiles. Des émollients peuvent également être utiles. Une crème topique à la capsaïcine peut également être utile, mais les sensations de brûlure initiales peuvent rendre cette thérapie inacceptable.

Points clés

  • Le grattage chronique provoque un prurit supplémentaire, créant un cercle vicieux.

  • Des plaques prurigineuses et sèches, desquamantes, hyperpigmentées lichénifiées ont des formes irrégulières, ovales ou angulaires sur les jambes, les bras, le cou et le haut du tronc et parfois la région ano-génitale.

  • Le diagnostic est clinique, mais le montage sur support humide à l'hydroxyde de potassium et la biopsie peuvent être utiles pour poser un diagnostic différentiel.

  • Les patients doivent être informés de l'existence d'un cercle vicieux, le grattage/prurit; les corticostéroïdes et les antihistaminiques topiques permettent de contrôler le prurit.

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