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Pelade (alopécie en plaques)

Par Wendy S. Levinbook, MD, Private Practice, Hartford Dermatology Associates

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(Voir aussi Alopécie.)

La pelade correspond généralement une perte brutale non cicatricielle de cheveux ou de poils en zones circonscrites chez des sujets ne présentant aucun trouble cutané ou systémique.

Le cuir chevelu et la barbe sont les zones le plus souvent atteintes, mais toute zone pileuse peut être concernée. La perte des poils peut toucher des zones étendues ou tout le corps (alopécie universelle). La pelade est considérée comme une maladie auto-immune touchant des personnes génétiquement susceptibles et exposées à des facteurs environnementaux déclenchant mal définis, tels qu'une infection ou un stress émotionnel. Elle coexiste parfois avec un vitiligo auto-immun ou une thyroïdite.

Diagnostic

  • Examen

Le diagnostic repose sur l'inspection. La pelade se manifeste généralement par des plaques alopéciques circulaires bien circonscrites, avec en périphérie des cheveux courts et cassés, qui ressemblent à des points d'exclamation. Les ongles sont parfois grésés ou manifestent une trachyonychie, une rugosité, également observée dans le lichen plan.

Le diagnostic différentiel comprend la teigne du cuir chevelu, la trichotillomanie, l'alopécie de traction, le lupus et la syphilis secondaire. Si les signes sont équivoques, d'autres tests peuvent être effectués tels qu'une préparation au KOH, une culture des champignons, un dépistage de la syphilis ou une biopsie. En cas de signes cliniques en faveur de maladies auto-immunes associées (en particulier maladie de la thyroïde) des examens sont effectués pour rechercher ces dernières.

Traitement

  • Corticostéroïdes

  • Parfois, anthraline en topique et/ou minoxidil

Si un traitement est envisagé, les infiltrations intralésionnelles de corticostéroïdes sont le traitement de choix chez l'adulte. L'acétonide de triamcinolone en suspension (en doses de 0,1 mL à 3 mL à des concentrations de 2,5 à 5 mg/mL q 4 à 8 semaines) peut être injecté par voie intradermique si les lésions sont petites. Les corticostéroïdes topiques puissants (p. ex., clobeétasol propionate 0,05% mousse, gel, ou pommade bid pendant environ 4 semaines) peuvent être utilisés; cependant, souvent, ils ne pénètrent pas en profondeur dans le bulbe du poil où se déroule le processus inflammatoire. Les corticostéroïdes oraux sont efficaces, mais la perte des cheveux peut souvent récidiver après l'arrêt du traitement et des effets indésirables limitent leur utilisation.

L’anthraline topique en crème (à 0,5 à 1% appliquée pendant 10 à 20 min quotidiennement, puis rincée; temps de contact titré en fonction de la tolérance jusqu’à 1 h/jour), peut être utilisée pour stimuler une réaction d'irritation modérée. Le minoxidil en solution à 5% peut être utile comme adjuvant d'un traitement corticoïde ou par l'anthraline.

L'induction d'une dermatite allergique de contact utilisant du diphénylcyclopropenone ou le dibutyl ester de l'acide squarique (immunothérapie topique) induit une croissance capillaire par un mécanisme inconnu, mais cette intervention doit être réservée aux patients atteints de formes diffuses et réfractaires aux autres thérapies.

La pelade peut régresser spontanément, devenir chronique ou se disséminer. Les facteurs de risque de passage à la chronicité sont la dissémination, le début avant l'adolescence, le terrain atopique, l'atteinte de la périphérie de la région temporale et occipitale du cuir chevelu (ophiase).

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