Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Tumeurs urétrales malignes

Par Viraj A. Master, MD, PhD, Winship Cancer Institute, Emory University

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

Le cancer urétral est rare et est observé dans les deux sexes; il peut s’agir d’un carcinome épidermoïde ou urothélial ou, parfois, d'un adénocarcinome.

La plupart des patients sont âgés de 50 ans. Certaines souches de papillomavirus humains ont été impliquées dans certains cas. Les tumeurs urétrales envahissent les structures adjacentes tôt et tendent donc à être observées à un stade avancé. Les ganglions inguinaux externes ou les ganglions pelviens (obturateurs) sont habituellement le premier siège des métastases.

Symptomatologie

La plupart des femmes présentent initialement une hématurie et des symptômes d'obstruction ou une rétention d'urines. La plupart ont des antécédents de pollakiurie ou de syndrome urétral (hypersensibilité des muscles du plancher pelvien). La plupart des hommes présentent initialement des symptômes de rétrécissement de l’urètre; seuls quelques-uns ont une hématurie ou un écoulement sanglant. Parfois, si la tumeur est évoluée, on peut percevoir une masse.

Diagnostic

Le diagnostic est suggéré cliniquement et confirmé par l'urétrocystoscopie. Une biopsie peut être nécessaire afin de déterminer s'il s'agit d'un carcinome urétral, d'un prolapsus ou d'un caroncule. La TDM ou l'IRM sont utilisées pour la définition du stade.

Pronostic

Le pronostic dépend de la topographie précise dans l'urètre et de l'extension de la tumeur, particulièrement de son extension en profondeur. La survie à 5 ans est > 60% en cas de tumeurs distales et de 10 à 20% en cas de tumeurs proximales. Le taux de récidive est > 50%.

Traitement

  • Habituellement, exérèse ou ablation

Pour les tumeurs distales de l'urètre antérieur superficielles ou peu invasives, le traitement repose sur la radiothérapie (interstitielle ou une association de radiothérapies interstitielle et externe), l'exérèse à ciel ouvert, l'électrocoagulation-fulguration ou le laser. Les tumeurs antérieures plus étendues et plus profondément invasives et les tumeurs proximales de l'urètre postérieur nécessitent une polythérapie faite d'une chirurgie d'exérèse et d'une dérivation urinaire, habituellement associée à la radiothérapie. La chirurgie comprend un curage ganglionnaire bilatéral, pelvien et parfois inguinal, souvent avec ablation d'une partie de la symphyse pubienne et des branches pubiennes inférieures. L'efficacité de la chimiothérapie, qui est parfois utilisée, n'a pas été établie.