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Revue générale du fonctionnement sexuel masculin

Par Irvin H. Hirsch, MD, Thomas Jefferson University

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Le fonctionnement sexuel masculin comporte 4 dimensions

  • Libido

  • Erection

  • Ejaculation

  • Orgasme

La dysfonction sexuelle masculine se caractérise comme étant un trouble de l'une de ces dimensions. Ce trouble affecte l'intérêt ou la capacité à participer à des relations sexuelles. Plusieurs médicaments ainsi que de nombreux troubles physiques et psychologiques perturbent la fonction sexuelle.

Libido

La libido est la composante consciente de la fonction sexuelle. La diminution de la libido se manifeste par un manque d'intérêt sexuel ou une diminution de la fréquence et l'intensité des pensées sexuelles, qu'elles soient spontanées ou qu'elles répondent à des stimuli érotiques. La libido est sensible aux taux de testostérone ainsi qu'à l'alimentation, à l'état général et à certains médicaments. Les maladies particulièrement susceptibles de diminuer la libido comprennent l'hypogonadisme ( Hypogonadisme masculin), l'insuffisance rénale et la dépression. Les médicaments qui peuvent affecter la libido comprennent les antagonistes partiels des récepteurs des androgènes tels que la spironolactone ou la cimétidine et pratiquement tous les médicaments qui agissent sur le SNC, tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, les antidépresseurs tricycliques et les antipsychotiques. La baisse de la libido due aux inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou aux antidépresseurs tricycliques peut être parfois réversible avec l'adjonction de bupropion ou de trazodone.

Erection

L'érection apparaît suite à un processus neuropsychologique complexe. Un signal du cortex supérieur et un arc réflexe parasympathique passant par les nerfs sacrés se combinent pour provoquer l'érection. Le signal nerveux chemine le long des nerfs honteux internes, qui traversent la face postérolatérale de la prostate. Se terminant au niveau du pénis, ces nerfs non adrénergiques et non cholinergiques activent l'oxyde nitrique synthétase, produisant de l'oxyde d'azote, qui relâche les muscles lisses bordant les espaces sinusoïdes qui existent entre les artérioles et les veinules dans les corps caverneux. Le flux sanguin augmente considérablement dans les espaces sinusoïdes, les distendant, comprimant les veinules et entraînant une occlusion veineuse. L'augmentation du flux sanguin et l'occlusion veineuse produisent ensemble la rigidité pénienne. De nombreux facteurs peuvent affecter la capacité à avoir une érection ( Troubles de l'érection).

Ejaculation et orgasme

L'éjaculation est contrôlée par le système nerveux sympathique. La stimulation α-adrénergique entraîne les contractions de l'épididyme, des déférents, de la prostate et des muscles du plancher pelvien. De plus, le col de la vessie se ferme, empêchant l'éjaculation rétrograde du sperme dans la vessie. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine peuvent retarder ou inhiber l'éjaculation.

L'orgasme est la sensation extrêmement agréable qui se manifeste dans le cerveau généralement simultanément avec l'éjaculation. L'anorgasmie peut être un phénomène physique dû à la diminution de la sensibilité pénienne (p. ex., à cause d'une neuropathie) ou à un phénomène neuropsychologique dû à des troubles psychiatriques ou à des substances psychoactives.

L'insuffisance éjaculatoire se caractérise par un volume de sperme réduit ou une absence de sperme. Elle peut être causée par une éjaculation rétrograde ou d'un blocage sympathique. L'éjaculation rétrograde est fréquente chez les diabétiques et peut être également due à une chirurgie sur le col de la vessie ou à la résection transurétrale de la prostate. Le blocage sympathique, provoqué par une intervention chirurgicale ou des médicaments (p. ex., guanéthidine, phentolamine, phénoxybenzamine, thioridazine), diminue le volume éjaculatoire.

L'éjaculation précoce est l'éjaculation survenant plus tôt que désiré par l'homme ou sa partenaire. Elle est habituellement entraînée par une inexpérience sexuelle, l'anxiété et d'autres facteurs psychologiques plutôt que par la maladie. Elle peut être traitée efficacement par une sexothérapie et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.