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Gastrite atrophique métaplasique auto-immune

Par Michael C. DiMarino, MD, Division of Gastroenterology and Hepatology, Department of Medicine, Thomas Jefferson University

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La gastrite atrophique métaplasique auto-immune est une maladie auto-immune héréditaire qui attaque les cellules pariétales, entraînant une hypochlorhydrie et une baisse de la production de facteur intrinsèque. Les conséquences sont la gastrite atrophique, la malabsorption de vitamine B12 et, fréquemment, une anémie pernicieuse (de Biermer). Le risque d'adénocarcinome gastrique augmente de 3 fois. Le diagnostic repose sur l'endoscopie. Le traitement repose sur l'administration parentérale de vitamine B12.

Le patient qui présente une gastrite atrophique métaplasique auto-immune a des Ac dirigés contre les cellules pariétales et leurs composants (ce qui inclut le facteur intrinsèque et la pompe à protons H+,K+‑ATPase). La gastrite atrophique métaplasique auto-immune est transmise selon un mode autosomique dominant. Certains patients peuvent développer une thyroïdite d’Hashimoto et 50% ont des Ac antithyroïdiens; à l’inverse, les Ac anticellules pariétales sont présents dans 30% des cas de thyroïdite auto-immune.

Le manque de facteur intrinsèque induit une carence en vitamine B12 qui peut entraîner une anémie mégaloblastique (anémie pernicieuse Anémies mégaloblastiques macrocytaires) ou des symptômes neurologiques (sclérose combinée subaiguë, Symptomatologie).

L'hypochlorhydrie conduit à une hyperplasie des cellules G et à une gastrinémie élevée (souvent > 1000 pg/mL). Les taux élevés de gastrine induisent une hyperplasie des cellules entérochromaffines-like qui se transforment parfois en tumeur carcinoïde.

Chez certains patients, la gastrite atrophique métaplasique auto-immune pourrait être associée avec une infection chronique à Helicobacter pylori, bien que la relation ne soit pas claire. La gastrectomie et la consommation chronique d'inhibiteurs de la pompe à protons créent un déficit similaire de la sécrétion de facteur intrinsèque.

Les zones de gastrite atrophique dans le corps et le fundus peuvent présenter une métaplasie. Le patient qui présente une gastrite atrophique métaplasique auto-immune a 3 fois plus de risques de développer un adénocarcinome gastrique.

Le diagnostic est établi par biopsie endoscopique. Le dosage sérique de la vitamine B12 doit être réalisé. Les Ac anticellules pariétales peuvent être détectés, mais ne sont pas recherchés en routine. L’intérêt de la surveillance endoscopique pour la recherche de cancer n’est pas formellement établi; les examens de suivi sont inutiles à moins que des anomalies histologiques (p. ex., dysplasie) soient présentes sur la biopsie initiale ou que des symptômes apparaissent. Aucun traitement n'est nécessaire à l'exception de l'administration parentérale de vitamine B12.