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Hépatite fulminante

Par Anna E. Rutherford, MD, MPH, Assistant Professor of Medicine;Clinical Director of Hepatology, Harvard Medical School;Brigham and Women’s Hospital

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L'hépatite fulminante est un syndrome rare associant une nécrose massive du parenchyme hépatique et une diminution de la taille du foie (atrophie aiguë) qui se produit généralement en cas d'infection par certains virus de l'hépatite ou en cas d'atteinte toxique ou médicamenteuse.

Le virus de l'hépatite B est parfois responsable d'hépatites fulminantes et jusqu'à 50% des hépatites B fulminantes impliquent une co-infection par le virus de l'hépatite D. L'hépatite fulminante au virus de l'hépatite A est rare, mais elle est plus fréquente chez les sujets présentant une atteinte hépatique préexistante. Le rôle du virus de l'hépatite C reste mal connu.

L'état du patient se détériore rapidement car encéphalopathie porto-systémique se développe, suivie d'un coma et d'un œdème cérébral en quelques jours ou quelques semaines. La coagulopathie résulte fréquemment d'une insuffisance hépatique ou d'une coagulation intravasculaire disséminée, et une insuffisance rénale fonctionnelle (syndrome hépatorénal) peut se développer. L'allongement du TQ ou de l'INR, l'encéphalopathie porto-systémique et, en particulier, une insuffisance rénale sont des facteurs de mauvais pronostic.

Diagnostic

  • Bilan clinique

  • Bilan hépatique

  • Mesure du TQ/INR

Une hépatite fulminante doit être suspectée si les patients présentent une affection aiguë due à un ictère d'apparition récente, des modifications rapides de l'état mental, des saignements inexpliqués ou si l'état des patients qui ont une maladie hépatique connue se détériore rapidement.

Les examens biologiques pour confirmer le diagnostic d'hépatite fulminante comprennent un bilan hépatique et la mesure du TQ/INR.

Des examens de laboratoire pour les infections aiguës par les virus de l'hépatite A, B, et C, ainsi que d'autres virus (p. ex., le cytomégalovirus, le virus d'Epstein-Barr, le virus herpès simplex), sont effectués pour déterminer si un virus est en cause.

Traitement

  • Analogues nucléotidiques ou nucléosidiques oraux

  • Transplantation hépatique

Des soins infirmiers méticuleux et le traitement agressif des complications améliorent le pronostic.

Si l'hépatite fulminante est provoquée par une hépatite B, le traitement par des analogues nucléotidiques ou nucléosidiques oraux peut augmenter la probabilité de survie.

Cependant, la transplantation hépatique d'urgence est le traitement donnant les meilleures chances de survie. Chez l'adulte, la survie est rare en l'absence de greffe; chez l'enfant, l'évolution tend à être plus favorable.

Les patients qui survivent ont habituellement une guérison complète.