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Revue générale de la fonction biliaire

Par Ali A. Siddiqui, MD, Professor of Medicine, Division of Gastroenterology, Thomas Jefferson University

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Le foie produit près de 500 à 600 mL de bile chaque jour. La bile est iso-osmotique au plasma et contient principalement de l'eau, des électrolytes, mais aussi des composés organiques: sels biliaires, phospholipides (principalement de la lécithine), cholestérol, bilirubine et d'autres substances endogènes produites ou ingérées, telles que des protéines qui régulent les fonctions digestives et des médicaments ou leurs métabolites. La bilirubine est un pigment jaune obtenu, au cours de l'hémolyse des globules rouges, par la dégradation de l'hème, provenant lui-même de l'hémoglobine.

Les sels biliaires (les acides biliaires) sont le principal composant organique de la bile. Le foie utilise un transport actif pour sécréter les sels biliaires dans le canalicule, la fente située entre les hépatocytes adjacents. Le transport canaliculaire est le facteur limitant la formation de la bile. Une fois sécrétés, les sels biliaires entraînent par osmose d'autres composants de la bile (en particulier le Na et l'eau) dans le canalicule. Les sels biliaires sont également des détergents biologiques qui permettent d'excréter le cholestérol et des composés potentiellement toxiques (p. ex., bilirubine, métabolites de médicaments). La fonction des sels biliaires dans le duodénum est de rendre soluble les vitamines liposolubles et les graisses ingérées, facilitant leur digestion et absorption. Dans le foie, la bile s'écoule depuis les voies biliaires intrahépatiques jusque dans les canaux hépatiques droit et gauche qui convergent dans le canal hépatique commun.

Près de 75% de la bile sécrétée à jeun s'écoule du canal hépatique commun vers la vésicule à travers le canal cystique. Le reste s'écoule directement dans la voie biliaire principale, appelée cholédoque dans sa partie distale (formée par la confluence du canal hépatique commun avec le canal cystique), dans le duodénum. Pendant le jeûne, la vésicule biliaire absorbe jusqu'à 90% de l'eau, concentrant et stockant la bile.

Vue du foie et de la vésicule biliaire

La bile se vide de la vésicule biliaire vers la voie biliaire principale. La voie biliaire principale est rejointe par le canal pancréatique principal (canal de Wirsung) dans l'ampoule de Vater, qui s'abouche dans la 2e portion du duodénum. Avant d'être rejointe par le canal pancréatique principal, la voie biliaire principale se termine en fuseau dont le diamètre est 0,6 cm.

Le sphincter d'Oddi entoure l'abouchement de la voie biliaire principale et du canal pancréatique, ainsi que chacun de ces deux conduits de façon indépendante. Normalement la bile ne reflue pas dans le canal pancréatique. Les constituants du sphincter d'Oddi sont très sensibles à la cholécystokinine et à d'autres hormones intestinales (p. ex., la gastrine) et à des modifications du tonus cholinergique (p. ex., par les anticholinergiques).

Manger libère les hormones de l'intestin et stimule les nerfs cholinergiques, entraînant la contraction de la vésicule biliaire et le relâchement du sphincter d'Oddi. Il en résulte, une évacuation de 50 à 75% du contenu de la vésicule biliaire dans le duodénum. À l'inverse, pendant le jeûne, une augmentation du tonus du sphincter facilite le remplissage de la vésicule biliaire.

Les sels biliaires sont mal absorbés, par diffusion passive, dans l'intestin grêle proximal; la partie la plus importante des sels biliaires intestinaux atteint l'iléon terminal qui en absorbe, activement, 90% dans le système porte. De retour dans le foie, les sels biliaires sont efficacement extraits et rapidement modifiés (p. ex., ils sont conjugués lorsqu'ils arrivent sous forme de sels biliaires libres), puis sécrétés à nouveau dans la bile. Les sels biliaires circulent en empruntant ce chemin du foie vers l'intestin et à nouveau vers le foie, réalisant, le cycle entérohépatique, 10 à 12 fois/jour.

La plupart des troubles des voies biliaires sont la conséquence de calculs biliaires, bien que la douleur biliaire alithiasique se produise en l'absence de calculs biliaires et que le syndrome post-cholécystectomie se produise une fois que la vésicule biliaire elle-même a été enlevée. Les calculs biliaires de la vésicule biliaire (cholélithiase) sont généralement asymptomatiques. La bile peut être bloquée par des calculs biliaires dans les voies biliaires (cholédocholithiase), ce qui déclenche une colique hépatique ou une inflammation de la vésicule biliaire (cholécystite). La cholécystite peut être aiguë, se développer au fil des heures ou être chronique et se prolonger sur une longue période.

Le blocage des voies biliaires peut également provoquer une inflammation, habituellement avec une infection bactérienne des voies biliaires (cholangite aiguë). La bile peut être bloquée ou ralentie (cholestase) par une tumeur ou, dans le sida, par des sténoses provoquées par des infections opportunistes (cholangiopathie du sida). La cholestase peut aussi conduire à l'inflammation, à la fibrose et à des sténoses des voies biliaires (appelée angiocholite sclérosante). Habituellement, la cause de la cholangite sclérosante est inconnue (la cholangite sclérosante primitive).

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