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Comment évaluer les réflexes

Par George Newman, MD, PhD, Chairman, Department of Neurosensory Sciences, Albert Einstein Medical Center

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Réflexes ostéotendineux

L'étude des réflexes tendineux (réflexe d'étirement ou réflexe myotatique) renseigne sur la voie sensitive afférente, les connexions synaptiques au niveau de la moelle épinière, la voie motrice efférente et des voies motrices descendantes. L'atteinte du motoneurone inférieur (p. ex., au niveau de la corne antérieure, de la racine motrice ou du nerf périphérique) diminue ou abolit les réflexes; les lésions du motoneurone supérieur (c'est-à-dire, troubles non liés aux noyaux gris centraux situés au-dessus de la cellule de la corne antérieure) augmentent les réflexes.

Les réflexes testés comprennent les réflexes suivants:

  • Biceps (innervé par C5 et C6)

  • Brachio-radial (par C6)

  • Triceps (par C7)

  • Longs fléchisseurs des doigts (par C8)

  • Réflexe rotulien (par L4)

  • Réflexe achilléen (par S1)

  • Réflexe massétérin (par le 5e nerf crânien)

Toute augmentation ou diminution asymétrique doit être notée. La manœuvre de Jendrassik peut être utilisée pour renforcer les réflexes faibles: le patient tire sur vigoureusement ses mains pendant qu'un tendon du membre inférieur est percuté. Comme alternative, le patient peut pousser les genoux l'un contre l'autre, alors que les tendons des membres supérieurs sont percutés.

Réflexes pathologiques

Certaines réponses pathologiques (p. ex., signes de Babinski, de Chaddock, d’Oppenheim, de la moue, des points cardinaux, de préhension) sont des réflexes archaïques indiquant un défaut d’inhibition corticale.

Les réflexes de Babinski, de Chaddock et d'Oppenheim évaluent tous la réponse plantaire. La réponse normale du réflexe cutané plantaire est la flexion du gros orteil. La réponse anormale est plus lente et réalise une extension du gros orteil avec un écartement en éventail des autres orteils et souvent flexion du genou et de la hanche. Cette réaction est une réponse d'origine spinale indiquant une désinhibition des structures médullaires due à une lésion du premier motoneurone.

Pour rechercher le signe de Babinski, on stimule d'arrière en avant le bord latéral de la plante du pied avec un abaisse-langue ou le manche d'un marteau à réflexes. Le stimulus doit être nociceptif mais non vulnérant; la stimulation ne doit pas être trop médiale pour ne pas induire un réflexe archaïque de préhension (grasping). Chez les patients sensibles, la réponse réflexe peut être masquée par un retrait volontaire rapide du pied, ce que l'on peut éviter en recherchant les signes de Chaddock ou d'Oppenheim.

Pour rechercher le réflexe Chaddock, la partie latérale du pied, de la malléole externe au petit orteil, est frappée avec un objet contondant.

Pour le signe d'Oppenheim, on frotte vigoureusement avec le poing fermé la crête antérieure du tibia, depuis la rotule jusqu'au pied. Le signe d'Oppenheim peut être utilisé avec le signe de Babinski ou le signe de Chaddock pour rendre la réaction de retrait moins probable.

Le réflexe de la moue est présent si en effleurant les lèvres avec un abaisse-langue, celles-ci se pincent.

Le réflexe des points cardinaux est présent si la stimulation latérale de la lèvre supérieure provoque une orientation de la bouche vers le stimulus.

Le réflexe de préhension (grasping) est la contraction des doigts et la saisie du doigt de l'examinateur en réponse à une stimulation de la paume de la main.

Le réflexe palmomentonnier est la contraction de la houppe du menton homolatérale à une stimulation de la paume de la main.

Le signe de Hoffmann est une flexion involontaire des phalanges distales du pouce et de l’index en réponse au brusque relâchement de la flexion forcée du 3e ou 4e doigt.

Le signe de Tromner est similaire au signe de Hoffman, mais le doigt est dévié vers le haut.

Le réflexe nasopalpébral signe de la glabelle, est un clignement rapide en réponse à la percussion de la racine du nez; normalement, chacune des 5 premières percussions induit un clignement, puis le réflexe diminue. Un réflexe nasopalpébral inépuisable s'observe en cas de lésions cérébrales diffuses.

Autres réflexes

La recherche d'un clonus (contractions musculaires rythmiques et rapides provoquées par l'étirement passif et brutal du tendon) se fait en imprimant un vif mouvement de dorsiflexion du pied sur la jambe. Un clonus inépuisable évoque un trouble du premier motoneurone.

Le réflexe cutané abdominal est provoqué en caressant légèrement les 4 quadrants de l'abdomen près de l'ombilic avec un porte-coton en bois ou un objet similaire. La réponse normale est la contraction des muscles abdominaux, ce qui amène l'ombilic à se déplacer vers la zone caressée. Il est recommandé de caresser la peau en direction de l'ombilic pour exclure la possibilité que le mouvement ait été provoqué par la peau entraînée par le geste. Les réflexes cutanés abdominaux peuvent être diminués en cas de lésion centrale, d'obésité, ou de laxité des muscles (p. ex., après la grossesse); leur abolition peut indiquer une atteinte de la moelle épinière.

Les réflexes sphinctériens peuvent être testés dans le cadre de l'examen du périnée. Pour tester le tonus du sphincter (niveaux radiculaires S2 à S4), l'examinateur insère un doigt ganté dans le rectum et demande au patient de le presser. Une autre possibilité consiste à légèrement toucher la région péri-anale avec une mèche de coton; la réponse normale étant une contraction du sphincter anal externe (réflexe anal). Le tonus rectal se relâche en cas de lésion aiguë de la moelle épinière ou de syndrome de la queue-de-cheval.

Pour tester le réflexe bulbo-caverneux, qui correspond aux niveaux S2 à S4, le dos du pénis est percuté; la réponse normale est une contraction du muscle bulbo-caverneux.

Pour tester le réflexe crémastérien, qui correspond au niveau L2, on percute vers le haut la face interne de la cuisse 7,6 cm au-dessous du pli inguinal; la réponse normale est une élévation du testicule homolatéral.

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