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Électroencéphalographie (EEG)

Par Michael C. Levin, MD, Saskatchewan Multiple Sclerosis Clinical Research Chair and Professor of Neurology and Anatomy-Cell Biology;Adjunct Professor of Neurology, College of Medicine, University of Saskatchewan;University of Tennessee Health Science Center

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Les électrodes sont réparties sur le cuir chevelu pour détecter les modifications électriques en relation avec

Vingt électrodes sont placées de façon symétrique sur le crâne.

Le tracé EEG de veille normal est fait d'ondes alpha sinusoïdales d'une fréquence de 8 à 12 Hz et d'une amplitude de 50 μV qui fluctuent sur les régions occipitales et pariétales et des ondes β d'une fréquence > 12 Hz et d'une amplitude de 10 à 20 μV, intercalées avec des ondes thêta de à 4 à 7 Hz, 20 à 100 µV, sur les régions frontales.

On recherche dans l'EEG une asymétrie entre les 2 hémisphères (suggérant une lésion focale), un ralentissement du rythme de base (apparition d'ondes delta de 1 à 4 à Hz, et de 50 à 350 μV), que l'on observe en cas de troubles de la conscience, d'encéphalopathie ou de démence, ou encore des ondes anormales.

Certains patterns sont dépourvus de spécificité (p. ex., pointes épileptiformes), d'autres sont pathognomoniques (p. ex., pointes-ondes à 3 Hz dans le petit-mal absences), pointes périodiques à 1 Hz dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

L'EEG est particulièrement utile pour explorer des troubles intermittents de la conscience d'étiologie incertaine.

Si l'on suspecte une épilepsie et que l'EEG standard est normal, on peut recourir pour mettre en évidence des anomalies paroxystiques à certaines procédures qui activent électriquement le cortex (p. ex., hyperventilation, stimulation lumineuse, tracé de sommeil, privation de sommeil). Des électrodes nasopharyngiennes peuvent parfois détecter un foyer épileptique temporal quand l'EEG est par ailleurs non informatif. L'enregistrement continu de l'EEG (avec ou sans surveillance vidéo) pendant 24 h permet souvent de déterminer si des troubles transitoires de la mémoire, des auras subjectives ou des comportements moteurs intermittents anormaux sont dus à une activité épileptique.

S'il est nécessaire de déterminer si un épisode est une convulsion ou un trouble psychiatrique, une caméra vidéo peut être utilisée pour surveiller le patient pendant qu'un EEG est effectué à l'hôpital. Cette technique (appelée vidéo EEG) est également utilisée avant la chirurgie pour vérifier quel type de convulsion résulte d'un foyer épileptogène particulier.