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Électromyographie (EMG) et étude des conductions nerveuses

Par Michael C. Levin, MD, Saskatchewan Multiple Sclerosis Clinical Research Chair and Professor of Neurology and Anatomy-Cell Biology;Adjunct Professor of Neurology, College of Medicine, University of Saskatchewan;University of Tennessee Health Science Center

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En cas d'incertitude clinique sur l'origine nerveuse, musculaire ou de la jonction neuromusculaire d'un trouble moteur, ces examens peuvent identifier les nerfs et muscles impliqués.

Électromyographie

L'électromyographie, consiste à insérer une aiguille dans un muscle et à enregistrer l'activité électrique pendant sa contraction et son relâchement. Normalement, le muscle est électriquement silencieux au repos; des potentiels d’unité motrice apparaissent dès les premières contractions. Lorsque la contraction augmente, ces potentiels deviennent plus nombreux, réalisant un tracé dit interférentiel.

Les fibres musculaires dénervées sont reconnues grâce à l’augmentation de l’activité à l’insertion de l’aiguille et à une activité spontanée anormale (fibrillations et fasciculations); le nombre d’unités motrices recrutées pendant la contraction est diminué, donnant un tracé interférentiel pauvre. Les axones restants se ramifient pour innerver les fibres musculaires adjacentes, agrandissant l'unité motrice et produisant des potentiels d'action géants.

Dans les maladies musculaires, les fibres individuelles sont atteintes indépendamment de leurs unités motrices; ainsi, l’amplitude de leurs potentiels est réduite, mais le tracé reste interférentiel.

Examens de la conduction nerveuse

Pour étudier la conduction nerveuse, on stimule un nerf périphérique par des chocs électriques en plusieurs points de son trajet jusqu'au muscle et on mesure le temps écoulé entre cette stimulation et le début de la contraction musculaire. La " vitesse de conduction " est fonction du temps nécessaire à un influx pour traverser une longueur donnée d'un nerf détermine. Le temps nécessaire pour traverser le segment le plus proche du muscle est appelé " latence distale ". Des mesures similaires peuvent être effectuées pour les nerfs sensitifs. Les études de conduction nerveuse testent les nerfs importants, myélinisés, non finement myélinisés ou non myélinisés.

Dans une neuropathie, la conduction est souvent ralentie et les réponses obtenues peuvent montrer une dispersion des potentiels liée à une atteinte hétérogène des axones myélinisés et non myélinisés. Cependant, lorsque les neuropathies affectent uniquement les petites fibres non myélinisées ou finement myélinisées (ou quand la faiblesse est due à un trouble musculaire), les résultats sont généralement normaux.

Un nerf peut être stimulé de façon répétée pour évaluer la jonction neuromusculaire et sa fatigabilité; p. ex., une réponse décrémentielle progressive est observée dans la myasthénie.