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Démence associée au VIH

Par Juebin Huang, MD, PhD, The University of Mississippi Medical Center

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La démence associée au VIH est une détérioration cognitive chronique due à une infection cérébrale par le VIH.

La démence associée au VIH (le complexe de la démence du SIDA) peut survenir aux stades tardifs de l’infection par le VIH. Contrairement à presque toutes les autres formes de démence, elle a tendance à survenir chez des sujets plus jeunes. La démence associée au VIH est causée par des lésions neuronales dues au VIH. Cependant, dans l'infection par le VIH, la démence peut résulter d'autres infections telles qu'une surinfection par le virus JC provoquant une leucoencéphalopathie multifocale progressive. D'autres infections opportunistes (p. ex., mycotiques, bactériennes, virales, protozoaires) peuvent également y contribuer.

Dans la démence associée au VIH pure, des modifications pathologiques sous-corticales surviennent lorsque les macrophages infectés ou des cellules microgliales s'infiltrent dans la substance grise profonde (c.-à-d., noyaux gris centraux, thalamus) et dans la substance blanche.

La prévalence de la démence au stade tardif de l’infection par le VIH s’étend de 7 à 27%, mais 30 à 40% des patients peuvent présenter des formes plus légères. L'incidence est inversement proportionnelle à la numération des CD4+.

Symptomatologie

La symptomatologie peut être semblable à celle des autres démences ( Démence : Symptomatologie). Les manifestations précoces comprennent une lenteur de la pensée et de l’expression, des difficultés de concentration et une apathie; le discernement est préservé et les manifestations dépressives sont rares. Les mouvements sont ralentis; une ataxie et une faiblesse musculaire peuvent être manifestes. Les signes neurologiques peuvent comprendre une paraparésie, une spasticité des membres inférieurs, une ataxie ou des réponses en extension du réflexe cutané plantaire. Un état maniaque ou une psychose sont quelquefois présents.

Diagnostic

  • Généralement, le diagnostic est comparable au diagnostic initial des autres démences

  • Évaluation rapide, dont une IRM, lorsqu'une détérioration est aiguë

En général, le diagnostic de démence chez les patients infectés par le VIH est semblable à celui des autres démences ( Démence : Diagnostic). Cependant, lorsque les troubles débutent par une modification aiguë des fonctions cognitives, la cause doit être identifiée dès que possible.

Une TDM ou une IRM doivent être pratiquées afin d'identifier des signes d'infection du SNC (p. ex., toxoplasmose). L'IRM est plus utile que la TDM, car elle permet d'éliminer d'autres causes de démence (p. ex., leucoencéphalopathie multifocale progressive, lymphome du SNC). Les examens à un stade tardif de la démence associée au VIH peuvent montrer des hypersignaux diffus de la substance blanche sans prise de contraste, une atrophie cérébrale et un élargissement des ventricules. Si aucune contre-indication n'est détectée par la neuro-imagerie, une ponction lombaire Examens complémentaires en neurologie : Ponction lombaire est pratiquée pour exclure une infection.

Pronostic

Les patients infectés par le VIH atteints de démence non traitée ont un pronostic plus mauvais (espérance de vie moyenne de 6 mois) que ceux non atteints de démence.

Traitement

  • Traitement antirétroviral très actif

Le traitement principal repose sur le traitement antirétroviral, qui augmente le nombre de lymphocytes CD4+ et améliore les fonctions cognitives ( Infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) : Traitement). Les mesures de support sont semblables à celles utilisées dans les autres démences ( Démence : Traitement).