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Neuropathies héréditaires

Par Michael Rubin, MDCM, Professor of Clinical Neurology;Attending Neurologist and Director, Neuromuscular Service and EMG Laboratory, Weill Cornell Medical College;New York Presbyterian Hospital-Cornell Medical Center

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Les neuropathies héréditaires comprennent une variété de neuropathies périphériques dégénératives congénitales.

Les neuropathies héréditaires sont classées en

  • Motrices et sensorielles

  • Sensorielles et végétatives

Les neuropathies héréditaires peuvent être primaires ou secondaires à d'autres troubles héréditaires, dont la maladie de Refsum, la porphyrie et la maladie de Fabry.

Neuropathies motrices et sensorielles

On compte 3 types principaux types (I, II et III); toutes débutent dans l’enfance. Certains types plus rares débutent à la naissance et sont plus invalidants.

Les types I et II (variantes de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, aussi appelée atrophie musculaire péronière) sont les plus fréquents; ce sont en général des troubles autosomiques dominants, mais ils peuvent être liés à l'X. Le type I est dû à une duplication (copie supplémentaire) du gène de la protéine de la myéline périphérique-22 (PMP22) localisé sur le bras court du chromosome 17.

Les types I et II sont caractérisés par une faiblesse musculaire et une atrophie, principalement dans les muscles péroniers et distaux des membres inférieurs. Les patients ont souvent des antécédents familiaux de neuropathie. L'anamnèse naturelle est variable: certains patients sont asymptomatiques et n'ont qu'un ralentissement de la vitesse de conduction (détectée sur des études de conduction nerveuse); d'autres sont plus sévèrement touchés.

Les patients atteints du type I présentent tôt dans l’enfance un pied tombant et une atrophie musculaire distale lentement évolutive aboutissant à une déformation à type de " jambe d’échassier ". Une perte de la musculature intrinsèque des mains commence plus tard. La sensibilité thermoalgique et le sens vibratoire diminuent selon une topographie en chaussette ou en gant. Les réflexes ostéotendineux sont abolis. Pieds creux et orteils en marteau peuvent être les seuls signes chez certains membres de la famille également porteurs de la maladie. Les vitesses de conduction nerveuse sont ralenties et les latences distales sont allongées. Une démyélinisation et une remyélinisation segmentaires se produisent. L'hypertrophie des nerfs périphériques peut être palpée. La maladie évolue lentement et ne modifie pas l'espérance de vie. Dans un des sous-types, les hommes ont des symptômes sévères, et les femmes ont des symptômes bénins ou peuvent ne pas être affectées.

Le type II évolue plus lentement; la faiblesse musculaire se développe habituellement plus tard dans la vie. Les patients ont généralement des vitesses de conduction nerveuse proches de la normale, mais avec une diminution des amplitudes des potentiels d'action sensitifs et des potentiels d'action musculaires complexes. Les biopsies mettent en évidence la dégénérescence axonale (wallérienne).

Le type III (neuropathie interstitielle hypertrophique ou maladie de Déjerine-Sottas), un trouble autosomique récessif rare, commence dans l'enfance sous forme d'un déficit moteur progressif avec perte de la sensibilité et aréflexie ostéotendineuse. Bien qu'elle ressemble au début à la maladie de Charcot-Marie-Tooth, l'atteinte motrice progresse plus rapidement. Une démyélinisation et une remyélinisation se produisent, avec hypertrophie des nerfs périphériques et aspects en bulbe d'oignon, mises en évidence par la biopsie nerveuse.

Neuropathies sensitives et végétatives

Les neuropathies sensitives et végétatives héréditaires sont rares. Cinq types ont été décrits.

La perte de la sensibilité thermoalgique est plus marquée que la perte de la sensibilité vibratoire et proprioceptive. La principale complication réside dans les troubles trophiques du pied du fait de l'insensibilité à la douleur, exposant à un risque important d'infections et d'ostéomyélite.

Diagnostic

  • Bilan clinique

  • Examens électrophysiologiques

La distribution caractéristique du déficit moteur, les déformations du pied et les antécédents familiaux suggèrent le diagnostic qui doit être confirmé par des examens électrodiagnostiques.

Le test génétique est disponible.

Traitement

  • Soins de support

Les orthèses aident à corriger le pied tombant; la chirurgie orthopédique pour stabiliser le pied peut être utile.

La kinésithérapie (pour renforcer les muscles) et l’ergothérapie permettent une amélioration; des conseils professionnels permettent aux patients jeunes de maintenir leurs compétences professionnelles en dépit de la progression de la maladie.

Points clés

  • Les neuropathies héréditaires peuvent affecter les nerfs moteurs et sensoriels, les nerfs sensoriels et végétatifs, ou seulement les nerfs moteurs.

  • On compte 3 principaux types dont la gravité et la vitesse de progression sont variables; tous débutent dans l’enfance.

  • Utiliser des attelles pour corriger le pied tombant et recommander la kinésithérapie et l'ergothérapie pour aider les patients à continuer à marcher; parfois la chirurgie orthopédique est nécessaire.