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Nutrition en médecine clinique

Par Adrienne Youdim, MD, FACP, UCLA David Geffen School of Medicine;Cedars Sinai Medical Center

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Les carences nutritionnelles peuvent souvent aggraver certains états de santé (en présence ou non d'une pathologie) et certaines affections (p. ex., malabsorption) peuvent entraîner des carences nutritionnelles. En outre, nombre de patients (p. ex., personnes âgées pendant une hospitalisation prolongée) présentent des carences nutritionnelles non suspectées qui doivent être traitées. De nombreux centres médicaux possèdent des équipes multidisciplinaires spécialisées dans l'alimentation et composées de médecins, infirmières, diététiciens et pharmaciens afin d'aider le clinicien à prévenir, diagnostiquer et traiter les carences nutritionnelles cachées.

La suralimentation peut contribuer à des pathologies chroniques, telles que les cancers, l'HTA, l'obésité, le diabète sucré et la coronaropathie. Des restrictions alimentaires spécifiques sont nécessaires dans de nombreuses pathologies métaboliques héréditaires (p. ex., galactosémie et phénylcétonurie).

Bilan de l'état nutritionnel

Les conditions justifiant une évaluation nutritionnelle sont un poids ou une composition corporelle anormaux, une suspicion de carences ou d'intoxications spécifiques relatives à des nutriments essentiels et, chez le nourrisson et l'enfant, une croissance ou un développement insuffisants. L'état nutritionnel doit être systématiquement évalué lors de l'examen clinique du nourrisson et de l'enfant, de la personne âgée, des patients qui prennent plusieurs médicaments, qui présentent des pathologies psychiatriques ou des troubles systémiques durant plus de quelques jours.

L'évaluation de l'état nutritionnel général comprend une anamnèse, un examen clinique et, parfois, des examens complémentaires. Si une dénutrition est suspectée, des examens complémentaires (p. ex., taux d'albumine) ou des tests cutanés d'hypersensibilité retardée peuvent être faits, ( Revue générale de la dénutrition : Examens complémentaires). L'analyse de la composition corporelle (p. ex., mesure des plis cutanés, analyse par impédance bioélectrique) est utilisée pour estimer le pourcentage de graisse corporelle et pour évaluer l'obésité ( Obésité : Diagnostic).

L'anamnèse comprend des questions sur l'apport alimentaire, les modifications de poids, les facteurs de risque de carences nutritionnelles et une revue des systèmes ( Symptomatologie des carences nutritionnelles). Un diététicien peut réaliser une enquête alimentaire plus précise. Celle-ci comprend habituellement une liste des aliments ingérés au cours des 24 h précédentes. Un journal peut être utilisé pour enregistrer tous les aliments consommés. La procédure dans laquelle le patient pèse et consigne par écrit tous les aliments qu'il consomme sans restriction fournit les meilleurs résultats.

Un examen clinique complet, comprenant la mesure de la taille et du poids et de la distribution de la graisse corporelle, doit être effectué. L'indice de masse corporelle (IMC), poids (kg)/taille (m)2, qui corrige le poids en fonction de la taille ( Indice de masse corporelle (IMC)), est un indice plus précis que les tableaux de taille et de poids. Il existe des standards pour la croissance et la prise de poids chez les nourrissons, enfants et adolescents ( Croissance physique des nourrissons et des enfants).

La répartition de la masse graisseuse est un facteur important. Une obésité abdominale disproportionnée (c.-à-d., rapport taille/hanches > 0,8) est plus souvent associée à des troubles cardiovasculaires et cérébrovasculaires, à une HTA et à un diabète sucré que lorsque les graisses sont localisées sur d'autres parties du corps. Mesurer le tour de taille chez les patients qui présentent un IMC < 35 permet de déterminer s'ils présentent une obésité abdominale et contribue à estimer le risque de diabète, d'HTA, d'hypercholestérolémie et de troubles cardiovasculaires. Le risque est accru si le tour de taille est > 102 cm chez l'homme ou > 88 cm chez la femme.