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Apport nutritionnel chez les patients en fin de vie ou atteints de démence sévère

Par David R. Thomas, MD

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Une anorexie ou une perte de l'appétit sont fréquentes chez les patients en fin de vie. Les mesures comportementales (p. ex., horaires d'alimentation flexibles, alimentation lente, petites portions, aliments préférés ou de goût agréable) peuvent souvent augmenter l'apport oral. De petites quantités de boissons alcoolisées favorites, administrées 30 min avant les repas peuvent être utiles. Certains antidépresseurs, l'acétate de mégestrol et le dronabinol peuvent stimuler l'appétit. Le métoclopramide augmente la vidange gastrique, qui accroît l'appétit, mais elle peut atteindre son pic d'efficacité au bout de 1 à 2 semaines seulement.

La démence à un stade avancé entraîne une incapacité à manger; ces patients sont parfois traités par gavage. Cependant, il n'y a pas de preuve que l'alimentation parentérale par sonde prolonge la survie, apporte un confort ou prévienne les complications (p. ex., aspiration, escarres de décubitus).

L'alimentation entérale par sonde et la nutrition parentérale sont inconfortables et ne sont habituellement indiquées que chez le patient mourant ou dément trop atteint pour manger. Renoncer à un support nutritionnel peut être difficile à accepter par les membres de la famille, mais ils doivent comprendre que les patients sont habituellement plus à l'aise pour manger et boire comme ils le veulent. De l'eau gélifiée et des aliments faciles à avaler sont utiles. Les soins de support, dont une bonne hygiène buccale (p. ex., brossage des dents, humidification de la cavité orale avec des écouvillons imbibés d'eau ou à l'aide de glaçons selon les besoins), est utile physiquement et psychologiquement pour le patient et les membres de la famille qui prodiguent les soins.

Des conseils permettent aux membres de la famille de mieux gérer l'anxiété concernant la décision d'utiliser ou non un apport nutritionnel invasif.