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Revue générale des problèmes de comportement sexuel

Par George R. Brown, MD, Professor and Associate Chairman of Psychiatry;Adjunct Professor of Psychiatry, East Tennessee State University;University of North Texas

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l’éducation des patients

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Les normes admises de comportement sexuel et les attitudes vis-à-vis de la sexualité varient largement au sein d'une même culture et d'une culture à l'autre. Les professionnels de santé doivent s'abstenir de porter un quelconque jugement sur les comportements sexuels, même si les pressions sociales les y incitent. D’une façon générale, ce qui est " normal " et " anormal " ne doit pas être défini médicalement. Cependant, un traitement s'impose quand les difficultés ou les comportements sexuels génèrent une gêne importante pour un patient ou son partenaire ou s'ils ont des effets néfastes.

Attitudes sociétales concernant la sexualité et le genre

Les attitudes sociétales concernant la sexualité et le genre changent également avec le temps, comme cela s'est produit dans les exemples suivants:

  • Masturbation: la masturbation, considérée autrefois comme une perversion et une cause potentielle de troubles psychiatriques est désormais reconnue comme un comportement sexuel normal tout au long de la vie. Elle ne doit être considérée comme anormale que dans les cas où elle est source d’inhibition de tout comportement sexuel avec un (e) partenaire, effectuée en public ou compulsive au point de générer un état de souffrance. Environ 97% des hommes et 80% des femmes se masturbent. Bien que la masturbation ne soit à l'origine d'aucun trouble, la culpabilité liée à la désapprobation ou aux attitudes punitives vis-à-vis de ce comportement, peut entraîner une souffrance majeure et entraver le fonctionnement sexuel d'un individu. La masturbation continue souvent à un certain niveau, même en cas de relation sexuelle saine.

  • Homosexualité: l'homosexualité n'est plus considérée comme un trouble mental par l'American Psychiatric Association depuis > 4 décennies. Environ 4 à 5% de la population se considèrent comme étant exclusivement homosexuels tout au long de la vie. De même que l'hétérosexualité, l'homosexualité résulte d'une intrication complexe de facteurs biologiques et environnementaux, conduisant un individu donné à ressentir une attirance sexuelle pour une personne de même sexe. L'homosexualité, comme l'hétérosexualité, ne répond pas à une question de choix.

  • Promiscuité: des relations sexuelles fréquentes avec des partenaires multiples, impliquant souvent des rencontres anonymes ou " d’un soir ", peuvent refléter des difficultés à établir une relation de véritable intimité chez un individu. Cependant, la promiscuité sexuelle n'est pas en soi un élément en faveur d'un trouble psychosexuel. Les rapports sexuels occasionnels sont fréquents dans les cultures occidentales bien que la peur du SIDA, de l'infection par le virus herpes simplex et d'autres maladies sexuellement transmissibles, ait entraîné une baisse des rapports sexuels.

  • Rapports sexuels extra-conjuguaux: la sexualité extraconjugale est désapprouvée par la plupart des cultures, mais les relations sexuelles avant ou en dehors du mariage sont considérées comme normales. Aux États-Unis, la plupart des individus ont des activités sexuelles avant ou hors mariage dans le cadre de la tendance vers une plus grande liberté sexuelle dans les pays développés. Les rapports sexuels extraconjugaux sont fréquents chez les couples mariés en dépit des tabous sociaux. Le risque de ce comportement est de transmettre des maladies au conjoint et à des partenaires sexuels sans méfiance.

  • Identité de genre:l'identité de genre est le sentiment subjectif de savoir à quel genre on appartient. Il existe une reconnaissance culturelle croissante selon laquelle certains sujets ne conviennent pas, et ne souhaitent pas nécessairement correspondre à la traditionnelle dichotomie homme-femme.

Influence des parents sur la sexualité

Les parents influencent largement normes et attitudes sexuelles.

Une éducation parentale puritaine, empêchant les signes de tendresse chez un enfant peut induire chez ce dernier honte et culpabilité, empêchant leur aptitude aux plaisirs sexuels et à établir des relations intimes saines chez l'adulte.

Les relations avec les parents peuvent être dégradées par

  • Distance émotionnelle excessive

  • Comportements punitifs

  • Séduction manifeste et exploitation sexuelle

Les enfants exposés à une hostilité verbale ou physique, au rejet et à la cruauté, risquent de développer des difficultés en matière d'intimité sexuelle et émotionnelle. Par exemple, l'amour et l'excitation sexuelle peuvent se dissocier, de sorte que, bien que des liens affectifs puissent être formés avec des personnes de la même classe sociale ou cercle intellectuel, les relations sexuelles peuvent n'avoir lieu qu'avec ceux/celles pour lesquels il n'y a aucune intimité émotionnelle, généralement perçus comme d'une classe inférieure ou d'une certaine façon dépréciés (p. ex., les prostituées, des partenaires anonymes).

Rôle des professionnels de santé

Les personnels de santé bien formés peuvent donner aux patients des avis éclairés sur la sexualité et ne doivent pas manquer les occasions d'aider et de prodiguer des conseils nuancés et prudents. Les comportements mettant les patients en risque de maladies sexuellement transmissibles doivent être pris en charge. Les médecins ont l'opportunité de reconnaître et d'aborder les problèmes psychosexuels, dont les dysfonctions sexuelles ( Revue générale du fonctionnement sexuel masculin; Dysfonction sexuelle chez la femme), les dysphorie de genre, et les paraphilies.