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Trouble exhibitionniste

(Exhibitionnisme)

Par George R. Brown, MD, Mountain home VAMC, Johnson City, TN;East Tennessee State University

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l’éducation des patients

L'exhibitionnisme se caractérise par l'obtention d'une excitation sexuelle en exhibant ses organes génitaux, habituellement devant une personne inconnue en recherchant un effet de surprise. Cela peut être également un puissant désir d'être observé par d'autres personnes pendant l'activité sexuelle. Le trouble exhibitionniste consiste à agir du fait de ces pulsions sur une personne non consentante ou d'éprouver une profonde détresse ou un déficit fonctionnel en raison de ces pulsions et impulsions.

L'exhibitionnisme est une forme de paraphilie, mais la plupart des exhibitionnistes ne répond pas aux critères cliniques d'un trouble paraphilique, lesquels exigent que le comportement, les fantasmes, ou les désirs intenses d'une personne se traduisent par une souffrance cliniquement significative ou une altération fonctionnelle ou un préjudice à autrui (ce qui, dans l'exhibitionnisme comprend le fait d'agir compulsivement sur une personne non consentante). La pathologie doit également avoir été présente pendant ≥ 6 mois.

La prévalence estimée chez l'homme est entre 2 et 4%; elle est inférieure chez la femme. Peu de femmes reçoivent un diagnostic d’exhibitionnisme; la société sanctionne certains comportements exhibitionnistes chez la femme (par le biais des médias et dans les lieux de divertissement).

L'exhibitionniste (habituellement un homme) peut se masturber alors qu'il s'exhibe ou en s'imaginant qu'il s'exhibe. Il peut être conscient de son besoin de surprendre, de scandaliser ou d'impressionner le spectateur involontaire. La victime est presque toujours une femme adulte ou un enfant de l'un ou l'autre sexe. Le contact sexuel réel est rarement recherché, et le témoin involontaire est rarement agressé physiquement.

Cela début souvent pendant l'adolescence; le premier acte se produit parfois à la préadolescence ou à la maturité.

Environ 30% des délinquants sexuels de sexe masculin appréhendés sont des exhibitionnistes. Ils présentent le taux de récidive le plus élevé de tous les délinquants sexuels; environ 20 à 50% récidivent et sont à nouveau arrêtés.

La plupart des exhibitionnistes sont mariés, mais le mariage est souvent entaché d'une mauvaise adaptation sociale et sexuelle, notamment de troubles fréquents de la sexualité.

Les exhibitionistes peuvent également avoir un désordre de personnalité ou un trouble des conduites.

Pour certaines personnes, l'exhibitionnisme s'exprime par un fort désir que les autres regardent leurs ébats sexuels. Ce qui séduit de telles personnes ne consiste pas tant à surprendre un public, mais plutôt à être observé par un public consentant. La personne qui présente une compulsion de cette forme d'exhibitionnisme peut faire des films pornographiques ou devenir actrice de show pour adultes. Elles sont rarement gênées par ce besoin sexuel et peuvent ne pas avoir de trouble psychiatrique.

Traitement du trouble exhibitioniste

  • Psychothérapie, groupes de soutien, et inhibiteurs de la recapture de la sérotonine

  • Parfois, médicaments anti-androgènes

Lorsque la loi est violée, conférant un statut de délinquant sexuel, la prise en charge thérapeutique débute habituellement par la psychothérapie, la participation à des groupes de soutien et par la prescription d'inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

Si ces médicaments sont inefficaces et si le trouble est sévère, les médicaments qui réduisent les taux de testostérone et donc réduisent la libido doivent être envisagés. Ces médicaments sont considérés comme des anti-androgènes, bien que les médicaments les plus couramment utilisés ne bloquent pas réellement les effets de la testostérone. Ces médicaments comprennent la gonadolibérine (GnRH) (p. ex., le leuprolide) et l'acétate de médroxyprogestérone; tous deux diminuent la production hypophysaire de l'hormone lutéinisante (LH) et de l'hormone folliculo-stimulante (FSH). Un consentement éclairé complet et une surveillance appropriée de la fonction hépatique et des taux de testostérone sérique sont nécessaires.

Les taux de récidive sont élevés. L'efficacité du traitement est contrôlée par l'auto-évaluation, la pléthysmographie pénienne et les dossiers d'arrestation.