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Apnée centrale du sommeil

Par Kingman P. Strohl, MD, Professor of Medicine;Program Director, Case Fellowship in Sleep Medicine, Case School of Medicine, Case Western Reserve University;UH Cleveland Medical Center

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L'apnée centrale du sommeil est un groupe hétérogène de maladies caractérisées par des modifications de la commande ventilatoire ou une diminution de la capacité à respirer sans obstruction des voies respiratoires. La plupart de ces maladies entraînent des modifications asymptomatiques du système respiratoire au cours du sommeil. Le diagnostic repose sur les signes cliniques et, lorsque cela est nécessaire, confirmé par polysomnographie. Le traitement est un traitement de support.

Étiologie

Les patients qui présentent une apnée centrale du sommeil peuvent être classés en 2 catégories en fonction de leurs taux de CO2 et de commande ventilatoire.

Un premier groupe se présente avec une hypercapnie associée à une diminution de la commande ventilatoire. Les causes comprennent l'hypothyroïdie et les lésions centrales que (p. ex., l'infarctus du tronc cérébral, les encéphalites, la malformation d'Arnold Chiari).

L'autre groupe se présente avec une eucapnie ou une hypocapnie associée à une augmentation de la commande ventilatoire, mais avec des épisodes d'apnée induite par le sommeil et/ou une respiration périodique.

La respiration de Cheyne-Stokes, un modèle discret de cette deuxième forme d'apnée centrale du sommeil, est supposée être causée par les propriétés intrinsèques du centre de contrôle respiratoire lorsqu'il répond à une hypoxie et à une acidose avec hyperventilation, laquelle provoque une réoxygénation et une alcalose et induit une hypoventilation par hypopnée et apnée.

La haute altitude est une autre cause d'apnées centrales du sommeil récurrentes se manifestant par une hypocapnie.

La prise chronique d'opiacés (p. ex., les patients sous traitement par la méthadone, les patients cancéreux souffrant de douleurs chroniques) déclenche une apnée centrale du sommeil avec une fréquence et une profondeur de la respiration erratiques et des épisodes d'apnée; l'apnée centrale du sommeil peut être hyper- ou hypocapnique.

L'hypoventilation alvéolaire centrale congénitale (syndrome d'Ondine) est une forme rare d'apnée centrale du sommeil idiopathique chez le nouveau-né et peut être associée à la maladie d'Hirschsprung. Une mutation du gène PHOX2 est responsable de 80 à 90% des cas. Cette mutation produit des phénotypes variables et les cas cliniquement évidents sont hérités dans un modèle dominant.

Symptomatologie

L'apnée centrale du sommeil est le plus souvent asymptomatique et est détectée par les soignants ou les conjoints qui remarquent de longues pauses respiratoires, une respiration superficielle ou un sommeil agité. Les patients qui présentent des formes hypercapniques peuvent ressentir une somnolence diurne, une léthargie et des céphalées matinales.

Diagnostic

  • Bilan clinique

  • Souvent, polysomnographie

Le diagnostic n'est suspecté qu'après l'anamnèse clinique et confirmé par la polysomnographie. Cependant, le test peut ne pas être nécessaire si l'apnée centrale du sommeil ne provoque aucun symptôme ou est clairement liée à un trouble identifiable. Pour diagnostiquer les causes d'apnée centrale du sommeil, une imagerie du cerveau ou du tronc cérébral, peut être indiquée.

Traitement

  • Soins de support

Le traitement de première intention est une gestion optimale des pathologies sous-jacentes et l'éviction des opiacés et autres sédatifs. Les traitements de seconde intention sont un essai d'apport de supplémentation en O2 ou, en cas d'apnée centrale du sommeil hypercapnique symptomatique malgré d'autres traitements, d'une assistance respiratoire en pression positive continue ou à 2 niveaux.

Dans le cas de patients qui ont une apnée centrale du sommeil et une respiration de Cheyne-Stokes, la pression positive continue peut diminuer des épisodes d'apnée et d'hypopnée, mais les effets sur les signes cliniques ne sont pas clairs. L'acétazolamide est efficace dans l'apnée centrale du sommeil provoquée par la haute altitude.

La stimulation du nerf phrénique et/ou du diaphragme par électrode reste une option, comme chez l'enfant de > 2 ans présentant un syndrome d'hypoventilation congénitale centrale.

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