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Revue générale des maladies pulmonaires liées à l'environnement

Par Lee S. Newman, MD, MA, University of Colorado at Denver;New

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l’éducation des patients

Les maladies pulmonaires liées à l'environnement résultent de l'inhalation de poussières, d'allergènes, de produits chimiques, de gaz et de polluants environnementaux. Les poumons sont continuellement exposés à l'environnement extérieur et sont sensibles à une multitude de maladies dues à l'environnement. Les processus pathologiques peuvent impliquer n'importe quelle partie du poumon, dont les voies respiratoires (p. ex., asthme professionnel, syndrome de dysfonctionnement réactif des voies respiratoires, inhalations de toxiques), le parenchyme (p. ex., pneumoconioses, pneumopathies d'hypersensibilité) et la plèvre (p. ex., maladies liées à l'amiante).

L'exposition par inhalation environnementale a depuis longtemps été reconnue comme un facteur de risque d'asthme ( Asthme professionnel), mais elle est également de plus en plus reconnue comme une cause de BPCO non tabagique ( Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)). L'American Thoracic Society estime la fraction des BPCO attribuable à des expositions professionnelles et environnementales à environ 20% (c.-à-d., que l'incidence de la BPCO et de la mortalité baisseraient d'environ 20% si les expositions environnementales étaient réduites à zéro).

Le médecin doit recueillir une anamnèse professionnelle et environnementale chez tous les patients, en posant spécifiquement des questions sur l'exposition passée et actuelle aux vapeurs, gaz, poussières, fumées, et/ou fumées de biomasse (c.-à-d., combustion du bois, déchets animaux, récoltes). Toute réponse positive est suivie par des questions plus détaillées.

La prévention des maladies respiratoires professionnelles et environnementales repose sur la diminution des expositions (prévention primaire). L'exposition peut être diminuée par l'utilisation de

  • Prévention médicale spécialisée par les services de santé au travail (p. ex., diminution au maximum du nombre de personnes exposées à des conditions dangereuses)

  • Préventions techniques (p. ex., travail en vase clos, systèmes de ventilation, procédures de nettoyage sécurisées)

  • Substitution de produits (p. ex., en utilisant des matériaux plus sûrs, moins toxiques)

  • Équipements de protection individuelle respiratoire (p. ex., respirateur, masque anti-poussière, masque à gaz)

Un grand nombre de médecins supposent à tort qu'un patient qui utilise un équipement de protection individuelle respiratoire (un masque contre la poussière ou un masque à gaz) est bien protégé. Bien que les respirateurs permettent un certain niveau de protection, en particulier lorsque de l'air propre est fourni par un réservoir ou un tuyau, leur bénéfice est limité et varie selon l'individu. Lorsqu'ils recommandent l'utilisation d'un respirateur, les médecins doivent prendre plusieurs facteurs en compte. Les employés souffrant d'une pathologie cardiovasculaire ne doivent pas accomplir de tâches nécessitant un effort intense, s'ils doivent utiliser un appareil respiratoire autonome (réservoir). Les respirateurs portables, obligeant le patient à aspirer l'air à travers des cartouches filtres, peuvent augmenter le travail respiratoire, ce qui est particulièrement gênant chez le patient asthmatique, souffrant de BPCO ou de maladies pulmonaires interstitielles.

La surveillance médicale s'inscrit dans une démarche de prévention prévention secondaire. On peut proposer aux employés des examens qui identifient les troubles à un stade précoce lorsque le traitement médical permet d'en réduire les conséquences à long terme.