Pour aider à diagnostiquer la polyarthrite rhumatoïde (PR) et la différencier des autres types d’arthrite; pour aider à évaluer le pronostic d’une personne atteinte de PR
Anticorps anti-peptide cyclique citrulliné (PCC)
Lorsque le professionnel de la santé soupçonne une PR chez un individu qui présente une inflammation des articulations accompagnée de symptômes, comme douleur, raideur, mobilité réduite et gonflement de plusieurs articulations
Échantillon de sang prélevé dans une veine du bras
Informez votre professionnel de la santé de tout médicament et/ou supplément que vous prenez. On pourrait vous demander d’arrêter de prendre des multivitamines ou des suppléments alimentaires à base de biotine (vitamine B7) au moins 8 heures avant le prélèvement de sang.
- Comment utilise-t-on ces tests?
L’épreuve des anticorps anti-peptide cyclique citrulliné (PCC) peut être demandée avec, ou suivant, le dosage du facteur rhumatoïde (FR), pour faciliter le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR) et évaluer la gravité et l’évolution probable de la maladie (pronostic).
Le dosage des anticorps anti-PCC peut également être demandé pour aider à évaluer l’évolution probable de la PR chez les personnes atteintes d’arthrite indifférenciée, dont les symptômes peuvent suggérer la PR, mais ne répondent pas tout à fait aux critères de l’American College of Rheumatology (ACR) pour cette maladie. Selon l’ACR, environ 95 % des individus positifs pour les anticorps anti-PCC finissent par répondre aux critères diagnostiques de la PR. La détection précoce de la PR est essentielle pour guider les décisions relatives au traitement.
- Dans quelles situations ces tests sont-ils demandés?
L’épreuve des anticorps anti-PCC est principalement demandée, de pair avec le dosage du FR, pour les personnes qui présentent divers signes et symptômes pouvant être dus à une arthrite inflammatoire non diagnostiquée ou « non différenciée » (diagnostiquée). Il peut être demandé comme test de suivi d’un FR négatif lorsque les signes et les symptômes cliniques du patient évoquent une PR pour le professionnel de la santé. La PR touche habituellement plusieurs articulations symétriques. Ces signes et symptômes peuvent comprendre les suivants :
- Articulations douloureuses, chaudes et enflées, le plus souvent des mains et des poignets
- Douleur irradiant parfois aux coudes, au cou, aux épaules, aux hanches, aux genoux et/ou aux pieds
- Raideur matinale des articulations en cause, qui s’atténue durant la journée
- Fatigue
- Fièvre
- Apparition de nodules sous la peau, en particulier au niveau des coudes
- Sensation générale de malaise
- Que signifient les résultats des tests?
Les individus qui présentent des signes et symptômes d’arthrite et qui sont positifs à la fois pour les anticorps anti-PCC et le FR sont fort probablement atteints de PR et leur maladie est susceptible d’évoluer plus rapidement et de manière plus grave. Les individus qui sont positifs pour les anticorps anti-PCC, mais pas pour le FR (ou dont les taux de ces deux facteurs sont faibles), et qui présentent des signes cliniques évocateurs de la PR, sont probablement atteints de PR au stade précoce ou seront atteints de la maladie dans l’avenir.
Chez les individus qui sont négatifs pour les anticorps anti-PCC, mais positifs pour le FR, les signes et symptômes cliniques importent beaucoup plus pour déterminer la présence ou non de PR ou d’une autre affection inflammatoire. Les personnes qui sont négatives à la fois pour les anticorps anti-PCC et le FR sont moins susceptibles d’être atteintes de PR. Cependant, il est important de souligner que la PR est un diagnostic clinique et que ce dernier peut être posé en l’absence de résultats positifs aux épreuves des auto-anticorps.
- Y a-t-il autre chose que je devrais savoir?
L’épreuve des anticorps anti-PCC est relativement nouvelle. Elle est de plus en plus utilisée, bien qu’elle demeure moins fréquemment demandée que le dosage du FR.
Les anticorps anti-PCC sont rarement présents dans d’autres affections auto-immunes, tels le lupus, la maladie de Graves et le syndrome de Sjögren, mais peuvent être détectés lors d’infections, telle la tuberculose.
- Est-ce que tout le monde devrait subir l’épreuve des anticorps anti-PCC?
Non, les anticorps anti-PCC ne sont pas recommandés comme test de dépistage. Comme pour le FR, l’épreuve est le plus utile pour évaluer les individus dont les signes cliniques suggèrent une PR ou qui présentent déjà un diagnostic d’arthrite indifférenciée.
- Puis-je être dépisté pour les anticorps anti-PCC au cabinet de mon médecin?
L’épreuve pour les anti-PCC est facilement accessible et votre médecin pourrait l’avoir à son cabinet. Ce test n’est pas nécessairement disponible dans tous les laboratoires, mais le résultat peut facilement être envoyé à un laboratoire de référence.
- Est-ce que mes anticorps anti-PCC disparaîtront un jour?
Comme pour les autres auto-anticorps, une fois fabriqués par le système immunitaire, les anticorps anti-PCC, bien que fluctuant au fil du temps, sont là pour de bon. Les taux des anticorps anti-PCC pourraient diminuer avec les traitements.
- Quels autres tests mon médecin pourrait-il demander pour évaluer la présence de PR chez moi?
Votre fournisseur de soins de santé pourrait demander la vitesse de sédimentation (VS) des érythrocytes et/ou la protéine C réactive (PCR), deux épreuves qui détectent la présence d’une inflammation. Le professionnel de la santé peut également demander un hémogramme complet, pour vérifier le nombre possiblement élevé de globules blancs, un autre signe d’inflammation, et détecter une possible anémie, une affection fréquente chez les personnes atteintes de PR. Pour obtenir plus d’information, une analyse du liquide articulaire (liquide synovial) pourrait être effectuée. Finalement, votre fournisseur de soins de santé pourrait également demander l’épreuve des anticorps antinucléaires (AAN). Un résultat négatif à cette épreuve aide à exclure le lupus et d’autres maladies rhumatismales systémiques; les AAN peuvent être positifs chez le tiers des patients atteints de PR.