Pour diagnostiquer une infection par le parasite appelé Trichomonas vaginalis, qui cause la maladie transmise sexuellement appelée « trichomonase »
Tests de dépistage de Trichomonas
Lorsqu’une femme présente des symptômes d’infection, comme des pertes vaginales nauséabondes, des démangeaisons génitales, et/ou une douleur lors de la miction (action d’uriner), ou lorsqu’un homme présente des démangeaisons ou des irritations génitales, une sensation de brûlure lors de la miction ou de l’éjaculation, et/ou un écoulement du pénis
Pour les hommes ou les femmes, la portion initiale du jet de l’urine (échantillon du premier jet de l’urine); ou, chez les femmes, écouvillon de liquide et de cellules du vagin ou du col de l’utérus; ou, chez les hommes, écouvillon du conduit qui transporte l’urine de la vessie à l’extérieur du corps (urètre)
Aucune
- Comment utilise-t-on ces tests?
Le test est utilisé pour diagnostiquer une infection transmise sexuellement par le parasite Trichomonas vaginalis (T. vaginalis). Les sécrétions du vagin (pour les femmes) ou de l’urètre (pour les hommes) sont évaluées au moyen de l’une des méthodes suivantes :
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Analyses moléculaires, sondes directes de l’ADN, ou tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN) – les TAAN sont les tests les plus sensibles pour détecter T. vaginalis et sont maintenant considérés comme la méthode de référence pour diagnostiquer cette infection. Avec certains TAAN, les échantillons recueillis pour l’évaluation des infections à gonocoque (gonorrhée) ou à chlamydia (chlamydiose) peuvent également être utilisés pour évaluer T. vaginalis. La plupart des TAAN peuvent être utilisés avec les deux types d’échantillons, vaginal et urinaire, chez les femmes. Seuls quelques TAAN sont approuvés pour une utilisation sur des échantillons provenant d’hommes.
Les échantillons chez les femmes peuvent être obtenus lors d’un examen gynécologique de routine comprenant un test Pap. Toutefois, la découverte fortuite de T. vaginalis lors d’un test Pap n’est pas considérée comme diagnostique, en raison des faux positifs et des faux négatifs qui peuvent être observés.
- Préparation humide – l’échantillon est placé sur une lame et examiné au microscope pour détecter la présence du parasite. La préparation humide est utilisée pour les sécrétions fraîchement recueillies et examinées rapidement au microscope sans l’aide de quelque coloration spéciale que ce soit. Ce test est peu sensible, en particulier avec les échantillons des hommes. Les Centres for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent de poursuivre avec un test plus sensible (p. ex. une analyse moléculaire ou une culture) en cas de trichomonase présumée qui n’est pas confirmée avec la préparation humide.
- Culture – ce type de test est très sensible et spécifique, mais nécessite jusqu’à sept jours afin de permettre à un nombre suffisamment nombreux de parasites de croître, puis d’être détectés.
- Autres méthodes – celles-ci comprennent l’immunofluorescence directe (IFD) (anticorps marqués) et un test qui détecte les antigènes de Trichomonas.
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Analyses moléculaires, sondes directes de l’ADN, ou tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN) – les TAAN sont les tests les plus sensibles pour détecter T. vaginalis et sont maintenant considérés comme la méthode de référence pour diagnostiquer cette infection. Avec certains TAAN, les échantillons recueillis pour l’évaluation des infections à gonocoque (gonorrhée) ou à chlamydia (chlamydiose) peuvent également être utilisés pour évaluer T. vaginalis. La plupart des TAAN peuvent être utilisés avec les deux types d’échantillons, vaginal et urinaire, chez les femmes. Seuls quelques TAAN sont approuvés pour une utilisation sur des échantillons provenant d’hommes.
- Dans quelles situations ces tests sont-ils demandés?
Le professionnel de la santé peut demander un test de dépistage de T. vaginalis lorsqu’une personne se plaint de symptômes. Chez les femmes, les symptômes peuvent comprendre des démangeaisons vaginales, une sensation de brûlure ou des pertes vaginales nauséabondes. Chez les hommes, les symptômes peuvent comprendre une douleur lors de la miction ou un écoulement de l’urètre. Il est impossible de diagnostiquer la trichomonase uniquement d’après les symptômes.
Lorsqu’une personne présente une infection par une autre maladie transmise sexuellement (MTS), le professionnel de la santé peut alors demander également un test de dépistage de Trichomonas. De même, si les résultats indiquent qu’une personne est infectée par T. vaginalis, elle pourrait également être évaluée pour la chlamydia et la gonorrhée, puisque ces MTS surviennent souvent ensemble.
Les Centres for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent que les femmes sexuellement actives traitées pour une trichomonase soient réévaluées en deçà de trois mois en raison de la possibilité d’une réinfection par un partenaire non traité.
- Que signifient les résultats des tests?
Un test positif indique une infection par T. vaginalis qui nécessite un traitement par un médicament d’ordonnance. Les partenaires sexuels des personnes infectées devraient également se faire dépister Trichomonas et, le cas échéant, se faire traiter.
Un test négatif signifie qu’il n’y a aucune infection par T. vaginalis et que les symptômes sont dus à une autre cause ou que le parasite n’a pu être détecté dans l’échantillon au moyen de la méthode utilisée. Si une trichomonase est encore soupçonnée, une méthode différente peut être utilisée pour confirmer le résultat.
- Y a-t-il autre chose que je devrais savoir?
Une personne infectée court un plus grand risque de contracter d’autres maladies transmises sexuellement. L’inflammation génitale qui accompagne la trichomonase peut accroître la vulnérabilité de la femme aux infections par le VIH et aux maladies inflammatoires pelviennes.
Une trichomonase néonatale, bien que rare, peut survenir et entraîner des complications chez le nouveau-né.
La contamination fécale de l’échantillon peut entraîner la présence d’un micro-organisme non pathogène (Pentatrichomonas hominis, officiellement connu sous le nom de Trichomonas hominis) qui a la même apparence que T. vaginalis à l’observation directe et peut être confondu avec ce dernier. Ce micro-organisme ne nécessite aucun traitement.
- Devrais-je informer mes partenaires que je suis atteint de la trichomonase?
Oui, vous devriez informer tous vos partenaires sexuels que vous êtes atteint de la trichomonase, afin qu’ils puissent se faire dépister et, le cas échéant, se faire traiter.
- Combien de temps faut-il attendre pour obtenir les résultats des tests?
Cela dépend de la méthode utilisée pour diagnostiquer l’infection. Si l’examen physique, les antécédents ou les symptômes suggèrent une trichomonase, votre professionnel de la santé recourra probablement à une préparation humide et l’examinera au microscope pour détecter le parasite. Il existe également un test rapide qui peut détecter les antigènes de Trichomonas en deçà de 10 minutes.
Toutefois, les autres méthodes nécessitant que votre échantillon soit envoyé à un laboratoire peuvent prendre plus de temps à fournir leurs résultats. Une nouvelle méthode pour la culture de T. vaginalis, consistant en un système (pochette) autonome pour la détection du parasite, est disponible depuis peu. Les résultats avec cette méthode peuvent être rendus après 24 à 72 heures. Les cultures conventionnelles peuvent prendre jusqu’à sept jours, tandis que certaines méthodes moléculaires peuvent produire des résultats en moins d’une heure.
- Quelles complications peuvent survenir si l’infection n’est pas correctement traitée?
La trichomonase non traitée ou mal traitée peut entraîner une infection susceptible d’accroître le risque de maladie inflammatoire pelvienne (MIP) et de néoplasie cervicale, un précurseur possible du cancer du col de l’utérus, chez les femmes. Les femmes enceintes atteintes de la trichomonase courent un plus grand risque d’accoucher de bébés prématurés ou de faible poids à la naissance. Les hommes sont parfois asymptomatiques, ce qui favorise les infections chroniques et la réinfection des partenaires. Chez les hommes, l’infection peut entraîner une inflammation de l’urètre et une prostatite chronique. Chez les hommes comme chez les femmes, la trichomonase est un facteur de risque pour le VIH et est associée à une infertilité.
- Comment prévenir la trichomonase?
Les moyens les plus fiables d’éviter l’infection par Trichomonas ou toute maladie transmise sexuellement (MTS) sont de s’abstenir d’avoir des relations sexuelles orales, vaginales et anales ou de nouer une relation à long terme mutuellement monogame avec un ou une partenaire non infecté(e). Les personnes sexuellement actives doivent utiliser des condoms correctement et systématiquement afin de réduire le risque de trichomonase et d’autres MTS.
- Où puis-je me faire dépister?
Visitez la page Web des CDC « Se faire évaluer ». Vous pouvez entrer votre code postal pour trouver un endroit local pour le sérodiagnostic.
- Comment traite-t-on la trichomonase?
Le professionnel de la santé peut vous prescrire des médicaments pour traiter la trichomonase. Vos partenaires sexuels doivent aussi être traités. Vous devez vous abstenir de tout rapport sexuel pendant sept à dix jours après que vous et votre partenaire avez été traités. Passez à nouveau des tests si vos symptômes réapparaissent.
- Après avoir été traité, est-ce que je peux contracter de nouveau la trichomonase?
Oui. Même si le traitement guérira votre infection, vous pourrez contracter de nouveau celle-ci si vous êtes de nouveau exposé. En fait, environ une personne sur cinq est réinfectée au cours des trois mois qui suivent le traitement, selon les Centers for Disease Control and Prevention.