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Facteurs de risque de grossesse à risque

Par

Raul Artal-Mittelmark

, MD, Saint Louis University School of Medicine

Dernière révision totale sept. 2020| Dernière modification du contenu sept. 2020
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Ressources liées au sujet

Certains facteurs de risque sont présents avant le début de la grossesse. Ces facteurs de risque comprennent :

D’autres problèmes qui augmentent le risque peuvent se développer durant la grossesse ou durant le travail et l’accouchement.

La nécessité d’avoir une intervention chirurgicale, en particulier une chirurgie abdominale, pendant la grossesse augmente le risque de travail prématuré et de fausses couches, en particulier au début de la grossesse. Par conséquent, si cela est possible, une intervention chirurgicale est généralement reportée. Cependant, si elle est nécessaire, une intervention devrait être réalisée sans délai et reste généralement raisonnablement sûre.

Caractéristiques physiques

Les caractéristiques suivantes chez la femme affectent le risque durant la grossesse.

Âge

Environ 13 % de toutes les grossesses ont lieu chez des adolescentes. Ces jeunes filles présentent un risque accru de :

Les adolescentes peuvent avoir des bébés nés en insuffisance pondérale (petits pour l’âge gestationnel).

La raison de ces risques vient en partie du fait que les adolescentes sont moins susceptibles d’obtenir des soins médicaux pendant la grossesse. Elles peuvent donc ne pas comprendre les activités et les comportements (comme le tabagisme, la prise d’alcool et les rapports sexuels sans préservatifs) qui peuvent comporter un risque pour leur grossesse. De nombreux adolescents sont fumeurs. Ils présentent également un risque plus élevé de contracter une maladie sexuellement transmissible. L’utilisation de préservatifs peut aider à prévenir les maladies sexuellement transmissibles.

Les femmes de plus de 35 ans présentent un risque accru de :

Avec l’âge, une évaluation génétique permettant de détecter certaines anomalies chromosomiques devient plus importante.

Poids

Les femmes qui sont très minces, c’est-à-dire dont l’indice de masse corporelle (IMC) est inférieur à 19,8 (voir le tableau Détermination de l’indice de masse corporelle), ou qui pèsent moins de 45 kg avant de tomber enceintes ont plus de risque de présenter le problème suivant :

  • Bébés de taille et poids insuffisants

Les femmes en surpoids (dont l’IMC est de 25 à 29,9 avant la grossesse) et les femmes obèses (dont l’IMC est supérieur à 30) sont plus susceptibles de présenter les problèmes suivants :

Les médecins encouragent les femmes en surpoids et obèses à pratiquer une activité physique au moins 3 fois par semaine, pour un total de 150 minutes par semaine. Les femmes concernées doivent discuter avec leur médecin des activités physiques adaptées. On peut leur recommander d’adopter un régime alimentaire plus sain.

Taille

Les femmes de taille inférieure à 1,50 m ont plus de chances d’avoir un petit bassin, ce qui peut rendre difficile le passage du fœtus par le bassin et le vagin (canal de l’accouchement) pendant le travail. L’épaule du fœtus, par exemple, a une plus grande probabilité de se bloquer au niveau de l’os pubien. Cette complication est appelée dystocie de l’épaule. De plus, chez les femmes de petite taille, le risque de travail prématuré et d’accoucher d’un bébé en insuffisance pondérale (petit pour l’âge gestationnel) est plus élevé.

Anomalies des organes reproducteurs

Les anomalies structurelles de l’utérus ou du col de l’utérus augmentent le risque des problèmes suivants :

Les anomalies structurelles comprennent un utérus double, la présence de fibromes dans l’utérus et un col de l’utérus faible (incompétence ou insuffisance cervicale) qui a tendance à s’ouvrir (à se dilater) avec la croissance du fœtus. Parfois, les fibromes entraînent une mauvaise position du placenta (placenta prævia), un travail qui commence trop tôt (travail prématuré) ou une fausse couche. L’insuffisance cervicale augmente le risque d’accouchement prématuré.

Caractéristiques sociales

Les femmes non mariées ou appartenant à des classes socio-économiques basses ont un risque accru de troubles au cours de la grossesse. Les raisons pour lesquelles ces caractéristiques augmentent les risques ne sont pas claires, mais elles sont probablement le fait d’autres facteurs qui sont plus fréquents chez ces femmes. Par exemple, ces femmes peuvent être plus susceptibles d’être fumeuses et d’avoir des rapports sexuels non protégés, et moins susceptibles de suivre un régime alimentaire sain et de recevoir des soins médicaux adaptés.

Problèmes survenus au cours d’une grossesse précédente

Une femme qui a eu un problème lors d’une grossesse a plus de chances de présenter un problème, souvent identique, au cours des grossesses ultérieures. Ces problèmes comprennent les suivants :

Certaines femmes peuvent présenter des maladies qui rendent récurrents les troubles rencontrés pendant la grossesse. Par exemple, les femmes atteintes de diabète ont davantage de chances d’avoir un enfant dont le poids à la naissance est supérieur à 5 kg.

Les femmes qui ont accouché d’un enfant porteur d’une maladie génétique ou d’une anomalie congénitale ont plus de chances de donner naissance à un enfant qui aura le même trouble. L’étude génétique du bébé, même s’il est mort-né, ainsi que des deux parents est souhaitable avant une nouvelle grossesse. En cas de grossesse, quelques examens, tels que l’échographie à haute résolution, le prélèvement de villosités choriales ou l’amniocentèse, sont utiles pour déterminer l’éventuelle présence de maladies génétiques ou d’anomalies congénitales chez le fœtus. Ces femmes seront adressées à un spécialiste.

Avoir eu plus de cinq grossesses majore le risque de travail accéléré et de saignement excessif après l’accouchement.

Avoir eu des jumeaux ou plus de fœtus au cours d’une grossesse augmente les risques suivants :

Maladies présentes avant la grossesse

Avant de tomber enceintes, certaines femmes peuvent présenter un trouble qui augmente le risque de problèmes au cours de la grossesse. À savoir :

Les femmes qui souffrent de ces troubles doivent être prises en charge par un médecin afin d’être dans la meilleure condition physique possible avant le début de la grossesse. Une fois enceintes, elles peuvent devoir bénéficier d’un suivi particulier, souvent par une équipe pluridisciplinaire. L’encadrement médical comprend un obstétricien (qui peut être un spécialiste de l’affection en question), un spécialiste de l’affection et d’autres spécialistes (tels que des nutritionnistes).

Maladies qui se développent pendant la grossesse

Certains troubles ou problèmes augmentant très nettement les risques liés à la grossesse peuvent apparaître.

Certains troubles qui surviennent pendant la grossesse sont directement liés à celle-ci (constituant donc des complications de la grossesse). D’autres n’ont pas de lien direct avec la grossesse (voir Grossesse compliquée par la maladie). En raison des nombreuses variations que l’organisme d’une femme enceinte subit, certaines maladies sont plus fréquentes pendant la grossesse.

Les complications de la grossesse désignent les troubles qui se manifestent pendant la grossesse. Elles peuvent concerner la femme, le fœtus ou les deux, et survenir à différents moments de la grossesse. Par exemple, les complications telles qu’un placenta mal positionné (placenta prævia) ou son décollement prématuré de l’utérus (décollement placentaire) peuvent provoquer une hémorragie par voie vaginale au cours de la grossesse. Les femmes qui présentent des saignements importants risquent de perdre leur enfant ou d’entrer en état de choc et, si elles ne sont pas traitées rapidement, de mourir au cours du travail et de l’accouchement.

Les autres complications de la grossesse comprennent les suivantes :

Expositions pendant la grossesse

Certaines expositions pendant la grossesse peuvent augmenter le risque d’avoir un bébé présentant une malformation congénitale :

Ces substances et conditions sont appelées tératogènes.

Le risque de malformations congénitales est plus élevé si la mère est exposée à un tératogène entre 2 et 8 semaines de grossesse (4 à 10 semaines après les dernières règles), parce que c’est à ce moment-là que se forment les organes du fœtus. Le risque de fausse couche est également plus élevé.

Les infections particulièrement dangereuses pendant la grossesse incluent :

Les substances pouvant augmenter le risque de malformations congénitales incluent :

L’exposition à des températures élevées (par exemple dans un sauna) pendant le 1er trimestre a été associée au développement du spina-bifida.

Mercure dans les fruits de mer

Une trop grande consommation de mercure dans les fruits de mer peut léser le fœtus. Cependant, les fruits de mer contiennent des nutriments essentiels pour la croissance et le développement du fœtus et du nourrisson allaité. L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) a émis les recommandations suivantes pour les femmes enceintes, susceptibles de débuter une grossesse ou allaitantes :

  • Ne pas consommer de Malacanthidae du Golfe du Mexique, de requin, d’espadon, de thon obèse, de marlin, d’hoplostète orange, ni de maquereau royal.

  • Limiter la quantité de thon albacore consommée chaque semaine à environ 120 grammes (un repas moyen).

  • Avant de consommer des poissons pêchés localement dans des lacs, des rivières ou près des côtes, consulter les avertissements locaux afin de vérifier s’ils sont propres à la consommation. S’il n’est pas sûr que le taux de mercure dans le poisson soit faible ou si aucune information n’est disponible, limiter la quantité consommée à environ 120 grammes (un repas moyen) par semaine, en prenant soin d’éviter de consommer d’autres aliments ayant une haute teneur en mercure cette semaine-là.

  • Chaque semaine, consommez entre 225 et 340 grammes (2 ou 3 repas moyens) de poissons et fruits de mer à faible teneur en mercure.

Les poissons et fruits de mer ayant une faible teneur en mercure incluent le flet, les crevettes, le thon pâle en conserve, le saumon, le colin, le tilapia, le cabillaud et le poisson-chat (voir Conseils sur la consommation de poisson : pour les femmes enceintes ou susceptibles de tomber enceintes, les mères allaitantes et les jeunes enfants). Certaines autorités (Consumer Reports : choisir les bons poissons pour réduire le risque d’exposition au mercure) déconseillent toute consommation de thon pendant la grossesse.

Informations supplémentaires

Il s’agit de ressources en anglais qui peuvent être utiles. Veuillez noter que le MANUEL n’est pas responsable du contenu de ces ressources.

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