Le Manuel Merck

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Tests de dépistage des drogues

Par

Gerald F. O’Malley

, DO, Grand Strand Regional Medical Center;


Rika O’Malley

, MD, Albert Einstein Medical Center

Dernière révision totale août 2017| Dernière modification du contenu août 2017
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Les tests de dépistage des drogues consistent à vérifier si des personnes ne présentant pas forcément de symptôme d’un trouble lié à l’usage de substances consomment des drogues. Ces examens peuvent être réalisés de manière systématique ou aléatoire chez

  • certains groupes comme les étudiants, les sportifs et les prisonniers ;

  • les personnes qui postulent pour certains types d’emploi ou qui les occupent déjà (tels que pilotes ou conducteurs de poids lourds) ;

  • les personnes ayant été impliquées dans des accidents de véhicules à moteur ou de bateaux, ou des accidents de travail ;

  • les personnes ayant fait des tentatives de suicide par des moyens incertains ;

  • les personnes soumises à un programme de traitement de la toxicomanie ordonné par le tribunal ou avec conditions de la probation ou de libération conditionnelle exigeant l’abstinence, pour surveiller l’observance ;

  • les personnes faisant partie d’un programme de traitement de la toxicomanie, pour détecter l’abus de substances permanent et donc le meilleur plan de traitement ;

  • les personnes devant passer un test de dépistage dans le cadre d’auditions concernant la garde de leurs enfants ;

  • les militaires.

Les personnes doivent généralement donner leur consentement pour le test de dépistage, sauf dans certaines circonstances, telles que des accidents de voiture ou du travail. Le dépistage ne peut pas déterminer à quelle fréquence une substance est consommée et ne permet donc pas non plus de distinguer les consommateurs occasionnels et réguliers. En outre, le dépistage de drogues ne cible que certaines substances et par conséquent, en laisse d’autres de côté. Ces dépistages visent le plus souvent les substances suivantes

Un échantillon d’urine, de sang, d’air expiré, de salive, de sueur ou de cheveux peut être analysé. Les analyses d’urine sont les plus fréquentes parce qu’elles sont non invasives, rapides et permettent de détecter de nombreuses drogues. Elles peuvent détecter les drogues ayant été utilisées dans les un à quatre jours précédents, parfois depuis plus longtemps, en fonction de la drogue utilisée. Il est rare d’effectuer des analyses de sang, car elles sont invasives et ne permettent de détecter les drogues que jusqu’à quelques heures après l’ingestion. L’analyse de cheveux n’est pas largement disponible, mais peut détecter les drogues si elles ont été utilisées depuis moins de 100 jours. Les professionnels de la santé peuvent observer directement la collecte de l’échantillon et la sceller afin de s’assurer qu’elle ne soit pas falsifiée.

Les tests de dépistage ne sont pas toujours exacts. Les analyses d’urine les plus fréquemment réalisées donnent des résultats partiels et parfois incorrects. Il arrive que les tests ne détectent pas une drogue que la personne consomme (résultat faux négatif). Cela peut se produire notamment lorsqu’un test n’est pas conçu pour détecter une drogue spécifique ou si sa sensibilité à cette drogue est limitée, lorsque l’urine est très diluée et que la quantité de drogue dans l’urine est inférieure au seuil de détection du test, ou lorsque la personne mélange une substance à l’urine pour corrompre l’échantillon ou présente un échantillon provenant de quelqu’un d’autre. À l’inverse, les tests apparaissent parfois positifs alors que la personne ne consomme pas de drogue (résultat faux positif). Par exemple, la consommation de graines de pavot peut provoquer un résultat faux positif pour les opioïdes (l’héroïne est dérivée du pavot).

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