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Uvéite causée par une maladie du tissu conjonctif

Par

Kara C. LaMattina

, MD, Boston University School of Medicine

Dernière révision totale oct. 2020| Dernière modification du contenu oct. 2020
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Spondylarthropathies

Parmi les spondylarthropathies séronégatives, l'inflammation oculaire est plus fréquente dans la spondylarthrite ankylosante Spondylarthrite ankylosante La spondylarthrite ankylosante est la spondyloarthropathie prototypique et c'est une maladie systémique caractérisée par une inflammation du squelette axial, des grosses articulations périphériques... en apprendre davantage Spondylarthrite ankylosante , mais elle peut également survenir avec l'arthrite réactionnelle Arthrites réactionnelles Une arthrite réactionnelle est une spondylarthropathie aiguë qui est habituellement liée à une infection génito-urinaire ou digestive. Les manifestations fréquentes comprennent une arthrite... en apprendre davantage Arthrites réactionnelles , une maladie intestinale inflammatoire Revue générale des maladies intestinales inflammatoires chroniques Les maladies intestinales inflammatoires, qui comprennent la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique et les colites non classées sont des maladies récidivantes caractérisées par... en apprendre davantage (rectocolite ulcéro-hémorragique et maladie de Crohn) ou l'arthrite psoriasique Rhumatisme psoriasique Le rhumatisme psoriasique est une spondyloarthropathie et une arthrite chronique inflammatoire qui se manifeste en cas de psoriasis de la peau ou des ongles. L'arthrite est souvent asymétrique... en apprendre davantage Rhumatisme psoriasique . L'uvéite est généralement unilatérale, mais les récidives sont fréquentes et peuvent alterner entre les deux yeux. Les hommes sont touchés plus souvent que les femmes. La plupart des patients, quel que soit le sexe, sont HLA-B27 positifs.

Le traitement nécessite une corticothérapie topique et un collyre mydriatique-cycloplégique. Parfois, des corticostéroïdes périoculaires sont nécessaires. Les cas chroniques sévères peuvent nécessiter l'utilisation de médicaments immunosuppresseurs non stéroïdiens (p. ex., méthotrexate, mycophénolate mofétil).

Arthrite juvénile idiopathique (auparavant appelée polyarthrite rhumatoïde juvénile)

L'arthrite juvénile idiopathique Arthrite juvénile idiopathique L'arthrite juvénile idiopathique est un groupe de maladies rhumatismales, qui commence avant l'âge de 16 ans. L'association arthrite, fièvre, éruption, adénopathie, splénomégalie et iridocyclite... en apprendre davantage Arthrite juvénile idiopathique entraîne généralement une iridocyclite bilatérale chronique chez l'enfant, en particulier dans la forme oligo-articulaire. Cependant, contrairement à la plupart des uvéites antérieures, l'uvéite associée à l'arthrite juvénile idiopathique n'entraîne généralement pas de douleurs, de photophobie ou d'injection conjonctivale, mais seulement un flou visuel et un myosis et est donc souvent appelée iritis blanche. Elle peut être asymptomatique. L'uvéite associée à l'arthrite juvénile idiopathique est plus fréquente chez les filles que chez les garçons. Les symptômes pouvant être négligés ou absents, les patients qui présentent une arthrite juvénile idiopathique doivent être régulièrement dépistés.

La polyarthrite rhumatoïde, en revanche, n'a pas été associée à une uvéite isolée, mais elle peut causer une sclérite, ce qui peut provoquer une inflammation du tractus uvéal secondaire.

Les poussées récurrentes de l'inflammation sont au mieux traitées par un corticostéroïde topique, et un collyre mydriatique-cycloplégique. Compte tenu de la nature chronique de la maladie et du risque de développement d'une cataracte et d'un glaucome liés au traitement, le contrôle à long terme nécessite souvent l'utilisation d'un immunosuppresseur non stéroïdien (p. ex., méthotrexate ou mycophénolate mofétil).

Sarcoïdose

La sarcoïdose Sarcoïdose La sarcoïdose est une maladie inflammatoire caractérisée par une infiltration d’un ou plusieurs organes et tissus par des granulomes sans nécrose caséeuse; l'étiologie en est inconnue. Les poumons... en apprendre davantage  Sarcoïdose est en cause dans 10 à 20% des uvéites, et environ 25% des patients atteints de sarcoïdose développent une uvéite. L'uvéite sarcoïdosique est plus fréquente chez les sujets mélanodermes et les personnes âgées.

En pratique, toute la symptomatologie de l'uvéite antérieure, intermédiaire, postérieure ou diffuse peut être observée. Les signes évocateurs comprennent les granulomes conjonctivaux, de larges précipités rétro-cornéens (également appelés granulomateux ou "en graisse de mouton"), des granulomes iriens et des vascularites rétiniennes. Le diagnostic de certitude repose sur la biopsie de lésions évocatrices, qui est habituellement réalisée sur la conjonctive; il est rarement fait sur les tissus intraoculaires, du fait des risques associés à cette procédure.

Le traitement implique habituellement des corticostéroïdes topiques, péri-oculaires, intraoculaires ou systémiques, ou une association de ces stéroïdes, accompagnés d'un médicament mydriatique-cycloplégique topique. Le patient qui souffre d'une inflammation modérée à grave peut nécessiter un traitement immunosuppresseur non corticostéroïdien (p. ex., méthotrexate, mycophénolate mofétil).

Maladie de Behçet

Les signes caractéristiques sont une uvéite antérieure sévère avec hypopion, rétinite, une vascularite rétinienne et une inflammation de la papille optique. L'évolution clinique est habituellement sévère avec de multiples récidives.

Le diagnostic requiert la présence de troubles systémiques associés, tels que des aphtes oraux ou des ulcères génitaux; d'une dermatite, y compris érythème noueux; thrombophlébite; ou épididymite. Les aphtes peuvent être biopsiés, et mettre en évidence une vascularite occlusive. Il n'existe aucun test diagnostique de la maladie de Behçet, mais elle est associée au HLA-B51.

Le traitement par des corticostéroïdes locaux et systémiques, et un collyre mydriatique-cycloplégique peut soulager les poussées aiguës, mais la plupart des patients ont à terme besoin de corticostéroïdes systémiques et d'un immunosuppresseur non stéroïdien, afin de contrôler l'inflammation et d'éviter les graves complications à long terme du traitement par des corticostéroïdes. Des agents biologiques tels que les interférons et les anti-TNF, ont été efficaces chez des patients sélectionnés et résistants à d'autres thérapies. Les agents alkylants (p. ex., cyclosporine et chlorambucil) ont pu induire une rémission.

Maladie de Vogt-Koyanagi-Harada

La maladie de Vogt-Koyanagi-Harada est une affection systémique rare, qui se caractérise par une uvéite accompagnée de signes dermatologiques et neurologiques. La maladie de Vogt-Koyanagi-Harada est particulièrement fréquente chez les Asiatiques, les Indiens, les descendants des Indiens d'Amérique. Les femmes de 20 à 40 ans sont plus souvent touchées que les hommes. L'étiologie est inconnue, bien qu'une réaction auto-immune dirigée contre des cellules contenant de la mélanine dans le tractus uvéal, dans la peau, dans l'oreille interne et dans les méninges, soit fortement suspectée.

Les symptômes neurologiques tendent à se manifester précocement et comprennent des acouphènes, une dysacousie (agnosie auditive), des vertiges, des céphalées et des signes méningés. Fréquemment, les manifestations cutanées surviennent plus tard et comprennent un vitiligo tacheté (particulièrement fréquent sur les paupières, le bas du dos et les fesses), une poliose (une plaque localisée de cheveux blancs qui peut toucher les cils) et une alopécie, souvent localisée au niveau de la tête et du cou. Les complications oculaires Décollement de la rétine Le décollement de la rétine est la séparation de la rétine neurosensorielle de l'épithélium pigmentaire sous-jacent. La cause la plus fréquente est une rupture de la rétine (une déchirure ou... en apprendre davantage  Décollement de la rétine les plus fréquentes comprennent l'œdème papillaire et la choroïdite. Les complications oculaires tardives sont représentées par la cataracte, le glaucome, la fibrose sous-rétinienne et le développement d'une néovascularisation choroïdienne.

Le traitement précoce comprend des corticostéroïdes topiques et systémiques avec des collyres mydriatiques-cycloplégiques. De nombreux patients nécessitent également des médicaments immunosuppresseurs non corticostéroïdiens (p. ex., méthotrexate, mycophénolate mofétil).

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LEUKERAN
NEORAL, SANDIMMUNE
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