Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Syndrome malin des neuroleptiques

Par John Lissoway, MD, Department of Emergency Medicine;Department of Emergency Medicine, University of New Mexico;Presbyterian Hospital ; Eric A. Weiss, MD, Professor of Surgery (Emergency Medicine);Medical Director, Stanford University Medical Center, Emeritus;Stanford University Fellowship in Wilderness Medicine

Le syndrome malin des neuroleptiques est une confusion ou une absence de réponse, une rigidité musculaire, une température corporelle élevée et d’autres symptômes survenant lorsque certains antipsychotiques (neuroleptiques) ou antiémétiques sont utilisés.

  • Le syndrome malin des neuroleptiques se développe chez un très petit nombre de personnes qui reçoivent certains types de médicaments.

  • Les symptômes comprennent une température corporelle dangereusement élevée, une rigidité musculaire et une agitation.

  • Les médecins basent leur diagnostic sur les symptômes des personnes et les résultats de l’examen clinique.

  • Le traitement implique l’arrêt du médicament, la diminution de la température corporelle et une prise en charge dans une unité de soins intensifs.

Le syndrome malin des neuroleptiques se développe chez un petit nombre de personnes traitées avec des antipsychotiques ou des antiémétiques ( Médicaments pouvant causer le syndrome malin des neuroleptiques), habituellement au cours des premières semaines du traitement. Le risque de développer le syndrome varie entre 0,02 % et 3 % selon de nombreux facteurs. Le syndrome est plus fréquent chez les hommes auxquels on administre, en raison de leur agitation, des antipsychotiques à une dose initiale élevée ou augmentant très rapidement. Les médecins ne savent pas très bien pourquoi le syndrome se développe.

Médicaments pouvant causer le syndrome malin des neuroleptiques

Classe

Médicaments

Antipsychotiques, traditionnels

Chlorpromazine

Fluphénazine

Halopéridol

Loxapine

Mésoridazine

Molindone

Perphénazine

Pimozide

Thioridazine

Thiothixène

Trifluopérazine

Antipsychotiques, plus récents

Aripiprazole

Clozapine

Olanzapine

Palipéridone

Quétiapine

Rispéridone

Ziprasidone

Antiémétiques (antivomitifs)

Dompéridone

Dropéridol

Métoclopramide

Prochlorpérazine

Prométhazine

Symptômes

Les symptômes se développent généralement en quelques jours et comprennent :

  • Confusion, agitation ou coma

  • Rigidité musculaire

  • Température élevée, souvent supérieure à 40 °C

  • Fréquence cardiaque rapide

  • Fréquence respiratoire rapide

  • Tension artérielle (labile) élevée ou variable

Les muscles lésés libèrent une protéine, la myoglobine, qui est excrétée dans l’urine et rend cette dernière marron. Cette affection (la myoglobinurie) peut entraîner une lésion rénale aiguë, voire une insuffisance rénale. Même avec un traitement rapide, environ 10 à 20 % des personnes décèdent.

Diagnostic

  • Symptômes typiques se développant chez une personne prenant un médicament connu pour provoquer le syndrome malin des neuroleptiques

Les médecins suspectent le diagnostic lorsque des personnes prenant un médicament connu pour provoquer le syndrome malin des neuroleptiques développent des résultats d’examen clinique et des symptômes caractéristiques, tout particulièrement une rigidité musculaire sévère. Aucun test ne permet de confirmer le diagnostic. Néanmoins, comme d’autres troubles (par exemple, la méningite et la septicémie) peuvent causer des symptômes similaires, les médecins réalisent souvent des tests pour détecter ces troubles. Les médecins réalisent également des analyses de sang et d’urine à la recherche d’une dégradation des protéines musculaires et d’une lésion rénale.

Traitement

  • Arrêt du médicament

  • Contrôle de la fièvre

  • Prise en charge en soins intensifs

Ce syndrome est habituellement traité en unité de soins intensifs. Le médicament est arrêté et la fièvre est contrôlée, généralement en humidifiant (brumisant) la personne et en soufflant de l’air sur sa peau ou en la recouvrant d’une couverture rafraîchissante spéciale. Les personnes très agitées reçoivent des sédatifs par voie intraveineuse. D’autres traitements, ayant un effet possible mais non prouvé, sont souvent utilisés en raison de la sévérité de cette affection. Ces traitements comprennent le dantrolène (relaxant musculaire visant à réduire la fièvre et l’atteinte musculaire) et la bromocriptine (pour améliorer la fonction nerveuse).

Ressources dans cet article