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Cancer du vagin

Par Pedro T. Ramirez, MD, Professor, Department of Gynecologic Oncology and Reproductive Medicine, David M. Gershenson Distinguished Professor in Ovarian Cancer Research, and Director of Minimally Invasive Surgical Research and Education, The University of Texas MD Anderson Cancer Center ; David M. Gershenson, MD, Professor and Chairman, Department of Gynecologic Oncology and Reproductive Medicine, The University of Texas MD Anderson Cancer Center

Le cancer du vagin, un type de cancer rare, se développe généralement dans les cellules de la muqueuse vaginale, souvent chez les femmes de plus de 60 ans.

  • Le cancer du vagin peut provoquer un saignement anormal, en particulier après un rapport sexuel.

  • Si les médecins suspectent un cancer, ils retirent des échantillons de tissus du vagin pour les examiner (biopsie).

  • La tumeur cancéreuse est retirée par chirurgie ou une radiothérapie est pratiquée.

Aux États-Unis, le cancer du vagin représente environ 1 % seulement des cancers gynécologiques. L’âge moyen lors du diagnostic est de 60 à 65 ans.

Le cancer du vagin peut être provoqué par certains sérotypes de papillomavirus humains (HPV), le même virus responsable des condylomes acuminés et du cancer du col de l’utérus. Une infection par le HPV ou un cancer du col de l’utérus ou de la vulve augmente le risque de développer un cancer du vagin.

Plus de 95 % des cancers du vagin correspondent à des carcinomes épithéliaux se développant à partir des cellules épithéliales plates (identiques à celles que l’on retrouve au niveau de la peau) qui tapissent le vagin. La plupart des cancers du vagin sont des adénocarcinomes, qui ont pour origine des cellules glandulaires. Un type rare de cancer, le carcinome à cellules claires, survient presque exclusivement chez les femmes dont les mères ont pris du diéthylstilbestrol (DES), prescrit pour prévenir un avortement spontané au cours de la grossesse. (En 1971, ce médicament a été interdit aux États-Unis et en Europe.)

La plupart des cancers du vagin se développent à la surface de la muqueuse vaginale. Non traité, le cancer continue à se développer et envahit les tissus adjacents. Il finit par atteindre les vaisseaux sanguins et lymphatiques, puis se diffuse à la vessie, au rectum, aux ganglions adjacents et à d’autres parties de l’organisme.

Symptômes

Le symptôme le plus fréquent est un saignement vaginal anormal qui peut être observé pendant ou après un rapport sexuel, en période intermenstruelle ou après la ménopause. Parfois, apparaissent des ulcérations de la muqueuse vaginale qui peuvent saigner et s’infecter. Les autres symptômes sont une sécrétion aqueuse et des douleurs au cours des rapports sexuels. Peu de femmes restent asymptomatiques.

Les cancers de grande taille peuvent également s’étendre à la vessie provoquant un fréquent besoin d’uriner et une douleur au cours de la miction. Dans les cancers de stade avancé, des connexions anormales/pathologiques (fistules) peuvent se former entre le vagin, la vessie ou le rectum.

Diagnostic

Le médecin peut évoquer un cancer du vagin devant certains symptômes ou lésions observées au cours d’un examen gynécologique de routine, ou un test de Papanicolaou anormal. Pour examiner le vagin, le médecin utilise un instrument muni d’une lentille binoculaire de grossissement (colposcope). Le prélèvement de tissus de la paroi vaginale pour un examen au microscope (bioscopie) permet de confirmer le diagnostic. Le médecin s’assure de prélever des échantillons de toute masse, ulcération ou autre zone anormale observée en consultation.

D’autres tests, tels qu’un examen par sonde optique (endoscopie) de la vessie ou du rectum, une radiographie du thorax et une tomodensitométrie (TDM), peuvent être effectués pour déterminer si le cancer s’est propagé.

Le médecin détermine le stade du cancer en fonction de l’ampleur de la propagation :

  • Stade I : le cancer est confiné au vagin.

  • Stade II : le cancer s’est disséminé aux tissus adjacents, mais il est toujours confiné dans le pelvis (qui contient les organes reproducteurs, la vessie et le rectum).

  • Stade III : le cancer s’est propagé dans tout le pelvis.

  • Stade IV : le cancer s’est propagé à la vessie ou au rectum ou en dehors du pelvis.

Pronostic

Le pronostic dépend du stade du cancer. Lorsque le cancer est limité à la muqueuse vaginale, le taux de survie à 5 ans après le diagnostic est d’environ de 65 à 70 %. Lorsque le cancer s’est propagé au-delà du pelvis ou à la vessie ou au rectum, le taux de survie à 5 ans chute à environ 15 à 20 %.

Traitement

Le traitement dépend également du stade. Pour les cancers du vagin de stade précoce, la chirurgie pour ablation du vagin, de l’utérus et des ganglions pelviens et de la partie supérieure du vagin constitue le traitement de choix. La radiothérapie est utilisée pour la plupart des autres cancers. Il s’agit généralement d’une combinaison de radiothérapie interne (implants radioactifs insérés dans le vagin, ce que l’on appelle curiethérapie) et de radiothérapie externe (application au niveau du pelvis depuis l’extérieur).

La radiothérapie ne peut pas être utilisée si des fistules se sont développées. Dans ce cas, les organes du pelvis sont retirés (on parle d’exentération pelvienne, Cancers gynécologiques:Stades avancés (fin du stade III jusqu’au début du stade IV)).

Les rapports sexuels peuvent être difficiles ou impossibles après le traitement du cancer du vagin.