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Entérite clostridienne nécrosante

(Entérite nécrosante; pigbel)

Par Joseph R. Lentino, MD, PhD, Loyola University Stritch School of Medicine;Hines VA Hospital

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L'entérite clostridienne nécrosante est une inflammation nécrosante du jéjunum et de l'iléon due à Clostridium perfringens.

C. perfringens entraîne parfois des maladies inflammatoires sévères de l'intestin grêle (principalement dans le jéjunum). L'inflammation est segmentaire, impliquant de petits ou de grandes zones avec différents stades d'hémorragie et de nécrose. Une perforation peut survenir.

La maladie est due à la toxine clostridienne β, qui est très sensible aux enzymes protéolytiques et est inactivée par la cuisson normale. La maladie apparaît principalement dans les populations présentant de nombreux facteurs de risque, dont des carences protéiques (entraînant la synthèse inadéquate des protéases), une mauvaise hygiène alimentaire, une insuffisance d'apports en viandes, les régimes contenant des inhibiteurs de trypsine (p. ex., patates douces), et une infection à Ascaris (ces parasites sécrètent un inhibiteur de la trypsine). Ces facteurs ne sont habituellement présents collectivement que dans l'arrière-pays de la Nouvelle-Guinée et certaines régions d'Afrique, d'Amérique Centrale ou d'Amérique du Sud et d'Asie. En Nouvelle-Guinée, la maladie est connue sous le nom de pigbel et est habituellement répandue par des porcs contaminés, par d'autres viandes et peut-être par les cacahuètes.

La gravité de maladie va de la diarrhée bénigne à des douleurs abdominales sévères d'évolution fulminante, des vomissements, des selles hémorragiques et parfois la mort en 24 h.

Traitement repose sur les antibiotiques (pénicilline G, métronidazole). Pour près de 50% des patients gravement atteints, une intervention chirurgicale est nécessaire du fait d’une perforation, d’une occlusion intestinale persistante ou d’un échec de l’antibiothérapie. Un vaccin expérimental par anatoxine a été utilisé avec succès dans les zones d'endémies, mais n'est pas disponible dans le commerce.

Entérocolite neutropénique (typhlite)

Ce syndrome similaire potentiellement mortel apparaît dans le cæcum des patients neutropéniques (p. ex., en cas de leucémie ou de chimiothérapie anticancéreuse). Il peut être associé à un sepsis dû à C. septicum. Les symptômes sont la fièvre, des douleurs abdominales, des hémorragies digestives et une diarrhée.

Le traitement repose sur les antibiotiques, mais une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

Entérocolite nécrosante néonatale

L’entérocolite nécrosante néonatale ( Entérocolite nécrosante), qui survient dans les USI néonatales, peut être due à C. perfringens, C. butyricum, ou C. difficile, bien que le rôle de ces micro-organismes nécessite des études complémentaires.