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Clonorchiase

(Maladie de la douve de Chine ou orientale)

Par Richard D. Pearson, MD, University of Virginia School of Medicine

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La clonorchiase est une infestation due à la douve du foie (trématode) Clonorchis sinensis. L'infection est contractée par l'ingestion de poissons d'eau douce non ou mal cuits. Les symptômes comprennent de la fièvre, des frissons, une douleur épigastrique, une hépatomégalie douloureuse, une diarrhée, un ictère bénin. Le diagnostic repose sur l'identification des œufs caractéristiques dans les selles ou dans le liquide duodénal. Le traitement repose sur le praziquantel ou l'albendazole.

Clonorchis est endémique en Extrême-Orient, en particulier en Corée, au Japon, à Taïwan et en Chine du Sud et l'infestation est observée ailleurs chez les immigrants et les personnes qui consomment du poisson importé des zones d'endémies.

Physiopathologie

Les formes adultes de C. sinensis vivent dans les canaux biliaires. Les œufs sont excrétés dans les selles et sont ingérés par les escargots. Les cercaires (larves nageant librement dans l'eau) libérées par des escargots infestés vont ensuite infester différents poissons d'eau douce. L'homme s'infeste en consommant du poisson cru, mal cuit, séché, salé ou saumuré qui contient des métacercaires (enkystés au stade de repos ou de maturation). Les métacercaires sont libérées dans le duodénum, entrent dans le cholédoque par l'ampoule de Vater, et migrent vers les petits canaux intrahépatiques (ou parfois la vésicule biliaire et le pancréas), où elles se transforment en adultes en environ 1 mois. Les adultes peuvent vivre 20 ans et atteindre environ 10 à 25 mm de long et 3 à 5 mm de large.

Symptomatologie

Les infestations légères sont habituellement asymptomatiques. Au cours de la phase aiguë, les infestations plus importantes peuvent présenter un état fébrile, des frissons, une douleur épigastrique, une hépatomégalie douloureuse et un ictère bénin. Ultérieurement, une diarrhée peut être observée. L'angiocholite chronique en cas d'infections sévères peut évoluer en atrophie du parenchyme hépatique, fibrose portale et cirrhose. Un ictère peut survenir si un amas de douves obstrue l'arbre biliaire. Les autres complications sont l'angiocholite suppurée, la cholélithiase, la pancréatite et, plus tardivement, le cholangiocarcinome.

Diagnostic

  • Examen microscopique des selles

Le diagnostic repose sur la présence des œufs dans les selles ou le contenu duodénal. Les œufs sont difficiles à distinguer de ceux d'Opisthorchis. Parfois, le diagnostic est fait par l'identification de douves adultes dans les prélèvements chirurgicaux ou par une cholangiographie transhépatique percutanée.

Les autres tests n’ont rien de spécifique et ne peuvent aboutir au diagnostic, mais peuvent présenter des anomalies; les phosphatases alcalines, la bilirubine et les polynucléaires éosinophiles peuvent être élevés. Une simple rx abdominale montre parfois des calcifications intra-hépatiques. Une échographie hépatique, une TDM, une IRM, ou une CPRE (cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique), une cholangiographie peut mettre en évidence des irrégularités dans les canaux et des images cicatricielles.

Traitement

  • Praziquantel ou albendazole

Le traitement repose sur le praziquantel 25 mg/kg po tid pendant 2 j ou sur l'albendazole 10 mg/kg po 1 fois/j pendant 7 j. L'obstruction biliaire peut nécessiter une intervention chirurgicale. Les poissons d'eau douce des régions d'endémies doivent être bien cuits et il faut s'abstenir de les consommer crus, en saumure ou marinés dans le vin.

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