Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Kava

Par Ara DerMarderosian, PhD, Professor Emeritus of Biology and Pharmacognosy, University of the Sciences

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

Le kava provient de la racine d'un arbuste (Piper methysticum) qui pousse dans le Pacifique Sud. On le consomme en infusion ou conditionnée en gélule. On pense que les kavalactones sont les composants actifs.

Indications

Les études scientifiques préconisent l'utilisation du kava en tant qu'anxiolytique et afin de favoriser le sommeil. Le mécanisme d'action est inconnu. Certaines personnes utilisent le kava pour l'asthme, les symptômes de la ménopause et les infections urinaires. La posologie est de 100 mg d'extraits tid.

Preuves

Une analyse Cochrane de 2003 a évalué 11 essais (total de 645 participants) pour évaluer l'efficacité et l'innocuité de l'extrait de kava dans les essais cliniques du traitement de l'anxiété. La méta-analyse a conclu que l'extrait de kava semblait être une option efficace pour soulager l'anxiété par rapport au placebo (1). Cette étude a également conclu que la consommation de suppléments de kava pendant 1 à 24 semaines semblait sans danger, mais elle a indiqué la nécessité d'étudier son innocuité à long terme. On ne sait pas comment les suppléments utilisés dans la méta-analyse ci-dessus ont été normalisés. La standardisation des suppléments de kava aux principes actifs des kavalactones (3 à 20%) doit faire partie des essais cliniques futurs.

Effets indésirables

Depuis 1999, plusieurs cas de toxicité hépatique (y compris une insuffisance hépatique) en Europe et aux ont incité la FDA à imposer une étiquette d'avertissement sur les produits à base de kava (2). La sécurité est sous surveillance continue.

Lorsqu'on prépare le kava de manière traditionnelle (comme le thé) et qu'on l'utilise à haute dose (> 6 à 12 g/jour de racines sèches) ou sur de longues périodes (jusqu'à 6 semaines), on a constaté des cas d'éruption cutanée (dermatose du kava), des anomalies sanguines (p. ex., macrocytose, leucopénie) et des changements neurologiques (p. ex., torticolis, crises oculogyres, aggravation de la maladie de Parkinson, troubles des mouvements).

Interactions pharmacologiques

Le Kava peut prolonger l'effet d'autres sédatifs (p. ex., les barbituriques), ce qui pourrait avoir une incidence sur la conduite ou d'autres activités nécessitant de la vigilance.

Références kava