Analyses et cultures d’urine

Revue/Révision complète : févr. 2026 ParPaul H. Chung, MD, Sidney Kimmel Medical College, Thomas Jefferson University | Examen par des pairs réalisé parLeonard G. Gomella, MD, Sidney Kimmel Medical College at Thomas Jefferson University
Dernière mise à jour: févr. 2026
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Une analyse d’urine peut être nécessaire dans le cadre de l’évaluation des troubles rénaux et des voies urinaires et peut également aider à évaluer les troubles affectant l’ensemble de l’organisme (systémiques), tels que le diabète ou les problèmes hépatiques. Un échantillon d’urine est généralement recueilli par la méthode « clean-catch » ou un autre procédé stérile. Par exemple, une méthode pour prélever un échantillon d’urine non contaminé consiste à passer une sonde dans la vessie à travers l’urètre.

Les cultures urinaires, dans lesquelles les bactéries provenant d’un échantillon d’urine sont mises en culture en laboratoire, sont pratiquées pour diagnostiquer des infections des voies urinaires. Les cultures ne font pas partie des analyses d’urine effectuées en routine. L’échantillon d’urine doit être recueilli par la méthode clean-catch (voir l’encadré ) ou en insérant brièvement un cathéter stérile dans la vessie à travers l’urètre. Les cultures d’urine fournissent des informations sur les micro-organismes spécifiques qui se développent et permettent également d’identifier les antibiotiques auxquels ces organismes sont sensibles ou résistants. Il faut parfois au moins 2 à 3 jours pour que ces informations détaillées soient disponibles, et tous les organismes ne peuvent pas être mis en culture. Cependant, les informations fournies peuvent aider les médecins à choisir le médicament le plus efficace.

  1. L’extrémité du pénis chez les hommes ou l’ouverture de l’urètre chez les femmes est nettoyée généralement avec un petit tampon contenant une substance antiseptique. Les hommes non circoncis doivent se décalotter pour nettoyer la tête du pénis.

  2. On laisse les premières gouttes d’urine nettoyer l’urètre et tomber dans les toilettes.

  3. La miction se poursuit et un échantillon du flux urinaire est recueilli dans une coupelle stérile. L’échantillon est généralement prélevé avant la fin du jet (au milieu du jet).

L’analyse d’urine implique :

  • Évaluation de l’aspect de l’urine

  • Tests chimiques pour détecter et mesurer le taux des différentes substances dans l’urine

  • Souvent, examen de l’urine au microscope

L’évaluation de l’aspect de l’urine implique de noter sa couleur et si elle est transparente ou trouble, ainsi que de noter toute odeur anormale.

Les tests chimiques recherchent la présence de protéines, glucose (sucre), cétones, sang et autres substances. Ces tests sont réalisés à l’aide de fines bandelettes réactives de plastique (bandelettes réactives) imprégnées de produits chimiques qui réagissent avec les substances présentes dans l’urine en changeant rapidement de couleur. Parfois, les résultats des examens sont confirmés par des examens complémentaires de l’urine plus sophistiqués et plus précis, effectués en laboratoire.

L’urine peut être examinée au microscope à la recherche de globules rouges et blancs, mais également de bactéries, de cristaux et de cylindres urinaires (impressions des tubules rénaux créées lorsque des cellules ou des protéines urinaires, ou les deux, forment un précipité à l’extérieur des tubules et sont évacuées dans l’urine).

Les protéines dans l’urine (protéinurie) peuvent habituellement être détectées par les bandelettes réactives quand elles sont présentes en grandes quantités. Suivant sa cause, une protéinurie peut apparaître dans l’urine de manière continue ou intermittente. La protéinurie peut aussi se produire normalement après un exercice physique intense, comme un marathon, mais elle constitue en général un signe de trouble rénal. De petites quantités de protéines dans l’urine peuvent être un signe précoce de lésions rénales causées par le diabète. De telles petites quantités peuvent ne pas être détectées par des bandelettes réactives. Dans de tels cas, il est nécessaire de collecter l’urine sur une période de 12 ou de 24 heures et de la faire analyser par un laboratoire.

La présence de glucose dans l’urine (glycosurie) peut être détectée avec précision par des bandelettes réactives. La principale cause de la présence de glucose dans l’urine est le diabète sucré, mais l’absence de glucose ne signifie pas que les personnes ne soient pas diabétiques ou que leur diabète soit bien contrôlé. Par ailleurs, la présence de glucose n’indique pas nécessairement un diabète. Certaines maladies rénales peuvent entraîner le passage de glucose dans l’urine.

La présence de cétones dans l’urine (cétonurie) peut être souvent détectée par des bandelettes réactives. Les cétones se forment quand l’organisme métabolise les graisses. Les cétones peuvent apparaître dans l’urine à la suite d’une privation ou d’un jeûne, d’un diabète sucré non contrôlé ou chez les personnes qui ont consommé des quantités excessives d’alcool (généralement les personnes atteintes de trouble lié à la consommation d’alcool).

La présence de sang dans l’urine (hématurie) peut être détectée par les bandelettes réactives et confirmée par un examen au microscope ainsi que par d’autres examens. Parfois, la quantité de sang présente dans l’urine est suffisante pour rendre le symptôme visible à l’œil nu, en modifiant la couleur de l’urine qui devient rouge ou brune. Le sang peut provenir de n’importe quelle partie des voies urinaires.

La présence de nitrites dans l’urine (nitriturie) peut être également détectée par des bandelettes réactives. Un taux élevé de nitrites témoigne d’une infection des voies urinaires.

La présence d’estérase leucocytaire (une enzyme présente dans les globules blancs) dans l’urine peut être détectée par des bandelettes réactives. Ce phénomène est un signe d’inflammation, le plus souvent provoquée par une infection des voies urinaires.

L’acidité (pH) de l’urine est mesurée par des bandelettes réactives. Certains aliments, déséquilibres chimiques et troubles métaboliques peuvent modifier l’acidité de l’urine. Parfois, un changement de l’acidité peut prédisposer la personne aux calculs rénaux.

La concentration de l’urine (estimée par la mesure de la densité urinaire et plus directement par la détermination de l’osmolalité) peut varier énormément en fonction de la déshydratation de la personne, de la quantité de liquide absorbé et d’autres facteurs. Elle peut être également importante pour le diagnostic d’anomalies de la fonction rénale. Les reins perdent leur capacité à concentrer l’urine à un stade précoce d’un trouble qui aboutit à une insuffisance rénale. Pour un type d’examen spécifique, les personnes ne doivent consommer ni eau ni d’autres liquides pendant 12 à 14 heures. Pour un autre examen, elles doivent recevoir une injection de vasopressine (également dénommée hormone antidiurétique). La concentration de l’urine est ensuite mesurée. Normalement, les deux examens doivent provoquer une forte concentration de l’urine. Cependant, lors de certaines maladies rénales (telles que la résistance à l’arginine vasopressine), cette concentration de l’urine n’est pas possible, même si les autres fonctions des reins sont normales.

Les sédiments urinaires peuvent être observés au microscope pour fournir des informations sur un éventuel trouble des reins ou des voies urinaires. Normalement, l’urine contient une petite quantité de cellules et d’autres résidus qui proviennent de l’intérieur des voies urinaires. Les personnes atteintes d’un trouble des reins ou des voies urinaires émettent généralement plus de cellules dans l’urine, qui y forment un sédiment si celle-ci est passée dans une centrifugeuse (un instrument de laboratoire qui utilise la force centrifuge pour séparer les composants d’un liquide) ou si on la laisse décanter.

Informations sur le médicament pour le sujet

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